Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du dimanche 20 novembre

De nouvelles frappes ont touché le secteur de la centrale ukrainienne de Zaporijjia. 

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France Télévisions
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Vue d'ensemble de la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande centrale nucléaire d'Europe, à Enerhodar, dans le sud-est de l'Ukraine, 11 juillet 2019. (DMYTRO SMOLYENKO / NURPHOTO / AFP)

De "puissantes explosions" se sont produites dans le secteur de la centrale ukrainienne de Zaporijjia, a annoncé dimanche 20 novembre Rafael Grossi, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). De son côté, l'Ukraine a nié l'exécution de prisonniers russes. Franceinfo fait le point sur les actualités de la journée sur le front de la guerre en Ukraine.

Zaporijjia a été bombardée

La Russie et l'Ukraine se sont accusées mutuellement dimanche d'avoir bombardé la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, occupée militairement par l'armée russe. "Le niveau de radiation dans la zone de la centrale reste conforme à la norme" a précisé le ministère russe de la Défense dans un communiqué. 

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi a quant à lui estimé que les frappes du weekend – "une bonne douzaine" – étaient "absolument délibérées, ciblées", sans en attribuer la responsabilité aux forces russes ou ukrainiennes. Dans un entretien à BFMTV, il a ainsi jugé la situation "gravissime".

Kiev a rejeté les accusations russes

Kiev a rejeté les accusations de Moscou concernant de possibles cas d'"exécution" de prisonniers de guerre russes. Le médiateur Dmytro Loubynets, chargé des droits de l'homme ukrainien, a déclaré que les "extraits de vidéo" présentés par la Russie comme la preuve que l'armée ukrainienne avait exécuté des prisonniers de guerre montraient en fait que les soldats russes "utilisant une reddition feinte" avaient "commis un crime de guerre en ouvrant le feu sur les forces ukrainiennes".

L'Ukraine a refusé de négocier

Les tentatives de l'Occident de pousser l'Ukraine à négocier avec Moscou après une série d'importantes victoires militaires de Kiev sont "bizarres" et relèvent d'une demande capitulation, a déclaré à l'AFP Mykhaïlo Podoliak, conseiller-clé de la présidence ukrainienne. D'après lui, la Russie "va simplement temporiser". "Entre-temps, elle va former ses mobilisés, trouver des armes supplémentaires", a-t-il ajouté. Moscou n'a fait "aucune proposition directe" à Kiev sur ces pourparlers, a assuré le conseiller. "La Russie ne veut pas de négociations."

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