Guerre en Ukraine : à Marioupol, le bataillon Azov tente de résister au régiment Wagner

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Guerre en Ukraine : à Marioupol, le bataillon Azov tente de résister au régiment Wagner
Article rédigé par
J. Chamoulaud, M. de Chalvron, J. Cohen-Olivieri - franceinfo
France Télévisions

Alors que tous les civils ont semble-t-il été évacués de l'usine Azovstal (Ukraine), 700 militaires ukrainiens y seraient toujours reclus. Leurs proches ont appelé à lancer une opération de sauvetage malgré les risques.

Ces combats, filmés par un soldat ukrainien sont les dernières images des combattants du régiment Azov, actuellement retranché dans ce qui reste de l'immense site métallurgique de Marioupol (Ukraine). Assiégés par l’armée russe les soldats ukrainiens refusent de se rendre. Sur cette vidéo de propagande, à grands coups de renfort de musique hard rock, le régiment Wagner des paramilitaires pro-russes, bombarde les militaires d’Azov, qui tentent de fuir par les tunnels de l'aciérie. Et pour ces combattants ukrainiens se rendre n'est pas une option, ils sont déterminés à combattre jusqu'au bout : "Chaque jour pourrait être notre dernier. C’est peut-être nos derniers instants maintenant, mais qui s'en soucie ? Mon pays sait ce que nous faisons ici, mais je ne suis pas sûr que notre gouvernement le sache. Nous sommes bloqués depuis plus de deux mois avec aucune connexion aucun approvisionnement très peu de réserve, on est en autarcie".

"On n'a pas le choix"

Des messages vidéo diffusés depuis plusieurs semaines pour demander à la communauté internationale d'intervenir. Leurs proches se sont réunis hier à Kiev pour relayer cet appel à l'aide : "Mon fils est en enfer à Azovstal et il continue de se battre. Nous vous demandons d'envoyer un navire civil non-armé pour récupérer les nôtres. Tout peut arriver, il y a des risques qu'ils se fassent tuer lors de l'extraction, mais on n'a pas vraiment le choix". Selon Kiev, il n'y aurait plus de civils, mais encore 700 militaires d’Azov dans les sous-sols de l'immense site industriel d’Azovstal. Parmi eux, ces nombreux blessés photographiés par l'un des leurs et retranchés dans des conditions de vie très difficiles. Ils sont promis à une mort certaine, si aucune opération pour les exfiltrer n'est organisée.

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