Guerre en Ukraine : Washington annonce une nouvelle aide militaire de 775 millions de dollars pour Kiev

Cette aide comprendra notamment des missiles supplémentaires pour les lance-missiles américains Himars, ainsi que des systèmes de canons mobiles et des obus compatibles avec des armements fournis par le Royaume-Uni.

Un engin lance-missiles américain Himars, à Riyad (Arabie saoudite), le 6 mars 2022.
Un engin lance-missiles américain Himars, à Riyad (Arabie saoudite), le 6 mars 2022. (FAYEZ NURELDINE / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Après une aide d'un milliard de dollars annoncés le 8 août, les Etats-Unis vont accorder une nouvelle assistance militaire d'un montant de 775 millions de dollars à l'Ukraine, a annoncé une haute responsable du ministère américain de la Défense. Cette nouvelle aide comprendra notamment des missiles supplémentaires pour les systèmes américains d'artillerie de précision Himars, qui permettent à Kiev de bombarder des cibles à plusieurs dizaines de kilomètres à l'intérieur du territoire ukrainien contrôlé par la Russie.

Il comprendra également des systèmes de canons mobiles et des obus supplémentaires, ainsi que des drones et, pour la première fois, des véhicules blindés anti-mines, "un bon exemple des besoins des Ukrainiens pour faire avancer leurs troupes et reprendre du territoire", a précisé la porte-parole américaine. Ce direct est maintenant terminé.

Emmanuel Macron appelle les Français à "accepter de payer le prix de la liberté et de nos valeurs". Le chef de l'Etat a dénoncé "l'attaque brutale" lancée par Vladimir Poutine, lors d'une cérémonie pour le 78e anniversaire de la libération de Bormes-les-Mimosas (Var). "La guerre est revenue à quelques heures de nos frontières sur le sol européen", a souligné Emmanuel Macron, qui a dénoncé "l'intolérable mépris des peuples, la volonté impérialiste [qui] ressurgissent du passé".

Le gazoduc Nord Stream sera fermé pour "maintenance" du 31 août au 2 setembre. Les livraisons de gaz  vers l'Europe seront donc suspendues sur la période, a annoncé le géant gazier russe Gazprom, qui explique qu'"il est nécessaire de procéder à une maintenance toutes les 1 000 heures".

 Emmanuel Macron et Vladimir Poutine appellent à une inspection de la centrale nucléaire de Zaporijjia "dans les plus brefs délais". Alors que Moscou et Kiev s'accusent mutuellement d'avoir frappé la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, le président russe a estimé, vendredi 19 août, que "le bombardement systématique" de ce site, occupé par l'armée russe, "crée un danger de catastrophe de grande envergure qui pourrait conduire à la contamination radioactive de vastes territoires". Lors d'un échange téléphonique avec Emmanuel Macron, les deux chefs d'Etat ont appelé à organiser "dans les plus brefs délais" une visite de la centrale par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), rapporte le Kremlin. L'Elysée a de son côté assuré que Vladimir Poutine a accepté que la mission de l'AIEA passe "par l'Ukraine sous contrôle gouvernemental", et non par la Russie ou les territoires ukrainiens qu'elle occupe. L'envoi d'experts de l'AIEA va aussi nécessiter un "cessez-le-feu", "au moins le temps de la mission", a relevé l'Elysée.

 Vladimir Poutine se plaint "d'obstacles" à l'exportation de produits agricoles russes, l'Elysée conteste. Au cours de son entretien avec Emmanuel Macron, le président russe a fustigé les "obstacles" à l'exportation de biens agricoles russes, malgré la signature en juillet d'un accord entre Moscou et Kiev pour relancer les exportations de céréales. L'Elysée a réfuté ces affirmations, jugeant qu'il n'y a "aucun obstacle juridique" ou "opérationnel", et dénonce "une volonté d'instrumentaliser politiquement cette question".

