Ukraine : l'UE peine à s'accorder sur de nouvelles sanctions contre la Russie

Un accord de principe avait pourtant été finalisé vendredi soir. 

Un tank détruit à Talakovka, près de Marioupol (Ukraine), le 6 septembre 2014.
Un tank détruit à Talakovka, près de Marioupol (Ukraine), le 6 septembre 2014. (ALEXANDER KHUDOTEPLY / AFP)

Sanctionnera, sanctionnera pas ? Alors qu'une nouvelle batterie de mesures de l'Union européenne pour sanctionner l'attitude de la Russie dans le conflit ukrainien avait été finalisée vendredi soir, les ambassadeurs des 28 pays de l'UE ont été convoqués pour une réunion extraordinaire à Bruxelles, lundi 8 septembre.

"Tous les Etats membres ne sont pas d'accord", a reconnu une source diplomatique à l'AFP, sans préciser quel Etat, ou groupe d'Etats, était à l'origine du blocage. La République tchèque et la Slovaquie s'étaient opposées la semaine dernière à un durcissement trop important des sanctions, mais leurs gouvernements s'étaient déclarés satisfaits samedi du train de mesures approuvé la veille.

Des sanctions contre les compagnies pétrolières russes

La réunion de lundi doit porter "sur les modalités d'application des sanctions", censées entrer en vigueur avec leur publication prévue mardi au Journal officiel de l'Union européenne, a précisé une autre source.

Initialement, la batterie de sanctions finalisée vendredi soir devait être adoptée lundi après-midi par une procédure écrite entre les capitales des 28. Le délai a d'abord été repoussé à 18 heures, avant la convocation d'une nouvelle réunion des ambassadeurs à la même heure.

Les nouvelles sanctions doivent notamment restreindre l'accès aux marchés des capitaux pour les grandes compagnies pétrolières russes Rosneft et Transneft, ainsi que les activités pétrolières du géant gazier Gazprom. Elles renforcent aussi les mesures adoptées fin juillet en matière de ventes à la Russie de biens à double usage civil et militaire, et de technologies sensibles dans le secteur de l'énergie.