Crise en Ukraine : Washington affirme à nouveau que "la Russie se dirige vers une invasion imminente", Moscou dément

"Aucune 'invasion russe' de l'Ukraine, qu'annoncent depuis l'automne dernier des responsables américains et leurs alliés, n'a lieu et n'est prévue", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.

Un garde ukrainien se tient à un check-point à la frontière avec la Russie, le 16 février 2022.
Un garde ukrainien se tient à un check-point à la frontière avec la Russie, le 16 février 2022. (SERGEY BOBOK / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Washington maintient sa position. Le risque d'une invasion de l'Ukraine par la Russie est "très élevé", a affirmé le président américain Joe Biden, jeudi 17 février. Washington assure que la Russie, loin d'avoir retiré des troupes de la frontière ukrainienne comme elle l'a promis, a continué à renforcer son dispositif. De son côté, Moscou réaffirme n'envisager aucune invasion de l'Ukraine. "Aucune 'invasion russe' de l'Ukraine, qu'annoncent depuis l'automne dernier des responsables américains et leurs alliés, n'a lieu et n'est prévue", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères. Ce direct est maintenant terminé. 

"Expulsion" du numéro 2 de l'ambassade américaine en Russie. Le département d'Etat américain assure que Bart Goman a été "expulsé". "Nous appelons la Russie à mettre fin à ses expulsions sans fondement de diplomates américains" et "nous étudions notre riposte", a dit un porte-parole du département d'Etat.

Les séparatistes et Kiev s'accusent de bombardements. L'armée ukrainienne a accusé les combattants séparatistes d'avoir visé "avec un cynisme particulier" la localité de Stanitsa Louganska, touchant notamment une école maternelle. En réponse, le chef de la milice de la région séparatiste de Lougansk a accusé l'armée ukrainienne d'"essayer de pousser le conflit vers une escalade".

 Le retrait russe "prendra du temps". Le Kremlin a annoncé que le retour dans leurs casernes des troupes engagées dans des manœuvres aux abords de l'Ukraine prendrait du temps. Il a rappelé que le déploiement des troupes avait pris plusieurs semaines.

Moscou annonce de nouveaux retraits. Le ministère de la Défense a annoncé un nouveau retrait d'unités de Crimée, montrant des images d'un train chargé de camions rejoignant la Russie continentale via le pont enjambant le détroit de Kertch.

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23h16 : La Russie a "expulsé" le numéro deux de l'ambassade des Etats-Unis à Moscou, Bart Gorman, a annoncé le département d'Etat américain. "Nous appelons la Russie à mettre fin à ses expulsions sans fondement de diplomates américains" et "nous étudions notre riposte", a dit un porte-parole du département d'Etat à l'AFP. Cette mesure est une action de représailles après la récente expulsion "injustifiée" d'un diplomate russe en poste à Washington, a assuré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

22h54 : "Si j'étais président de la République et président de l'Union européenne, la première démarche vis-à-vis de la Russie aurait été de convoquer un sommet européen à Kiev, pour afficher notre solidarité et notre unité collective vis-à-vis de la démocratie en Ukraine, et vis-à-vis de l'intégrité de son territoire."

20h25 : "Je suis ici aujourd'hui non pas pour commencer une guerre, mais pour en prévenir une."

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a exhorté, à l'ONU, la Russie à "abandonner la voie de la guerre". "Le gouvernement russe peut annoncer aujourd'hui" que "la Russie ne va pas envahir l'Ukraine, le dire clairement, le dire pleinement au monde entier, et ensuite le démontrer en renvoyant ses soldats, ses chars, ses avions, dans leurs casernes et hangars, et en envoyant ses diplomates à la table des négociations", a-t-il martelé. "Dans les jours qui suivront, le monde se souviendra de cet engagement, ou du refus d'en faire autant."

17h56 : Après plusieurs semaines de crise, le Kremlin a annoncé hier le retrait d'une partie de ses troupes massées à la frontière avec l'Ukraine. Mais l'Union européenne, qui joue les médiateurs entre Moscou et Kiev, reste méfiante et attend des "actes" sur le terrain. Notre journaliste Marie-Violette Bernard vous explique comment les Européens œuvrent à l'unisson pour tenter de désamorcer les tensions.

