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Ukraine : les Tatars appellent au boycott du référendum en Crimée

Moustafa Djemilev, leader de la minorité musulmane, demande à l'Alliance atlantique "d'intervenir comme au Kosovo", "avant un massacre".

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France Télévisions
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Panneaux d'affichage pro-russes en vue du référendum sur le rattachement de la Crimée à la Russie, à Sebastopol (Ukraine), le 13 mars 2014. (BAZ RATNER / REUTERS)

Il refuse de se plier aux exigences des Russes. Le leader de la minorité tatare de Crimée, Moustafa Djemilev, a appelé jeudi 13 mars au boycott du référendum pour le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie, prévu dimanche. "Nous appelons les Tatars de Crimée à boycotter le référendum", a-t-il déclaré à l'AFP, depuis Bruxelles (Belgique). Estimant que l'ONU n'accepterait jamais, en raison du droit de veto de la Russie au Conseil de sécurité, d'envoyer des casques bleus, Moustafa Djemilev demande à l'Alliance atlantique "d'intervenir comme au Kosovo", "avant un massacre"

La communauté musulmane des Tatars, représente de 12 à 15% des deux millions d'habitants de la Crimée. Déportés sous Staline, les Tatars de Crimée sont opposés à la sécession de la péninsule. Ils avaient soutenu la contestation visant l'ancien président pro-russe ukrainien Viktor Ianoukovitch.

"Nous n'avons vu aucune mesure sérieuse de la part de l'Occident"

Le responsable tatar a indiqué qu'il comptait rencontrer samedi le secrétaire général de l'Otan, AndersFogh Rasmussen. "Nous n'avons vu aucune mesure sérieuse de la part de l'Occident", a-t-il affirmé, jugeant que des restrictions de visa n'auraient pas beaucoup d'effet : les personnes visées "ont une bonne vie en Russie""Si les autres méthodes ne marchent pas, peut-être l'Otan devrait-elle envoyer ses forces. Ils le font généralement seulement quand il y a un massacre. Nous voudrions que cela arrive avant qu'il y ait un massacre", a encore lancé Moustafa Djemilev.

Mercredi, l'homme politique avait eu un long entretien téléphonique avec le président russe VladimirPoutine, lors duquel il a mis en doute la légitimité de la consultation organisée dimanche par les forces pro-russes en Crimée pour faire approuver le rattachement de la région à la Russie. Il a indiqué avoir dit à VladimirPoutine que les Tatars "n'allaient pas faire la guerre à la Russie mais défendraient l'intégrité territoriale de leur pays"

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