Guerre en Ukraine : la cryptomonnaie, une alternative pour les oligarques russes ?

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Guerre en Ukraine : la cryptmonnaie, une alternative pour les oligarques russes
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Assen Slim, professeur des universités à l’INALCO et chercheur au centre de recherche Europe-Eurasie (CREE), est invité sur le plateau du 23 heures de franceinfo samedi 5 mars. Il explique l’importance que pourrait prendre la cryptomonnaie en Russie, notamment pour les oligarques russes. 

Avec la chute du rouble depuis un mois, la cryptomonnaie pourrait représenter une vraie alternative pour la Russie après avoir été visée par des sanctions économiques. "Il se trouve que le bitcoin a souvent été perçu comme un simple placement financier, c’est d’ailleurs comme ça que, notamment en France, il est réglementé. On considère que c’est un peu l’équivalent d’une action par exemple et puis on va taxer les bénéfices qui en sont tirés. Et puis là soudain, avec ce conflit, on réalise que c’est un peu plus que ça. Et peut-être que c’est le moment de la révélation que le bitcoin, c’est aussi une monnaie, une cryptomonnaie. Elle a la prétention de proposer une alternative à la monnaie normale. Et donc en son sein, il est tout à fait possible de payer avec", détaille Assen Slim, professeur des universités à l’INALCO et chercheur au centre de recherche Europe-Eurasie (CREE), sur le plateau du 23 heures de franceinfo samedi 5 mars.

Une alternative qui intéresse beaucoup de personnes

La cryptomonnaie pourrait donc intéresser les oligarques russes, ciblés par des sanctions à travers le monde. Assen Slim ajoute aussi qu’au "premier jour du conflit, on a enregistré un record d’achats en roubles de bitcoins, quelque chose comme 1,5 milliard de roubles, l’équivalent de 20 millions d’euros. (…) Je pense que dedans, il ne doit pas y avoir beaucoup d’oligarques en réalité. C’est beaucoup de citoyens normaux qui cherchent peut-être à fuir ou à éviter l’effondrement du rouble et qui se sont dit que là avec le bitcoin, il y a une valeur refuge", déclare-t-il.

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