Le chancelier allemand, Olaf Scholz, et le président russe, Vladimir Poutine, lors d'une conférence de presse commune au Kremlin, à Moscou, le 15 février 2022. (KAY NIETFELD / DPA / AFP)

(KAY NIETFELD / DPA / AFP)

16h17 : "En l'absence de disposition de la partie américaine à s'entendre sur des garanties juridiques fermes pour notre sécurité, (...) la Russie sera forcée de réagir, notamment par la mise en œuvre de mesures à caractère militaire et technique."

Dans sa réponse aux propositions américaines, la Russie a menacé de réagir en cas de rejet par les Etats-Unis de ses principales exigences sécuritaires, répétant vouloir un retrait des forces américaines d'Europe centrale et orientale et des Etats baltes.

15h52 : La Russie a "expulsé" le numéro deux de l'ambassade des Etats-Unis à Moscou, Bart Gorman, a annoncé le département d'Etat américain, qui a dénoncé une "escalade". "Nous appelons la Russie à mettre fin à ses expulsions sans fondement de diplomates américains" et "nous étudions notre riposte", a dit un porte-parole du département d'Etat à l'AFP.

15h31 : Les Etats-Unis ont annoncé avoir reçu la réponse écrite de la Russie à leurs propositions de négociations. La réponse a été remise à l'ambassadeur américain en Russie John Sullivan, a dit un haut responsable américain. Washington avait transmis ses propres propositions le 26 janvier, mais elles rejetaient les principales exigences russes, dont la garantie formelle que l'Ukraine n'adhérera jamais à l'Otan.

15h16 : L'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, a affirmé que "la Russie se dirigeait vers une invasion imminente" de l'Ukraine, en dépit de ses annonces de retrait militaire. "Notre objectif est de transmettre la gravité de la situation" car "c'est un moment crucial", a-t-elle souligné.

14h43 : 14 heures, voici l'habituel point sur l'actu :

• La France et ses partenaires occidentaux ont officialisé leur retrait militaire du Mali, au terme de neuf ans de lutte antijihadiste. Des forces militaires, dont près de 3 000 Français, resteront toutefois engagées auprès des pays sahéliens et du golfe de Guinée. Voici le replay du discours d'Emmanuel Macron.

• C'est la peine maximale encourue. L'avocat général Jacques Dallest a requis ce matin la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, contre Nordahl Lelandais. Les plaidoiries de la défense ont lieu cet après-midi.

• Au Brésil, au moins 104 personnes sont mortes dans les inondations et glissements de terrain à Petropolis, près de Rio de Janeiro, a annoncé la Défense civile, deux jours après ces précipitations torrentielles.

• Le Kremlin a annoncé que le retour dans leurs casernes des troupes engagées dans des manœuvres aux abords de l'Ukraine prendrait du temps. En attendant, l'Occident accuse Moscou d'y maintenir, voire d'y renforcer sa présence militaire.

12h23 : "Le ministre de la Défense a signifié en effet que certaines phases des exercices touchaient à leur fin, et qu'au fur et à mesure les militaires retourneront à leurs bases d'attache", a dit ce matin à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, en soulignant que "c'est un processus qui est étendu dans le temps".

12h20 : Le Kremlin a annoncé que le retour dans leurs casernes des troupes engagées dans des manœuvres aux abords de l'Ukraine prendrait du temps. En attendant, l'Occident accuse Moscou d'y maintenir, voire d'y renforcer sa présence militaire.

12h27 : Un coup d'œil à la pendule, il est déjà midi. Voici l'essentiel de l'actu en quatre points :

• La France et ses partenaires occidentaux ont officialisé leur retrait militaire du Mali, au terme de neuf ans de lutte antijihadiste menée par Paris. Des forces militaires, dont près de 3 000 Français, resteront toutefois engagées auprès des pays sahéliens et du golfe de Guinée.

