Guerre en Ukraine : "la paix est possible" quand les Ukrainiens "le décideront", déclare Emmanuel Macron depuis Rome

En ouverture du sommet pour la paix à Rome, le chef de l'Etat a estimé, dimanche, que la paix en pouvait pas "être aujourd'hui en quelque sorte capturée par le pouvoir russe".

Emmanuel Macron lors de l\'ouverture du sommet pour la paix, dimanche 23 octobre, à Rome.
Emmanuel Macron lors de l'ouverture du sommet pour la paix, dimanche 23 octobre, à Rome. (LUDOVIC MARIN / AFP)
Ce qu'il faut savoir

"Une paix est possible" en Ukraine quand les Ukrainiens "le décideront", a déclaré, dimanche 23 octobre, Emmanuel Macron à l'ouverture d'un sommet pour la paix organisé à Rome. "Ne laissons pas la paix être aujourd'hui en quelque sorte capturée par le pouvoir russe (...) Une paix est possible, celle là seule qu'ils (les Ukrainiens) décideront quand ils le décideront", a-t-il ajouté. .

Ce direct est à présent terminé.

 Des coupures d'électricité imposées à Kiev à la suite de frappes russes. L'opérateur national ukrainien Ukrenergo a procédé à des coupures électriques à Kiev (Ukraine), dimanche, afin de "stabiliser" la fourniture en électricité après des frappes russes répétées visant les infrastructures du pays. "Le 23 octobre, des coupures de stabilisation ont eu lieu à Kiev pour éviter des accidents", a annoncé le fournisseur privé d'électricité ukrainien DTEK. Celui-ci précise que ces coupures, qui touchent alternativement les différents quartiers de la capitale, ne devraient pas durer plus de quatre heures.

Les autorités appellent la population à limiter sa consommation d'énergie. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé sa population à consommer l'énergie "encore plus consciencieusement qu'avant", alors que les forces russes continuent de frapper des infrastructures énergétiques du pays. "La stabilité de notre industrie énergétique publique en dépend, dans chaque ville ou chaque district d'Ukraine." Pour le dirigeant, "la principale cible des terroristes russes est l'énergie". 

Plus d'un million de foyers sans électricité. Selon un conseiller de la présidence ukrainienne, Kyrylo Timochenko, plus d'un million de foyers ukrainiens sont sans électricité, après des frappes russes sur des infrastructures énergétiques dans le pays. Il a précisé : "672 000 abonnés ont été déconnectés dans la région de Khmelnytskyi, 188 400 dans la région de Mikolaïv, 102 000 dans la région de Volyn, 242 000 dans la région de Cherkasy, 174 790 dans la région de Rivne, 61 913 dans la région de Kirovograd et 10 500 dans celle d'Odessa." 

Un appel à quitter "immédiatement" Kherson. Les autorités prorusses de la région de Kherson, annexée par la Russie, ont appelé samedi les civils à quitter "immédiatement" la capitale régionale, évoquant une "situation tendue sur le front" et "un danger accru de bombardements massifs". Des évacuations vers la rive gauche du fleuve Dniepr, qui borde Kherson, sont en cours depuis mercredi. 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #UKRAINE

20h30 : Le président ukrainien Volodymyr Zelensky rejette sur l'appli Telegram les accusations de Moscou selon lesquelles Kiev préparerait des provocations en utilisant une "bombe sale". "Si la Russie appelle et dit que l'Ukraine serait en train de préparer quelque chose, cela signifie une seule chose: la Russie a déjà préparé tout cela. Je crois que désormais le monde doit réagir aussi durement que possible."

19h27 : Russian lies about Ukraine allegedly planning to use a ‘dirty bomb’ are as absurd as they are dangerous. Firstly, Ukraine is a committed NPT member: we neither have any ‘dirty bombs’, nor plan to acquire any. Secondly, Russians often accuse others of what they plan themselves.

19h26 : "Les mensonges russes sur l'Ukraine qui préparerait d'utiliser une bombe sale sont aussi absurdes que dangereux !"

Le ministre développe son argumentaire : "tout d'abord, l'Ukraine est membre du traité de non prolifération nucléaire, et nous n'avons pas de "bombe sale", ni l'intention d'en acquérir. Deuxièmement, la Russie nous accuse souvent de faire ce qu'ils planifient de faire eux-mêmes !"

