Guerre en Ukraine : les autorités d'occupation prorusses appellent tous les civils à quitter "immédiatement" la ville de Kherson

Face à la contre-offensive ukrainienne, les forces prorusses exhortent à nouveau les civils à se déplacer sur la rive gauche du Dniepr, qui borde la ville du sud du pays.

Des bateaux remplis de civils rejoignent la ville d\'Alyoshka en Ukraine, sur la rive gauche du Dniepr, le 22 octobre 2022.
Des bateaux remplis de civils rejoignent la ville d'Alyoshka en Ukraine, sur la rive gauche du Dniepr, le 22 octobre 2022. (ADMINISTRATION D'OCCUPATION DE KHERSON / TELEGRAM)
Ce qu'il faut savoir

La bataille de Kherson se précise. En réaction à l'avancée des forces ukrainiennes dans la cette région du sud du pays, les autorités d'occupation prorusses ont appelé, samedi 22 octobre, tous les civils à quitter "immédiatement" les lieux. "La ville de Kherson, comme une forteresse, prépare sa défense", avait prévenu, hier, un responsable d'occupation local. Les évacuations vers la rive gauche du fleuve Dniepr, qui borde Kherson, sont en cours depuis mercredi. 

Ce direct est maintenant terminé.

 Des frappes russes ciblent des infrastructures énergétiques dans l'ouest 
Moscou continue de cibler les infrastructures énergétiques de l'Ukraine, alors que l'hiver approche. De nouvelles frappes russes ont visé plusieurs de ces infrastructures dans l'Ouest de l'Ukraine, samedi 22 octobre, a affirmé l'opérateur Ukrenergo. Les forces russes "ont procédé à une nouvelle attaque avec des missiles sur des installations énergétiques des principaux réseaux dans les régions occidentales de l'Ukraine", a expliqué Ukrenergo, ajoutant que "l'étendue des dommages est comparable ou pourrait dépasser les conséquences de l'attaque des 10-12 octobre". Des responsables locaux ont également fait état de coupures de courant dans plusieurs régions du pays

Entretien entre les ministres russe et américain de la Défense. Les ministres de la Défense russe, Sergueï Choïgou, et américain, Lloyd Austin, ont échangé par téléphone vendredi, le chef du Pentagone soulignant la nécessité de garder des "canaux de communication" ouverts. Lloyd Austin a également parlé avec son homologue ukrainien Oleksiï Reznikov, réitérant "l'engagement inébranlable des Etats-Unis à soutenir la capacité de l'Ukraine à contrer l'agression de la Russie".

Une frappe à Kherson fait quatre morts selon Moscou, Kiev dément. Les autorités russes ont annoncé la mort de quatre personnes, dont deux journalistes, lors d'un bombardement nocturne sur un pont enjambant le fleuve Dniepr à Kherson. L'armée ukrainienne a répondu en niant avoir visé des civils : "Nous ne touchons pas les infrastructures essentielles, nous ne touchons pas les localités pacifiques et la population locale", a déclaré une porte-parole, Natalia Goumeniouk. 

 Kiev réclame une mission d'observation au barrage de Kakhovka. L'Ukraine a demandé vendredi une mission d'observation internationale au barrage de Kakhovka, en amont de Kherson, où elle accuse la Russie de "préparer consciemment le terrain pour une catastrophe de grande ampleur". Jeudi, Volodymyr Zelensky avait accusé les forces russes d'avoir "miné le barrage et les unités de la centrale hydroélectrique de Kakhovka", ce que démentent les autorités d'occupation russe de Kherson.

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19h40 : @Béa Attention à ne pas aller trop vite en besogne ! Jeudi, Volodymyr Zelensky avait accusé les forces russes d'avoir "miné le barrage et les unités de la centrale hydroélectrique de Kakhovka", ce que démentent les autorités d'occupation russe de Kherson. Pour en avoir le cœur net, l'Ukraine a demandé une mission d'observation internationale sous l'égide de l'ONU. Comme le rappelle Le Figaro, les Russes ont déjà endommagé un autre barrage hydroélectrique en Ukraine, à Kryvyi Rih, mais avec des missiles de croisière.

Selon l'Institute for the Study of War, "les autorités russes sont probablement en train de créer les conditions idéales pour endommager le barrage et blâmer les Ukrainiens."

19h36 : Quel est le scénario monté par les Russes concernant l'inondation de Kherson en faisant sauter le barrage ? On va laisser faire encore longtemps, comme en Syrie ?

19h32 : @Chou de Saint-Saens Ce n'est vraiment pas le scénario privilégié par les observateurs. Même les autorités ukrainiennes qui ont mis en garde les populations évoquent une "situation tendue sur le front" et "un danger accru de bombardements massifs". La stratégie russe consiste plutôt à priver la population d'électricité à l'approche de l'hiver que d'utiliser des armes nucléaires dites "tactiques", même à portée plus réduite.

19h30 : Bonjour je réitère ma question sans éructer plus que de mesure pour espérer être entendu. La volonté russe d'évacuer la population civile de Kherson, n'est elle pas le prélude à l'utilisation d'une frappe nucléaire sur les troupes ukrainiennes ?

18h08 : 18 heures ! Jetons un coup d'œil à l'actualité de ce samedi soir !

• Le ministre de la Santé, François Braun, a lancé un appel à ne pas encombrer les urgences pédiatriques, après une lettre ouverte de soignants à Emmanuel Macron pour alerter sur la saturation du secteur. Il a promis aux soignants des mesures "à court terme".

