Mort d'un journaliste français en Ukraine : "Les journalistes sont délibérément visés par l'armée russe", accuse Reporters sans frontières

Frédéric Leclerc-Imhoff, âgé de 32 ans, effectuait sa deuxième mission en Ukraine et travaillait depuis six ans pour BFMTV. Il a été tué alors qu'il se trouvait à bord d'un bus humanitaire.

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Radio France
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Des copies du rapport annuel sur la liberté de la presse dans le monde réalisé par l'association Reporters sans frontières, le 26 avril 2017 (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Le journaliste français Frédéric Leclerc-Imhoff, travaillant pour la chaine BFMTV, a été tué lundi 30 mai en Ukraine, dans l'est du pays, alors qu'il se trouvait à bord d'un bus humanitaire aux côtés de civils. "Il aurait été touché par éclat d'obus au niveau du coup, une blessure qui s'est révélée mortelle", confirme sur franceinfo Jeanne Cavelier, responsable du bureau Europe de l'est et Asie centrale pour Reporters sans frontières. "Les journalistes sont délibérément visés par l'armée russe et c'est effectivement révoltant", dénonce-t-elle.

Des plaintes déposées auprès de la CPI

RSF souligne qu'il s'agit du deuxième journaliste français tué en Ukraine depuis le début de l'invasion russe (Pierre Zakrzewski, franco-irlandais, a été tué en mars 2022, quelques semaines après le début conflit), "le premier d'une grande rédaction française, et c'est, rappelons-le, le huitième journaliste tué depuis le début de ce conflit qui dure depuis trois mois déjà". "On surveille la situation au jour le jour et nous avons une cinquantaine d'évènements comme ça, d'exactions contre les journalistes par l'armée russe", regrette-t-elle. Jeanne Cavelier précise également l'importance de la présence de reporters en Ukraine. 

"Il y a une guerre de l'information. Nous devons avoir des informations vérifiées, sourcées par des journalistes professionnels."

Jeanne Cavelier

à franceinfo

Après ces attaques contre des journalistes, Jeanne Cavelier déclare sur franceinfo que Reporters sans frontières a déposé cinq plaintes auprès de la Cour pénale internationale et auprès de la procureure générale d'Ukraine, "pour que l'armée russe et ses responsables puissent répondre de leur crime", conclut-elle. 

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