Guerre en Ukraine : le directeur général de la centrale de Zaporijjia a été libéré

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a annoncé lundi que le directeur de la centrale était "sain et sauf". Il avait été arrêté le 30 septembre par les forces russes.

La centrale nucléaire de Zaporijjia photographiée le 11 septembre 2022. 
La centrale nucléaire de Zaporijjia photographiée le 11 septembre 2022.  (STRINGER / AFP)
Ce qu'il faut savoir

>> Ce direct est désormais terminé. 

Le directeur général de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia a été libéré lundi 3 octobre, a annoncé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui dispose d'experts sur place. Igor Mourachov avait été arrêté vendredi 30 septembre par la Russie, qui contrôle le site. Il avait été interpellé par une "patrouille russe" alors qu'il se rendait depuis la centrale vers la ville d'Enerhodar, tenue par les Russes, selon l'opérateur ukrainien Energoadom. "J'ai reçu la confirmation qu'il était rentré chez lui sain et sauf", a tweeté le patron de l'AIEA, Rafael Grossi. 

La centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, est occupée depuis début mars par les troupes russes, mais se trouve non loin de la ligne de démarcation entre les territoires contrôlés par Kiev et ceux occupés par Moscou. Elle est située dans la région de Zaporijjia, l'un des territoires ukrainiens officiellement annexés vendredi par la Russie

 Le Parlement russe ratifie la loi sur l'annexion de quatre régions ukrainiennes. Sans surprise, les députés russes ont approuvé lundi à l'unanimité la loi sur l'annexion de quatre régions ukrainiennes. Les députés de la Douma, chambre basse du Parlement, ont tous voté en faveur de l'annexion des régions de Donetsk et de Louhansk (est de l'Ukraine), ainsi que de celles de Kherson et de Zaporijjia (sud), selon la retransmission en direct de la cérémonie du vote à la télévision russe. Ni abstention ni vote contre n'ont été enregistrés.

La Russie veut "consulter" les populations des régions ukrainiennes annexées de Kherson et de Zaporijjia. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, l'a annoncé lundi. Le but de cette consultation est de fixer les frontières de ces régions, que la Russie ne contrôle pas entièrement. 

La journaliste dissidente Marina Ovsiannikova placée sur la liste des personnes recherchées. Connue pour avoir brandi une pancarte pacifiste à la télévision, la journaliste avait été inculpée en août pour "diffusion de fausses informations" sur l'armée russe, un crime passible de 10 ans de prison. Elle était depuis assignée à résidence. Igor Ovsyannikov, ex-mari de la journaliste, avait déclaré samedi, sur la chaîne RT, qu'elle avait violé son assignation à résidence et qu'elle était partie avec leur fille de 11 ans. Franceinfo n'a pas pu joindre son avocat dans l'immédiat.

 Kiev dit avoir repris Lyman. L'Ukraine a annoncé dimanche avoir repris cette ville située dans la région de Donetsk annexée par la Russie, dans l'est de l'Ukraine. L'armée russe a avoué "s'être retirée". La reprise de Lyman par les troupes ukrainiennes leur ouvre la voie vers la région de Louhansk et le nord de la région de Donetsk.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #UKRAINE

21h36 : Depuis le début de la guerre, l'UE a sanctionné des secteurs entiers de l'économie russe. Mais une industrie brille par son absence de la liste : celle des diamants. "L'œil du 20 heures" a cherché à comprendre pourquoi, du côté notamment d'Anvers, en Belgique, place-forte du diamant en Europe.




21h30 : "Je vous confirme la mise en place, à partir de fin novembre, d'une aide pour nos compatriotes qui accueillent des déplacés ukrainiens chez eux."

Lors de son discours sur la guerre en Ukraine, cet après-midi, la cheffe du gouvernement a évoqué un coup de pouce pour les Français hébergeant des Ukrainiens. En juillet, une aide "de 150 à 200 euros" par mois avait été envisagée. Reste à savoir si ce montant sera acté.

20h38 : A l'Assemblée nationale, la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, accuse la Russie d'avoir choisi une "fuite en avant politique" mais aussi "militaire", avec la mobilisation partielle de sa population, et "rhétorique", avec ses menaces de recours à l'arme nucléaire.

20h10 : Il est 20 heures et des poussières, voici les principaux titres de ce lundi :

• Le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, a été mis en examen pour "prise illégale d'intérêts" dans le cadre d'une enquête sur des contrats concernant l'armateur MSC, avec lequel il a des liens familiaux. Dans la foulée, l'entourage d'Emmanuel Macron a fait savoir qu'il était maintenu à son poste.

• La Cour de justice de la République a ordonné un procès contre le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, accusé de "prise illégale d'intérêts". Dénonçant "une instrumentalisation", ses avocats ont formé un pourvoi en cassation. Voici ce qui attend désormais le ministre.

Avant la reprise automnale des débats dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, la Première ministre, Elisabeth Borne, a prononcé un discours sur la guerre en Ukraine. Elle a notamment appelé à une poursuite des sanctions contre la Russie.

• Trois jours après avoir été arrêté, le directeur général de la centrale nucléaire de Zaporijjia a été libéré, a annoncé l'Agence internationale de l'énergie atomique. Il avait été interpellé par une "patrouille russe" alors qu'il quittait la centrale, selon l'opérateur ukrainien Energoadom.

18h15 : Il est 18 heures, voici un nouveau point sur l'actualité de ce lundi :

• Le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, a été mis en examen pour "prise illégale d'interêts" dans le cadre d'une enquête sur des contrats concernant l'armateur MSC, a annoncé le Parquet national financier.

