Les 27 pays membres de l'Union européenne ont voté l'ouverture des négociations d'adhésion avec l'Ukraine

Kiev craignait un veto de la Hongrie, qui aurait pu à elle seule faire échouer le vote.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Temps de lecture : 1 min
Volodymyr Zelensky le 21 novembre 2023 à Kiev (Ukraine), s'adressant à la presse lors d'une visite du président du Conseil européen Charles Michel. (UNION EUROPEENNE / HANS LUCAS / AFP)

Les dirigeants de l'UE ont décidé, jeudi 14 décembre, d'ouvrir des négociations d'adhésion avec l'Ukraine, en dépit de l'opposition affichée du Premier ministre hongrois, Viktor Orban, qui n'a finalement pas usé de son droit de veto. "C'est une victoire pour l'Ukraine, pour toute l'Europe, une victoire qui motive, inspire et rend plus fort", a immédiatement lancé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Pour le président du Conseil européen, Charles Michel, cette décision d'ouvrir des négociations d'adhésion avec l'Ukraine, mais aussi avec la Moldavie, est "un signal clair d'espoir pour les citoyens de ces pays et pour notre continent". Le chancelier allemand, Olaf Scholz, a salué "un signe fort de soutien" à l'Ukraine, qui offre "une perspective" à ce pays en guerre depuis l'invasion russe du 24 février 2022. "L'Histoire est faite par ceux qui ne se fatiguent pas de se battre pour la liberté", a ajouté Volodymyr Zelensky, qui avait exhorté quelques heures plus tôt les Vingt-Sept à ne pas rater ce rendez-vous crucial.

Orban absent au moment du vote

La décision, menacée par le Premier ministre hongrois, a finalement été prise sans aucune opposition. Viktor Orban "n'était pas dans la salle quand le texte a été adopté, c'était convenu avec lui", a expliqué à l'AFP un diplomate européen ayant requis l'anonymat. "Viktor Orban a exprimé son point de vue. Il est en désaccord avec cette décision mais il décidé de ne pas utiliser son pouvoir de veto", a résumé le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar.

Dans une vidéo publiée sur Facebook, le Premier ministre hongrois a souligné que son pays ne voulait pas "partager la responsabilité" de ce choix "insensé" des 26 autres Etats et "s'est donc abstenu".

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