La situation s'améliore pour les automobilistes avec 13% des stations-service en difficulté hier soir, mais la grève est reconduite au dépôt de Feyzin, dans le Rhône jusqu'à lundi.

• De nouvelles frappes de missiles russes ont endommagé des infrastructures énergétiques dans l'ouest de l'Ukraine et privé de courant plus d'un million de foyers, selon Kiev. L'Ukraine dit redouter une "catastrophe humanitaire" et un "tsunami migratoire" à l'approche de l'hiver.

• Pas de mise en examen pour Edouard Philippe. L'ancien Premier ministre a été placé sous le statut de témoin assisté par la Cour de justice de la République, dans le cadre de l'enquête sur la gestion de l'épidémie par le gouvernement.

15h59 : C'est bientôt l'heure du goûter. Pour patienter, voici quelques tartines d'actu :

• Pas de mise en examen pour Edouard Philippe. L'ancien Premier ministre a été placé sous le statut de témoin assisté dans le cadre de l'enquête sur la gestion de l'épidémie par le gouvernement, après une audition, mardi, devant la Cour de justice de la République.

• Le ministre de la Santé, François Braun, a lancé un appel à ne pas encombrer les urgences pédiatriques, après une lettre ouverte de soignants à Emmanuel Macron pour alerter sur la saturation du secteur. Il a promis aux soignants des mesures "à court terme".


• De nouvelles frappes de missiles russes ont endommagé des infrastructures énergétiques dans l'ouest de l'Ukraine et privé de courant plus d'un million de foyers, selon Kiev. L'Ukraine dit redouter une "catastrophe humanitaire" et un "tsunami migratoire" à l'approche de l'hiver.

• Au lendemain de la nomination de Giorgia Meloni à la tête du gouvernement, le nouvel exécutif italien a prêté serment à Rome. La Commission européenne a dit "compter sur une coopération constructive" avec cette équipe de droite, marquée par son euroscepticisme.

15h30 : Sur Telegram, Volodymyr Zelensky affirme que la plupart des 36 roquettes lancées ces dernières heures "ont été abattues" par les forces antiaériennes ukrainiennes. Il dénonce des "frappes lâches sur des sites essentiels".

15h26 : Le président ukrainien prend à son tour la parole et accuse la Russie d'avoir procédé à une "attaque massive" avec 36 tirs de roquette cette nuit.

15h24 : Les services de Volodymyr Zelensky font notamment état de 672 000 abonnés "déconnectés" dans la région de Khmelnytskyi, entre Kiev et Lviv. S'y ajoutent 242 000 foyers sans le noir dans l'oblast de Cherkasy, dans le centre du pays.

15h15 : Plus d'un million de foyers sont privés d'électricité après de nouvelles frappes russes aujourd'hui, affirme la présidence ukrainienne.

14h27 : Pendant ce temps, la Russie accuse l'Ukraine d'avoir tué deux civils et privé 15 000 personnes d'électricité dans des frappes contre la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, ce matin.

14h31 : Les évacuations vers la rive gauche du fleuve Dniepr, qui borde Kherson, sont en cours depuis mercredi. Voici des images de bateaux fluviaux qui rejoignent la ville d'Alyoshka, diffusées aujourd'hui par les forces prorusses.





(ADMINISTRATION D'OCCUPATION DE KHERSON / TELEGRAM)

14h19 : "Tous les habitants civils de Kherson doivent immédiatement quitter la ville", demande désormais l'administration prorusse locale, en évoquant une "situation tendue sur le front" et "un danger accru de bombardements massifs".

14h10 : Face à la contre-offensive ukrainienne, les forces prorusses avaient déjà exhorté les civils à se déplacer sur la rive gauche du Dniepr, qui borde la ville. "La ville de Kherson, comme une forteresse, prépare sa défense", avait prévenu, hier, un responsable d'occupation local.

14h25 : Les autorités prorusses appellent les civils à quitter Kherson "immédiatement".

11h58 : Pourquoi la Russie cible-t-elle ainsi les infrastructures énergétiques ukrainiennes ? Notre journaliste Fabien Magnenou vous explique cette stratégie du "chaos électrique", à laquelle Kiev tente de répondre par une campagne de sobriété forcée.

11h55 : "S'il n'y a plus de courant, d'électricité et d'eau en Ukraine, cela peut déclencher un nouveau tsunami migratoire."

Dans un entretien à paraître demain dans le journal allemand FAS, le chef du gouvernement ukrainien accuse la Russie de vouloir "offrir à l'Ukraine un hiver froid", jetant les bases d'une "catastrophe humanitaire planifiée, comme l'Europe n'en a jamais vu depuis la Deuxième Guerre mondiale".



(Francisco Seco / AP / SIPA)

11h51 : A la suite de ces tirs de missiles, des restrictions d'énergie sont "appliquées de force" dans plusieurs régions, dont Kiev et sa région, selon Ukrenergo. Des responsables dans tout le pays avaient auparavant fait état de coupures d'électricité après de nouvelles frappes.

11h48 : De nouvelles frappes russes ont visé des infrastructures énergétiques dans l'ouest du pays ce matin, selon l'opérateur national Ukrenergo. "L'étendue des dommages est comparable ou pourrait dépasser les conséquences de l'attaque des 10-12 octobre", avance-t-il.