Ukraine : les Etats membres de l'UE approuvent de nouvelles sanctions contre la Russie

Après quelques jours de flottement, les 28 Etats membres se sont finalement mis d'accord sur un nouveau volet de sanction.

Des combattants pro-russes de la République populaire de Donetsk, le 7 septembre 2014 sur la colline de Saur-Mogila (Ukraine).
Des combattants pro-russes de la République populaire de Donetsk, le 7 septembre 2014 sur la colline de Saur-Mogila (Ukraine). (MASHA ROSS / RIA NOVOSTI / AFP)

Ils se sont mis d'accord. Après quelques tergiversations, les 28 Etats membres de l'Union européenne ont officiellement approuvé lundi 8 septembre une nouvelle batterie de mesures pour sanctionner l'attitude de la Russie dans la crise ukrainienne.

Selon le président du conseil européen, Herman Van Rompuy, leur entrée en vigueur interviendra "dans les prochains jours". "Cela nous laisse le temps pour une évaluation de la mise en oeuvre de l'accord de cessez-le-feu et du plan de paix", a-t-il précisé. Cette annonce intervient en effet en plein dialogue entre Moscou et Kiev. Le président ukrainien, Petro Porochenko a discuté avec son homologue russe, Vladimir Poutine, des moyens de "faciliter un règlement pacifique de la situation".

"L'UE est prête à revoir les sanctions" en fonction de "la situation sur le terrain"

"En tenant compte de la situation sur le terrain, l'UE est prête à revoir les sanctions approuvées dans leur totalité ou partiellement", a ajouté, Herman Van Rompuy à l'issue d'une réunion d'urgence des ambassadeurs des 28 Etats membres de l'Union lundi soir à Bruxelles. Pour le moment, aucun détail n'a été donné sur ces nouvelles sanctions. Leur contenu ne sera révélé que lorsqu'elles seront publiées au Journal officiel de l'UE, une procédure qui peut prendre plusieurs jours. 

Ces derniers jours, des diplomates anonymes confiaient que les nouvelles sanctions devaient notamment restreindre l'accès aux marchés des capitaux pour les grandes compagnies pétrolières russes Rosneft et Transneft, ainsi que les activités pétrolières du géant gazier Gazprom. Elles devraient également renforcer les mesures adoptées fin juillet en matière de ventes à la Russie de biens à double usage civil et militaire, et de technologies sensibles dans le secteur de l'énergie.