Guerre en Ukraine : Human Rights Watch dénonce les "exécutions sommaires" et la "torture" sous l'occupation russe

L'ONG s'offusque de ces "apparents crimes de guerre" et rappelle notamment que le droit international interdit les attaques contre les civils et le traitement inhumain des prisonniers.

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Une Ukrainienne se rend sur la tombe de son mari, à Boutcha, le 12 mai 2022. (HIROTO SEKIGUCHI / YOMIURI / AFP)

Les forces russes qui contrôlaient une grande partie des régions de Kiev et de Chernihiv, dans le nord-est de l'Ukraine, entre fin février et mars 2022, ont soumis les civils à "des exécutions sommaires", à des actes de "torture" et à d'autres "abus graves" qui sont "d'apparents crimes de guerre", selon un rapport de l'ONG Human Rights Watch paru mercredi 18 mai.

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Human Rights Watch a enquêté sur "22 exécutions sommaires apparentes, neuf autres homicides illégaux, six disparitions forcées possibles et sept cas de torture" dans "17 villages et petites villes des régions de Kiev et de Chernihiv visités en avril". 

Quelque "65 personnes" ont été interrogées entre le 10 avril et le 10 mai, "dont d'anciens détenus, des survivants, des familles de victimes et d'autres témoins". L'ONG s'est également basée sur "des preuves matérielles" comme des photos et des vidéos.

Des simulacres d'exécutions

Parmi les témoignages recueillis, des civils assurent avoir été détenus par les forces russes "pendant des jours ou des semaines dans des conditions sales et suffocantes dans des sites tels que le sous-sol d'une école, une pièce dans une usine de fabrication de fenêtres et une fosse dans une chaufferie, avec peu ou pas de nourriture, une eau inadéquate et sans accès aux toilettes".

Des détenus ont confié avoir été battus par des soldats russes ayant "utilisé des chocs électriques ou procédé à des simulacres d'exécution pour les contraindre à fournir des informations"

"Ils ont mis un fusil sur ma tête, l'ont chargé et j'ai entendu trois coups de feu."

Un ancien prisonnier ukrainien

à Human Rights Watch

L'ONG rappelle dans son rapport que "le droit de la guerre interdit les attaques contre les civils, les exécutions sommaires, la torture, les disparitions forcées, la détention illégale et le traitement inhumain des détenus".

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