 Antonio Guterres appelle à ne pas couper la centrale du réseau ukrainien. "Bien évidemment, l'électricité de Zaporijjia est une électricité ukrainienne (...) ce principe doit être pleinement respecté", a déclaré vendredi le secrétaire général de l'ONU. Antonio Guterres est en visite vendredi à Odessa, le grand port du sud de l'Ukraine. La veille, il s'est engagé à tout faire pour intensifier le récent déblocage des exportations de céréales ukrainiennes.

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23h16 : Bonjour @François31. Je n'ai pas davantage de précisions, mais je peux vous donner la phrase complète du chef de l'Etat. La voici : "Je pense à notre peuple auquel il faudra de la force d'âme pour regarder en face le temps qui vient, résister aux incertitudes, parfois à la facilité et à l'adversité et, unis, accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs", a-t-il lancé. Le 14 juillet, le président avait préparé les Français à une rentrée et un hiver difficiles, en raison des risques de pénuries d'énergie et de la flambée des prix induits par la guerre en Ukraine. "L'été et le début de l'automne seront sans doute très durs", avait-il alors concédé.

23h15 : Bonsoir FI, Emmanuel Macron appelle par ailleurs les Français à "accepter de payer le prix de la liberté". Auriez-vous des précisions sur le sens de cette phrase svp ? Merci

22h43 : "Une rencontre incroyable." Voilà comment Benoît Payan, le maire de Marseille, a qualifié son échange avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kiev. Avec sept autres maires de grandes villes européennes, l'édile a ratifié un protocole d'accord de reconstruction durable des villes ukrainiennes. "Dès la fin du conflit", la ville de Marseille y enverra notamment ses marins-pompiers.

(Ludovic MARIN / AFP)

21h02 : L'appel avec Vladimir Poutine visait à "obtenir les engagements permettant d'assurer la sécurité nucléaire", explique le chef de l'Etat lors de son discours à Bormes-les-Mimosas. Les deux présidents ont appelé à une inspection de la centrale nucléaire de Zaporijjia "dans les plus brefs délais". Emmanuel Macron appelle par ailleurs les Français à "accepter de payer le prix de la liberté".

20h06 : Il est 20 heures, on fait un nouveau point sur l'actualité :

Six personnes sont mortes et quatre autres ont été blessées, dont deux se trouvent en urgence absolue, dans un accident de la circulation à Savignac-les-Ormeaux, près d'Ax-les-Thermes.


Emmanuel Macron et Vladimir Poutine appellent à une inspection de la centrale nucléaire de Zaporijjia "dans les plus brefs délais". Suivez notre direct.

La garde à vue des deux policiers a été levée, quelques heures après qu’un homme a été tué et un autre blessé par la police dans la nuit de jeudi à vendredi après un refus d'obtempérer lors d'un contrôle routier.

"Nous avons des nouvelles rassurantes" des blessés graves après les intempéries en Corse, a annoncé, en milieu de journée, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

19h29 : Les présidents russe et français ont appelé, à l'issue de cet entretien, à organiser "dans les plus brefs délais" une inspection de la centrale de Zaporijjia par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) afin d'évaluer la situation sur place.

19h28 : Le président Poutine a accepté de "revoir l'exigence" initiale de Moscou qu'une telle mission passe par la Russie, détaille la présidence française à l'issue d'un entretien téléphonique d'Emmanuel Macron avec le président russe, leur premier depuis le 28 mai. "Il a accepté qu'elle [s'y] rende dans le respect de la souveraineté ukrainienne et donc en passant par l'Ukraine sous contrôle gouvernemental", ajoute l'Elysée, en soulignant que c'était une exigence de Kiev comme de Paris.

19h29 : Vladimir Poutine a accepté qu'une mission de l'AIEA à la centrale nucléaire de Zaporijjia, sous contrôle russe dans le sud du pays et cible de bombardements récurrents, passe par l'Ukraine et non la Russie, annonce l'Elysée.

18h30 : Cette nouvelle aide prévoit aussi l'envoi de systèmes de canons mobiles et des obus supplémentaires compatibles avec des armements fournis par le Royaume-Uni, selon une haute responsable du ministère américain de la Défense.