• La guerre en Ukraine est "une lutte pour nos valeurs", a affirmé Elisabeth Borne devant l'Assemblée nationale, cet après-midi, à l'occasion de la rentrée parlementaire. Suivez notre direct.

• Le prix Nobel de médecine est décerné au Suédois Svante Pääbo. Il est récompensé pour ses travaux sur le séquençage du génome de l'homme de Néandertal et la paléogénomique.


• L'écart est bien moins important que prévu. L'ancien président de gauche Lula est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle au Brésil (48%). Jair Bolsonaro, le président sortant d'extrême droite, a mieux résisté que prévu (43%). Le duel entre les deux hommes doit se tenir le 30 octobre. Suivez la situation dans notre direct.

16h58 : Le discours de la Première ministre est désormais terminé, mais les débats se poursuivent dans l'hémicycle. Nous continuerons à vous en parler dans notre direct.

16h37 : "Ce conflit montre une fois de plus l'importance du multilatéralisme : nous sommes forts lorsque nous avançons unis."

16h34 : "Cette guerre nous montre la nécessité de conquérir rapidement notre souveraineté énergétique et de sortir de notre dépendance. (...) Nous y parviendrons par un plan ambitieux et durable."

16h41 : Elisabeth Borne évoque les explosions qui ont entraîné des fuites sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2, en parlant d'un "sabotage grave". "Nous sommes prêts pour l'hiver", affirme toutefois la Première ministre, alors qu'on entend un peu d'agitation dans l'hémicycle.

16h21 : "La Russie pensait trouver l'Otan faible et divisée, elle l'a ressoudée."

16h20 : "Depuis le début du conflit, avec les alliés et les autres nations européennes, nous avons multiplié les livraisons d'armes à l'Ukraine. Nous l'assumons : nous devons donner les moyens à l'Ukraine de se défendre."

16h20 : "Nous ne reconnaîtrons évidemment pas les résultats de ces prétendus référendums, ni l'annexion [de quatre territoires ukrainiens] par la Russie."

16h19 : "Les Ukrainiens répondent à l'assaut russe depuis sept mois. (...) Ils n'ont jamais baissé la tête. Leur héroïsme force le respect."




(FRANCEINFO)

16h11 : "Le président de la République l'a dit : cette guerre est notre responsabilité à tous. C'est un membre de la famille européenne qui est attaqué."

16h10 : "La France et l'Europe doivent être au rendez-vous. Cette guerre est une leçon de solidarité."

16h12 : "Cette guerre n'est pas seulement un conflit entre deux pays. (...) Cette guerre, c'est une lutte pour nos valeurs. Vladimir Poutine l'a lui-même reconnu vendredi dernier : c'est notre modèle démocratique qu'il attaque."

(FRANCEINFO)

16h04 : C'est la rentrée parlementaire. La session à l'Assemblée débute à l'instant avec un débat (sans vote) sur l'Ukraine. La Première ministre Elisabeth Borne va prononcer un discours. Vous pouvez regarder les échanges dans notre direct.

15h36 : C'est un sujet plutôt consensuel dans une rentrée parlementaire des plus clivantes : alors que les députés retrouvent les bancs de l'hémicycle cet après-midi, une déclaration du gouvernement sur la guerre en Ukraine est prévue dans l'après-midi, suivie d'un débat sans vote. A cette occasion, les députés socialistes (Nupes) ont déposé une proposition de résolution "afin que l'Assemblée nationale affirme son soutien indéfectible à l'Ukraine".

13h44 : A 30 ans à peine, Sasha est à la tête d'une unité des forces spéciales ukrainiennes, avec laquelle il a passé près de deux semaines à Lyman, en Ukraine. L'administration de Vladimir Poutine y a organisé un simulacre de référendum d’annexion, mais la ville est aussitôt repassée sous contrôle ukrainien après d'âpres combats. Voici son témoignage.

12h41 : La région occupée de Kherson doit intégrer l'ensemble des frontières administratives de l'oblast ukrainien, déclare de son côté Pavel Krasheninnikov, président d'une commission de la Douma. Il veut même lui intégrer deux districts de la région voisine de Mykolaïv.

12h21 : La Russie ne connaît toujours pas les frontières des territoires qu'elle revendique. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que les populations des zones occupées de Zaporijjia et de Kherson seraient consultées pour définir les futurs contours. Mais il a ajouté qu'il "n'y aura pas de référendum" sur ce point.

09h05 : Il est 9 heures, voici un nouveau rappel des titres :

• L'écart est bien moins important que prévu. L'ancien président de gauche Lula est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle au Brésil (47,97%). Jair Bolsonaro, le président sortant d'extrême droite, a mieux résisté que prévu (43,60%). Le duel entre les deux hommes doit se tenir le 30 octobre. Suivez la situation dans notre direct.

• La nouvelle campagne de vaccination contre le Covid-19 débute aujourd'hui. On vous résume ici tout ce qu'il faut savoir sur cette nouvelle phase de la lutte contre le virus.

• Les parlementaires font leur rentrée. Après une session estivale houleuse, de nombreux élus s'attendent à une rentrée encore plus agitée dans l'hémicycle, avec l'arrivée de textes clivants et un climat politique tendu.

• Les députés de la Douma examinent un projet de loi sur l'annexion des territoires ukrainiens par la Russie. Suivez la situation dans notre direct.