Guerre en Ukraine : Londres renforce ses sanctions contre Moscou après les référendums d'annexion "illégaux"

Le Royaume-Uni a jusqu'ici sanctionné plus de 1 200 individus et 120 entités, en représailles à l'invasion russe de l'Ukraine fin février.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly, à Londres (Royaume-Uni), le 7 juillet 2022.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly, à Londres (Royaume-Uni), le 7 juillet 2022. (WIKTOR SZYMANOWICZ / ANADOLU AGENCY / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Londres a annoncé lundi 26 septembre de nouvelles sanctions contre la Russie en représailles aux scrutins d'annexion "illégaux" organisés dans quatre régions d'Ukraine contrôlées totalement ou en partie par Moscou. Parmi les 92 entités visées figurent notamment "des responsables russes de haut niveau qui ont organisé les scrutins illégaux dans quatre régions de l'Ukraine, ainsi que 'l'agence de relations publiques préférée de (Vladimir) Poutine'", détaille le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Ce direct est maintenant terminé.

 Kiev annonce enquêter sur une fosse commune présumée. L'Ukraine a annoncé lundi enquêter sur une fosse commune présumée située dans le nord-est, proche de la frontière avec la Russie. Le site sur lequel enquêtent les autorités ukrainiennes est situé près de Kozatcha Lopan. Les autorités ukrainiennes ont évoqué lundi "jusqu'à 100 corps", sans toutefois donner plus de précisions.

Le Kremlin a admis des "erreurs" au cours de la mobilisation. Moscou avait annoncé mobiliser des centaines de milliers de réservistes la semaine dernière.  "Il y a des cas où le décret a été violé", a dit le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, disant espérer que "les erreurs seront corrigées". Il a, en outre, annoncé que les autorités n'avaient pas "pris de décision" concernant la fermeture des frontières aux hommes en âge de combattre. 

Une protestation qui monte contre la mobilisation partielle. Selon l'ONG OVD-Info, plus de 2 300 personnes ont été interpellées lors d'actions contre la mobilisation militaire depuis l'annonce de Vladimir Poutine mercredi dernier. D'importants départs de Russes vers des pays frontaliers ont également été signalés.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #UKRAINE

18h26 : Vladimir Poutine est-il en train de paniquer ? Boris Loumagne, grand reporter à franceinfo, et les chercheurs Nicolas Tenzer et Lova Rajaoarinelina sont en train d'en discuter en ce moment même sur la plateforme Twitch. N'hésitez pas à leur poser vos questions; elles seront recueillies par notre journaliste Manon Mella.

17h37 : Le Danemark affirme avoir découvert une fuite de gaz depuis le gazoduc Nord Stream 2, qui se situe au large d'une de ses îles, Bornholm. Cet ouvrage qui devait relier la Russie à l'Allemagne n'a jamais été inauguré du fait de l'invasion de l'Ukraine, mais il avait été rempli de gaz pour des raisons techniques. L'Allemagne avait annoncé tout à l'heure avoir mesuré une "baisse de pression". Le Danemark affirme que cette fuite est "dangereuse pour le trafic maritime" et a interdit la navigation à 9 km à la ronde.

17h10 : Les autorités ukrainiennes affirment enquêter sur la présence possible d'un nouveau charnier dans le nord-est du pays. Le site se trouve à Kozatcha Lopan, à trois kilomètres de la frontière avec la Russie, dans une zone en cours de déminage et qui reste à portée de l'artillerie russe. Selon Lioudmila Vakoulenko, à la tête de l'administration locale, le lieu pourrait abriter jusqu'à 100 corps de soldats ukrainiens et russes, et de civils.

15h34 : Au tour de la Russie de réagir à la victoire de l'extrême droite aux élections italienne. "Nous sommes prêts à saluer toute force politique capable de dépasser le courant dominant établi plein de haine envers notre pays", affirme le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui souhaite des relations plus "constructives" avec Rome. Giorgia Meloni est pourtant moins proche de Moscou que son allié Matteo Salvini, et avait rapidement condamné l'invasion de l'Ukraine.

14h39 : Les gardes-frontières finlandais affirment avoir enregistré ce week-end le plus grand nombre de passages de l'année depuis la Russie. Environ 17 000 personnes sont entrées en Finlande, un chiffre qui a doublé par rapport à la semaine précédente, avant l'annonce de la mobilisation en Russie. La Finlande, pays le plus proche de Moscou à ne pas avoir fermé sa frontière avec la Russie, a annoncé vendredi qu'elle allait bientôt restreindre les conditions d'entrée des citoyens russes.

14h32 : Le Kremlin affirmait tout à l'heure ne pas avoir décidé d'une fermeture des frontières pour les hommes russes en âge de combattre, et ne pas encore avoir tranché la question. Mais est-ce vraiment le cas sur le terrain ? L'avocat de l'ONG russe Agora affirme, photo d'un document à l'appui, que les douaniers russes refusent désormais le passage aux personnes concernées par la mobilisation à la frontière avec la Géorgie. Les autorités des régions de Kourgane et Tyumen, citées par l'agence russe TASS, affirment faire de même à la frontière avec le Kazakhstan.

