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Guerre en Ukraine : TotalEnergies annonce arrêter l'achat de pétrole et de produits pétroliers russes d'ici à la fin de l'année

Sous le feu des critiques depuis le début de la guerre en Ukraine et le maintien de ses activités en Russie, le groupe français a assuré qu'il chercherait des approvisionnements alternatifs pour sa raffinerie de Leuna située dans l'Est de l'Allemagne.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Photo des bureaux du groupe français TotalEnergies à La Défense (Hauts-de-Seine), le 28 mai 2021. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Critiqué pour son maintien en Russie, TotalEnergies cède. Le groupe français annonce mardi 22 mars cesser tout achat de pétrole ou produits pétroliers russes d'ici à fin 2022. "Compte tenu de la dégradation de la situation en Ukraine et de l'existence de sources alternatives pour approvisionner l'Europe, TotalEnergies a décidé unilatéralement de ne plus conclure ou renouveler des contrats d'achat de pétrole et de produits pétroliers russes, afin de stopper tous ses achats de pétrole et de produits pétroliers russes dès que possible et au plus tard fin 2022", assure la société dans un communiqué (en anglais)

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"Accusations graves et infondées"

Concrètement, le groupe cherchera des approvisionnements alternatifs, notamment via des importations par la Pologne, pour sa raffinerie de Leuna située dans l'Est de l'Allemagne. La décision vaut aussi pour le gazole, dont l'Europe et surtout la France sont très friandes. Celui-ci sera importé d'ailleurs, en particulier de sa raffinerie de Satorp en Arabie saoudite (détenue avec Saudi Aramco). TotalEnergies avait déjà annoncé qu'il n'apporterait plus de capital à de nouveaux projets en Russie, sans pour autant se retirer du pays, très important pour sa stratégie et dans lequel il est implanté depuis le début des années 1990.

Il confirme qu'il "n'apportera plus de capital au projet" et ne le comptabilisera plus dans ses réserves prouvées d'hydrocarbures compte tenu des "incertitudes" que les sanctions font peser sur l'avenir du projet. Le maintien du groupe en Russie a été critiqué, notamment par le candidat écologiste à l'élection présidentielle Yannick Jadot, qui a jugé l'entreprise "complice" de "crimes de guerre". Des "accusations graves et infondées", se défend mardi TotalEnergies, en précisant sa position et en rappelant qu'il n'exploite directement aucun champ d'hydrocarbures dans le pays.

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