Guerre en Ukraine : la Russie suspend ses livraisons d'électricité à la Finlande, qui veut rejoindre l'Otan

L'opérateur du réseau électrique finlandais a immédiatement assuré pouvoir se passer des importations de courant venues de Russie.

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Un transformateur à la centrale nucléaire d'Olkiluoto, à Eurajoki, en Finlande, le 17 août 2017. (ANTTI YRJONEN / NURPHOTO)

La Russie a suspendu ses livraisons d'électricité à la Finlande dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 mai, a affirmé à l'AFP un responsable de l'opérateur du réseau électrique finlandais. Vendredi, le fournisseur RAO Nordic Oy, détenu à 100% par l'entreprise russe InterRAO, avait effectivement menacé de suspendre ces livraisons d'électricité au pays scandinave.

Cette annonce intervient sur fond de tensions entre Moscou et Helsinki, qui a annoncé sa volonté d'adhérer "sans délai" à l'Otan sous l'influence de l'offensive russe en Ukraine. Une intention vue d'un très mauvais œil par Moscou, qui a d'ores et déjà menacé d'une riposte "militaro-technique".

Officiellement justifié par un défaut de paiement 

Basé à Helsinki, RAO Nordic Oy a invoqué un défaut de paiement pour justifier son choix. L'entreprise assure ne pas avoir reçu de règlement pour l'électricité fournie à la Finlande depuis le 6 mai. "Cette situation est exceptionnelle et a lieu pour la première fois en plus de vingt ans", selon le communiqué.

"Nous espérons que la situation va bientôt s'améliorer" et les livraisons en provenance de Russie reprendront, ajoute le groupe. L'opérateur du réseau électrique finlandais a immédiatement assuré pouvoir se passer des importations de courant venues de Russie.

La possible adhésion à l'Otan dans la balance

Le président et la Première ministre finlandais ont expliqué jeudi qu'ils souhaitaient une adhésion "sans délai" à l'Otan, précisant que la décision du pays nordique serait annoncée dimanche à l'organisation. Une révolution pour ce pays de 5,5 millions d'habitants qui partage 1 300 km de frontière avec la Russie et qui fut longtemps contraint à une sorte de neutralité forcée par Moscou.

L'entrée de la Finlande dans l'Otan serait "assurément" une menace pour Moscou, a réagi le Kremlin. La diplomatie russe a affirmé pour sa part que la Russie sera "obligée de prendre des mesures réciproques, militaro-techniques et autres, afin de mettre fin aux menaces à sa sécurité nationale", en cas d'adhésion de la Finlande.

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