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Ukraine : un an après les "crimes" de Boutcha, "aucun crime de guerre ou crime contre l'humanité ne doit être oublié", affirme Emmanuel Macron

"La France n’oublie pas et n’oubliera pas Boutcha, comme elle n’oubliera pas les crimes commis à grande échelle sur le territoire ukrainien", a déclaré le président de la République à l'occasion de la commémoration des crimes commis par l'armée russe à Boutcha.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Des civils arrivant de Boutcha le 11 mars 2022. (ADRIEN VAUTIER / LE PICTORIUM / MAXPPP)

"Aucune exaction, aucune violation du droit international, aucun crime de guerre ou crime contre l'humanité ne doit être oublié. Car il n’y a pas de paix sans justice", déclare Emmanuel Macron, vendredi 31 mars dans un message vidéo diffusé lors d'un sommet à Kiev sur les crimes de Boutcha, et publié sur le site de l'Elysée à l'occasion du premier anniversaire de la reprise de cette localité par les forces ukrainiennes. À cette occasion, "le terrible anniversaire de la découverte des crimes commis par l’armée russe à Boutcha, Irpine, Borodianka, et dans de nombreuses autres communes ukrainiennes libérées de l’occupation russe" est commémoré.

"La France n’oublie pas et n’oubliera pas Boutcha, comme elle n’oubliera pas les crimes commis à grande échelle sur le territoire ukrainien depuis plus d’un an, à Izioum, à Marioupol, à Olenivka, dans toutes ces villes du pays dont les infrastructures civiles ont été méthodiquement ciblées par la Russie tout l’hiver", ajoute le président de la République. "Chaque semaine qui passe nous apporte son lot d’atrocités", pointe-t-il.

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Il rappelle "l'engagement" de la France aux côtés de l'Ukraine. Il se traduit notamment "par un soutien aux juridictions internationales, à commencer par la Cour pénale internationale [CPI]" qui a émis un mandat d'arrêt contre Vladimir Poutine pour crime de guerre lors de l'invasion russe. "Nous continuerons de lui apporter [à la CPI] un soutien déterminé sur les plans humain, matériel et financier, et nous continuerons aussi d’avoir une coopération étroite avec l'Ukraine et plusieurs partenaires internationaux afin de réfléchir à la mise en place d’un mécanisme permettant de juger le crime d’agression", dit-il. 

Selon le chef de l'État, "nous devons nous doter d’une instance qui dispose d’une légitimité internationale suffisante, et qui joue un rôle complémentaire par rapport aux outils internationaux déjà en place". Quant à la "libération du territoire ukrainien et la mise en échec de l’agression russe", elles "constituent évidemment le premier pas vers une paix juste et durable". De ce fait, "tout notre soutien est tourné vers ce but", rappelle-t-il.

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