• A la veille du verdict, la perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans a été requise à l'encontre de Nordahl Lelandais, accusé notamment de l'enlèvement et du meurtre de Maëlys de Araujo en 2017. Les plaidoiries de la défense auront lieu cet après-midi.


• La Russie a-t-elle retiré des troupes à la frontière ? "Nous savons maintenant que c'est faux", a avancé un haut responsable de la Maison Blanche, accusant Moscou d'avoir "augmenté sa présence" militaire "ces derniers jours", y compris hier.

• Le groupe Bolloré fête ses 200 ans. Avant de prendre sa retraite, son PDG, Vincent Bolloré, envisage un dernier grand coup : le rachat du groupe Hachette Livre. Notre journaliste Laurence Houot vous raconte pourquoi ce projet sème la panique dans le monde de l'édition.

09h10 : Place à un nouveau point sur l'actualité :

• La France et ses partenaires occidentaux ont annoncé un "retrait coordonné du territoire malien" des forces Barkhane et Takuba. Emmanuel Macron doit commenter ce départ dans les minutes qui viennent, dans une conférence de presse à suivre dans notre direct.

• La Russie a-t-elle retiré des troupes à la frontière ? "Nous savons maintenant que c'est faux", a avancé un haut responsable de la Maison Blanche, accusant Moscou d'avoir "augmenté sa présence" militaire "ces derniers jours", y compris hier.

• Il a fini par sauter le pas. L'eurodéputé Nicolas Bay, fraîchement suspendu par le Rassemblement national, a annoncé son ralliement à Eric Zemmour. Il reproche à Marine Le Pen de "multiples revirements et reculades" et son "refus de toute forme de débat interne".

• A la veille du verdict dans le procès de Nordahl Lelandais, place aujourd'hui au réquisitoire et aux plaidoiries de la défense. L'ancien maître-chien de 38 ans encourt la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour l'enlèvement et le meurtre de Maëlys De Araujo en 2017.

06h21 : Les chefs d'Etat et de gouvernement européens doivent discuter de l'évolution des tensions autour de l'Ukraine, aujourd'hui, avant le coup d'envoi d'un sommet entre l'UE et l'Union africaine à Bruxelles. Samedi, la vice-présidente américaine, Kamala Harris, échangera avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et de nombreux responsables européens, en Allemagne.

06h19 : Ces déclarations du côté de la Maison Blanche, cette nuit, interviennent après que le chancelier allemand, Olaf Scholz, a rapporté, à l'issue d'un entretien avec Joe Biden, "qu'aucun retrait significatif des troupes russes n'a été observé jusqu'à présent".

06h13 : La pression ne retombe pas dans le dossier ukrainien. Sous couvert d'anonymat, un haut responsable américain fait état de l'arrivée récente de "jusqu'à 7 000 militaires" russes supplémentaires le long de la frontière. "La Russie dit vouloir trouver une solution diplomatique mais ses actions indiquent le contraire", déplore-t-il.

06h09 : Sous vos acclamations, voici les premiers titres de ce jeudi 17 février :

• La France et ses partenaires européens vont-ils retirer leurs troupes du Mali ? Emmanuel Macron doit annoncer, à 9 heures, en conférence de presse, des décisions sur l'avenir de la mission Barkhane, actées hier soir lors d'un sommet de dirigeants européens et africains.

• La Russie a-t-elle retiré des troupes à la frontière ? "Nous savons maintenant que c'est faux", a avancé un haut responsable de la Maison Blanche, accusant Moscou d'avoir, au contraire, "augmenté sa présence" militaire "ces derniers jours", y compris hier.

• Il a fini par sauter le pas. L'eurodéputé Nicolas Bay, fraîchement suspendu par le Rassemblement national, a annoncé son ralliement à Eric Zemmour. Il reproche à Marine Le Pen de "multiples revirements et reculades" et son "refus de toute forme de débat interne".

• A la veille du verdict dans le procès de Nordahl Lelandais, place aujourd'hui au réquisitoire et aux plaidoiries de la défense. L'ancien maître-chien de 38 ans encourt la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour l'enlèvement et le meurtre de Maëlys De Araujo en 2017.