Guerre en Ukraine : Moscou et Kiev s'accusent mutuellement d'avoir bombardé une prison abritant des détenus ukrainiens

La télévision publique russe a diffusé des images vendredi présentées comme celles de cette prison, sous le contrôle des séparatistes de Donetsk. L'armée de Kiev a démenti être responsable de l'attaque et accuse à son tour Moscou.

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Des bus arrivant à la prison d'Olenivka, le 17 mai 2022, dans une zone contrôlée par les séparatistes prorusses de la région de Donetsk en Ukraine, avec à leur bord des prisonniers ukrainiens capturés à Marioupol, selon l'agence russe Sputnik. (ALEXEY KUDENKO / SPUTNIK / AFP)

L'Ukraine a-t-elle tué 40 de ses soldats, prisonniers des séparatistes prorusses, dans un bombardement ? C'est ce qu'a affirmé le ministère russe de la Défense dans un communiqué, vendredi 29 juillet, sans en apporter la preuve. Le même jour, Kiev a accusé à son tour la Russie d'être à l'origine de l'attaque. 

Selon Moscou, des tirs d'un système d'artillerie Himars, fourni à l'Ukraine par les Etats-Unis, ont touché une prison à Olenivka, dans la région de Donetsk, faisant également 75 blessés. Le chef des séparatistes prorusses de Donetsk, Denis Pouchiline, a fait état sur la chaîne Rossiïa 24 d'un bilan de 47 morts, tandis que les forces de défense du territoire séparatiste ont évoqué 53 morts.

La Russie assure y voir un acte délibéré de l'Ukraine : "Cette provocation scandaleuse vise à effrayer les soldats ukrainiens et à les dissuader de se rendre." Selon elle, des membres du régiment Azov détenus depuis la chute de Marioupol figurent parmi les détenus. L'annonce russe n'avait pas pu être vérifiée de source indépendante vendredi en fin de matinée.

"Camoufler les tortures"

De son côté, l'état-major ukrainien a accusé en retour l'armée russe d'être à l'origine de ce "bombardement d'artillerie ciblé". Selon Kiev, cette attaque permettrait à Moscou d' "accuser l'Ukraine d'avoir commis des crimes de guerre et camoufler les tortures de prisonniers et les exécutions qu'ils y ont perpétrées".

Les forces armées ukrainiennes affirment n'avoir "jamais procédé" et ne pas procéder "à des bombardements d'infrastructures civiles, en particulier dans des endroits où des prisonniers de guerre sont susceptibles d'être détenus", a assuré l'armée dans un communiqué.

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