Guerre en Ukraine : la présidence du Conseil de l'Union européenne plaide pour l"'interdiction totale des visas russes par tous les Etats membres"

La République tchèque, qui occupe actuellement la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne, considère que cette interdiction "pourrait être une autre sanction très efficace contre la Russie".

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Le ministre des Affaires étrangères Jan Lipavsky, à Bruxelles, le 18 juillet 2022. (FRANCOIS WALSCHAERTS / AFP)

Une nouvelle piste de sanction contre la Russie qui fait débat. L'Union européenne va discuter de la possibilité d'interdire la délivrance de visas à tous les citoyens russes à la fin du mois d'août, a déclaré le chef de la diplomatie tchèque Jan Lipavsky, dont le pays préside le Conseil de l'UE, vendredi 12 août.

"L'interdiction totale des visas russes par tous les Etats membres de l'UE pourrait être une autre sanction très efficace contre la Russie", a plaidé Jan Lipavsky, qui va sonder ses homologues lors d'une réunion informelle fin août à Prague. "En cette période d'agression russe, que le Kremlin ne cesse d'intensifier, il ne peut être question de tourisme comme à l'ordinaire pour les citoyens russes", a asséné le ministre.

L'Estonie et la Finlande favorables à des restrictions européennes

La mesure a été réclamée avec force par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui estime que "les Russes doivent vivre dans leur propre monde aussi longtemps qu'ils n'auront pas changé de philosophie". Il a déjà le soutien de l'Estonie : le pays balte a annoncé qu'il interdirait l'entrée sur son territoire de tous les citoyens russes possédant un visa estonien, jeudi 11 août. La Finlande a également annoncé qu'elle souhaitait restreindre les visas touristiques, et a appelé à une décision au niveau européen. La République tchèque a quant à elle arrêté de délivrer des visas aux Russes dès le 25 février, le lendemain de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Mais pour une décision commune, il faudra d'abord convaincre le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, qui est à l'initiative de la proposition de sanctions, et obtenir l'unanimité des Vingt-Sept. La Commission européenne insiste sur la nécessité de protéger les dissidents, les journalistes et les familles, qu'une interdiction totale de visas pénaliserait.

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