18h29 : Les Etats-Unis remettent la main au portefeuille. Le Pentagone annonce ce vendredi une nouvelle tranche d'aide militaire à l'Ukraine pour un montant de 775 millions de dollars (772 millions d'euros). Elle comprend notamment des missiles supplémentaires pour les systèmes américains d'artillerie de précision Himars.

18h22 : Le site nucléaire de Zaporijjia, occupé par l'armée russe, est au cœur des inquiétudes internationales, et la crainte d'un accident nucléaire plane. Décryptage. La centrale nucléaire de Zaporijjia, en Ukraine, le 27 avril 2022. (ED JONES / AFP)

(ED JONES / AFP)

18h09 : Il est 18 heures, l'heure de faire un point sur l'actualité :

• Emmanuel Macron et Vladimir Poutine appellent à une inspection de la centrale nucléaire de Zaporijjia "dans les plus brefs délais". Suivez notre direct.

"Nous avons des nouvelles rassurantes" des blessés graves après les intempéries en Corse, a annoncé, en milieu de journée, Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur.

•Revivez les obsèques du dessinateur français Jean-Jacques Sempé, qui ont eu lieu cet après-midi à Paris.

Un homme a été tué et un autre blessé par la police, après un refus d'obtempérer lors d'un contrôle routier à Vénissieux (Rhône), a appris franceinfo de sources policières.

16h31 : "Les deux présidents se reparleront dans les prochains jours de ce sujet après échanges des équipes techniques et avant le déploiement de la mission", a précisé l'Elysée dans un communiqué.

16h36 : Selon Vladimir Poutine, les frappes contre la centrale ukrainienne de Zaporijjia créent un risque de "catastrophe de grande envergure", cité dans un communiqué du Kremlin. Le président russe a également "souligné que le bombardement systématique (...) du territoire de la centrale nucléaire de Zaporijjia (...) pourrait conduire à la contamination radioactive de vastes territoires".

16h30 : Les deux présidents ont appelé à organiser "dans les plus brefs délais" une visite de la centrale, occupée par les forces russes, par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

16h27 : Le président français, Emmanuel Macron, et le président russe, Vladimir Poutine, se sont entretenus au téléphone.

14h14 : Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a demandé à la Russie de ne pas couper la centrale nucléaire de Zaporijjia. "Bien évidemment, l'électricité de Zaporijjia est une électricité ukrainienne (...) ce principe doit être pleinement respecté", a-t-il déclaré lors de sa visite dans le port d'Odessa, après que l'opérateur des centrales ukrainiennes Energoatom a dit craindre que la Russie ne coupe Zaporijjia.

13h33 : "Avec l'intensité des combats, nos réserves s'épuisent très vite. Un jour, nous n'en aurons plus."


"Juice" fait partie de l'escadron ukrainien "les Fantômes de Kiev". Il en appelle à la communauté internationale pour qu'elle leur livre des systèmes antiaériens et des avions de chasse pour mieux protéger les villes ukrainiennes.

07h53 : Voici les titres de ce vendredi matin :

• De nouveaux "orages généralisés" se sont abattus sur la Corse, cette nuit. Les deux départements corses sont en vigilance orange, alors que "de fortes précipitations sont attendues sur l'ouest de l'île".

• Hier, un premier épisode orageux particulièrement violent a fait cinq morts et 20 blessés, selon le dernier bilan du ministère de l'Intérieur. Gérald Darmanin avait annoncé par erreur un sixième mort, dans la soirée.

• Apple recommande aux détenteurs de certains modèles d'iPhone, Ipad et Mac de mettre à jour leur logiciel d'exploitation, qui présente une faille de sécurité permettant de prendre le contrôle de ces appareils.

• Le secrétaire général de l'ONU a averti hier que tout dégât à la centrale nucléaire de Zaporijjia, en Ukraine, serait un "suicide". Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a dit redouter un "nouveau Tchernobyl" sur ce site.