14h22 : Vladimir Poutine est-il en train de paniquer ? C'est la question au programme du débat que nous organisons ce soir, entre 18h et 19h, sur la plateforme Twitch. Autour de la table, notre reporter Boris Loumagne et les chercheurs Nicolas Tenzer et Lova Rajaoarinelina analyseront la mise en place d'une mobilisation en Russie et les menaces nucléaires de Moscou. Ils répondront aussi à vos questions.

14h18 : Le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) plaide pour de nouvelles discussions avec l'Ukraine et la Russie, cette semaine, au sujet de la situation de la centrale de Zaporijjia. Il plaide pour l'établissement d'une zone de sécurité autour du site, aujourd'hui occupé par l'armée russe.

13h00 : Le Kremlin reconnaît par ailleurs des "erreurs" dans la conduite de la mobilisation décrétée par Vladimir Poutine. "Il y a des cas où le décret a été violé", explique son porte-parole, sans préciser de quelle manière. "Les erreurs seront corrigées", assure-t-il.

14h01 : La Russie n'a pas "pris de décision" sur la possibilité de fermer ou non les frontières du pays aux hommes en âge de combattre, affirme le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Les pays voisins de la Russie ont vu affluer de nombreux Russes cherchant à fuir la mobilisation depuis la semaine dernière.

10h19 : "Nous avons un devoir d'asile" pour accueillir les déserteurs russes, a affirmé sur franceinfo François Bayrou. Il s'aligne ainsi sur la position de l'Allemagne, qui se dit prête à en faire de même. Toutefois, "il faut que les Etats démocratiques, et notamment ceux de l'Union européenne", parlent "entre eux" de l'organisation de cet accueil, a-t-il ajouté.

10h14 : Dans un communiqué, le comité d'enquête russe a précisé que le suspect était un jeune homme de 25 ans, habitant d'Oust-Ilimsk, une ville industrielle située en pleine Sibérie.

09h55 : Un homme a ouvert le feu ce matin dans un centre de recrutement de l'armée russe en Sibérie. Un militaire qui y travaillait a été grièvement blessé et se trouve actuellement en réanimation, a annoncé sur Telegram le gouverneur de la région d'Irkoutsk, Igor Kobzev. Dans les rues d\'Oust-Ilimsk, en Sibérie, où un homme a ouvert le feu, le 26 septembre 2022. (GOOGLE MAPS)

09h50 : "On ne sait pas ce qui va arriver demain, alors on préfère quitter le pays". Après l'annonce de la mobilisation partielle en Russie, franceinfo a rencontré des Russes qui fuient leur pays à la frontière finlandaise. La frontière russo-finlandaise. (JUSSI NUKARI / LEHTIKUVA) (AFP)

08h21 : Face à la détermination russe, l'Ukraine aussi tente de mobiliser des soldats. Depuis le début de la guerre, les jeunes hommes ne peuvent plus quitter le pays. Franceinfo a recueilli des témoignages d'Ukrainiens qui font tout pour éviter d'aller se battre. Un jeune homme est formé par un soldat, après son recrutement dans l'armée ukrainienne, le 14 avril 2022. (SERGEY BOBOK / AFP) (SERGEY BOBOK / AFP)

08h21 : "Je ne veux pas tuer mon peuple slave, mes frères, mes sœurs." La mobilisation partielle, décrétée par Vladimir Poutine la semaine dernière, est loin de faire l'unanimité en Russie. L'AFP a recueilli le témoignage d'Alex, ancien officier russe, qui a fui en Finlande. "J'ai un dégoût physique d'être en présence de nos citoyens russes qui soutiennent la guerre", explique celui qui est aujourd'hui ingénieur en informatique.

07h57 : Bonjour @Nicojaffa. Giorgia Meloni s'est opposée à l'invasion de l'Ukraine par la Russie dès le début du conflit. En revanche, comme cela est bien détaillé dans cet article de France 24, sa position vis-à-vis du Kremlin n'a pas toujours été aussi tranchée, puisqu'elle avait soutenu Vladimir Poutine en 2014, lors de l'invasion de la Crimée.

07h57 : Bonjour Franceinfo. Merci pour votre travail. Quelle est la position de Mme Meloni sur la guerre en Ukraine?

08h20 : "Il est très important que Moscou nous entende et sache que les conséquences seraient horribles."

"Toute utilisation d'armes nucléaires aurait des effets catastrophiques pour le pays qui les utilise, bien sûr, mais aussi pour beaucoup d'autres", a également souligné le chef de la diplomatie américain.

08h20 : Washington a enjoint Moscou, via des canaux privés, à mettre fin à son discours agitant la menace nucléaire. "Nous avons été très clairs avec les Russes", a déclaré hier soir le chef de la diplomatie américain, Antony Blinken, dans un entretien à la chaîne CBS News.