19h27 : Le ministère français des Armées a confirmé pour sa part dans un communiqué qu'avait été évoquée la crainte russe d'une "frappe de bombe sale par les Ukrainiens sur leur territoire, pour en faire porter la responsabilité à la Russie" lors de la conversation de plusieurs ministres européens avec Sergueï Choïgou.

18h35 : Et pendant ce temps, le patriarche Kirill, chef de l'Eglise orthodoxe, accuse l'Occident d'essayer de "rayer la Russie de la surface de la Terre" en raison de sa "vision alternative du monde, de Dieu et de l'homme", relève la BBC Russia.

18h25 : "Ne laissons pas la paix être aujourd'hui en quelque sorte capturée par le pouvoir russe (...) Une paix est possible, celle-là seule que les Ukrainiens décideront quand ils le décideront."

Emmanuel Macron évoque les perspectives de paix en Ukraine lors du sommet pour la paix organisé par la communauté Sant'Egidio, à Rome.

17h58 : On a désormais la version britannique de ce coup de fil entre les ministres britannique et russe de la Défense. Ben Wallace dit avoir "réfuté" les affirmations de Moscou selon lesquelles les pays occidentaux facilitaient une escalade de la guerre en Ukraine.

16h39 : Une personne a été tuée dans l'explosion d'un engin artisanal dans une rue à Kherson, ville disputée située dans le sud de l'Ukraine, font savoir les autorités d'occupation prorusses de cette région annexée par la Russie. "Un engin artisanal, accroché à un poteau et déclenché à distance, a tué un civil de Kherson", a écrit sur le réseau social Telegram un responsable prorusse, Kirill Stremooussov. Une autre personne qui passait à côté au moment de l'explosion a été blessée,

16h16 : C'est suffisamment rare pour être signalé : les ministres russes et britanniques de la Défense ont échangé au téléphone ce midi. Sergueï Choïgou a fait part à Ben Wallace de "ses préoccupations liées à d'éventuelles provocations de la part de l'Ukraine avec recours à une 'bombe sale'", selon le communiqué de l'armée russe.

15h09 : Le gouverneur de la région russe de Belgorod, elle aussi frontalière de l'Ukraine, annonce aussi le début de construction d'une ligne de défense sur son territoire. Il publie des photos de blocs de béton pyramidaux installés aux abords d'un village.

15h05 : "Nous sommes prêts à faire face à toute atteinte à notre territoire."


Et si l'armée ukrainienne envahissait la Russie ? Pour faire face à une éventuelle attaque, deux lignes de défense ont été construites dans la région de Koursk, frontalière de l'Ukraine, selon les autorités locales.

15h01 : L'armée russe affirme avoir détruit un dépôt avec "plus de 100 000 tonnes de carburant" pour l'aviation ukrainienne, dans la région de Tcherkassk, dans le centre de l'Ukraine. Plusieurs dépôts de munitions et un réservoir de diesel pour les véhicules militaires ont subi le même sort, selon Moscou.

13h37 : Avec la mobilisation décrétée en Russie, la demande d'équipements augmente et les prix des matériels militaires s'envolent. Des proches se retrouvent à dépenser des fortunes pour protéger les leurs, quand ils ne se heurtent pas, nous disent-ils, aux "ruptures de stock dans les grands magasins militaires de Moscou".

13h31 : Dans l'armée russe, l'un des principaux défis du moment est l'équipement des soldats. Faute de logistique suffisante, les proches des appelés sont souvent mis à contribution. "Nous avons ouvert une cagnotte pour l'aider", raconte à notre journaliste Fabien Magnenou l'amie de l'un d'eux.




(AGENCE ANADOLU / AFP)

13h21 : Dans ce contexte, Moscou annonce que le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, s'est entretenu avec son homologue français, Sébastien Lecornu. Le patron de l'armée russe s'est dit préoccupé "d'éventuelles provocations de la part de l'Ukraine avec recours à une 'bombe sale'".

13h16 : De nouvelles coupures de courant ont touché Kiev, ce matin, selon le fournisseur d'électricité privé DTEK. Ces "coupures de stabilisation" visent à "éviter des accidents" après des frappes russes qui ont endommagé les installations énérgétiques du pays.