Russie : le groupe Meta, maison-mère de Facebook et Instagram, classé dans la liste des organisations "terroristes et extrémistes"

Cette décision facilite les poursuites contre ses utilisateurs en Russie.

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France Télévisions
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Meta détient également la messagerie WhatsApp, également très populaire en Russie. (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)

C'est désormais officiel. La Russie a classé le géant américain Meta, maison-mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, parmi les organisations "terroristes et extrémistes" du service russe de surveillance financière, a constaté l'AFP, mardi 11 octobre, sur le site internet de cet organisme gouvernemental. De quoi ouvrir la possibilité de poursuites judiciaires renforcées contre ses utilisateurs dans le pays.

Sur la messagerie Telegram, toujours autorisée dans le pays, l'avocat réputé Pavel Tchikov a précisé, mardi, que des poursuites pourraient être engagées dans plusieurs cas : si une personne mentionne publiquement Meta sans indiquer son statut d'organisation interdite, ou si elle montre le logo de la société et de ses filiales.

Par ailleurs, selon cet avocat, les entreprises russes qui utiliseraient les réseaux sociaux de Meta pour diffuser des publicités, ou travailleraient avec ces applications, pourraient également être accusées de participation à une organisation "extrémiste".

Une répression exacerbée des détracteurs du conflit en Ukraine

En mars, un tribunal russe avait déjà interdit Meta pour "extrémisme", quelques jours après le blocage en Russie d'Instagram et Facebook, depuis inaccessibles dans le pays sans réseau virtuel privé (VPN), comme Twitter et de très nombreux sites de médias critiques du pouvoir.

Depuis l'offensive russe en Ukraine, les autorités russes mènent une répression exacerbée des détracteurs du conflit, à coups de milliers d'amendes et de dizaines d'affaires pénales passibles de lourdes peines de prison. Avant son interdiction, des millions de Russes utilisaient les applications de Meta, en particulier Instagram, un réseau qui reste très apprécié des jeunes dans le pays malgré son blocage.

Meta détient également la messagerie WhatsApp, également très populaire en Russie. En mars, la justice russe n'avait toutefois pas ordonné le blocage de cette application, ayant estimé qu'elle ne servait pas de moyen de "diffusion publique d'informations".

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