Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du dimanche 3 juillet

Après des semaines de combats dévastateurs, l'armée ukrainienne a annoncé que ses soldats s'étaient retirés de Lyssytchansk. Cette conquête permet à la Russie de contrôler l'intégralité de la région ukrainienne de Louhansk.

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Des magasins détruits après une attaque à la roquette dans la ville ukrainienne de Sloviansk, le 3 juillet 2022.  (GENYA SAVILOV / AFP)

L'armée ukrainienne a annoncé, dimanche 3 juillet, que ses soldats s'étaient retirés de Lyssytchansk, ville-clé de l'est de l'Ukraine faisant face à un violent assaut des troupes russes depuis des semaines. A quelques dizaines de kilomètres, à Sloviansk, des tirs au lance-roquettes multiple ont fait "six morts et quinze blessés", a annoncé le maire de la ville. Franceinfo revient sur les faits marquants de la journée sur le front de la guerre en Ukraine.

L'armée ukrainienne annonce son retrait de Lyssytchansk

"Afin de préserver les vies des défenseurs ukrainiens, la décision a été prise de se retirer" de Lyssytchansk, a déclaré l'état-major des forces armées ukrainiennes dans un communiqué dimanche."Dans les conditions d'une supériorité multiple des troupes russes en artillerie, en forces aériennes, en systèmes de lancement de missiles, en munitions et en personnel, continuer la défense de la ville aurait eu des conséquences fatales", ajoute ce communiqué.

Lyssytchansk était la dernière grande ville à ne pas être tombée aux mains de Moscou dans la région de Louhansk, l'une des deux provinces du Donbass. Ce bassin houiller, haut lieu économique et culturel, frontalier de la Russie, est en proie aux combats depuis le début de la guerre le 24 février.

Après des semaines de combats dévastateurs, la prise de Lyssytchansk permet à Moscou de progresser dans son plan de conquête de l'intégralité du Donbass, région industrielle de l'est de l'Ukraine en partie contrôlée par des séparatistes prorusses depuis 2014, et d'avancer vers Sloviansk et Kramatorsk, deux villes majeures plus à l'ouest touchées dimanche par des tirs de roquettes.

Six morts après les tirs sur Sloviansk, dans l'est du pays 

Les tirs au lance-roquettes multiple ayant touché dimanche Sloviansk ont fait "six morts et quinze blessés", a annoncé le maire de cette ville de l'est de l'Ukraine sous pression de l'armée russe. "Parmi les morts, il y a un enfant", a-t-il précisé sur Facebook, confirmant un bilan donné plus tôt par une porte-parole régionale au média ukrainien Suspilne. Il a précisé que plusieurs quartiers de cette ville d'environ 100 000 habitants avant la guerre avait été touchés. 

Plus au sud, la ville de Kramatorsk, centre administratif du Donbass sous contrôle ukrainien, a été touché pour le deuxième jour consécutif par des roquettes Smertch, selon le maire de la ville. Ces frappes, qui ont touché un quartier résidentiel et un hôtel inoccupé, n'ont pas fait de victimes, a-t-il précisé.

Moscou accuse Kiev de tirs de missiles sur Belgorod, près de l'Ukraine

L'armée russe a affirmé avoir abattu dimanche à l'aube trois missiles ukrainiens lancés contre la ville de Belgorod, proche de l'Ukraine, où un responsable local avait auparavant annoncé la mort d'au moins quatre personnes après des explosions.

Selon le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, l'armée russe a aussi abattu deux drones ukrainiens TU-143 "chargés d'explosifs" et se dirigeant vers la ville de Koursk, également proche de la frontière ukrainienne.

Dans une vidéo publié dimanche en milieu de journée, le gouverneur de la région de Belgorod, Viatcheslav Gladkov, a affirmé que ces explosions à Belgorod avaient fait au moins quatre morts et quatre blessés. 

Depuis le début de l'offensive du Kremlin en Ukraine, le 24 février, la Russie a plusieurs fois accusé les forces ukrainiennes d'avoir effectué des frappes sur le sol russe, en particulier dans la région de Belgorod.

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