Crise en Ukraine : Emmanuel Macron va proposer un "chemin de désescalade" à Vladimir Poutine

"Nous sommes préoccupés, nous sommes aussi très attentifs à ne pas créer d'ambiguité, de volatilité supplémentaire", a expliqué la présidence française, en pleine escalade entre Occidentaux et Russes autour de la crise. Ce direct est terminé.

Emmanuel Macron s\'exprime lors du prix French Design 100, à l\'Elysée, le 20 janvier 2022.
Emmanuel Macron s'exprime lors du prix French Design 100, à l'Elysée, le 20 janvier 2022. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le président français Emmanuel Macron va proposer "un chemin de désescalade" dans la crise ukrainienne à son homologue russe Vladimir Poutine lors d'un entretien "dans les prochains jours", a annoncé lundi 24 janvier l'Elysée. "Nous sommes préoccupés, nous sommes aussi très attentifs à ne pas créer d'ambiguité, de volatilité supplémentaire", a ajouté la présidence française, en pleine escalade entre Occidentaux et Russes autour de la crise. La France, l'Allemagne, la Russie et l'Ukraine vont tenir une réunion mercredi à Paris sur le sujet, a-t-elle également précisé. Ce direct est désormais terminé, retrouvez plus d'actualité sur ce sujet demain sur franceinfo.fr.

 Américains et Britanniques rappellent certains ressortissants. Dimanche soir, le département d'Etat américain a déconseillé les voyages en Russie et invité les familles de ses diplomates à quitter l'Ukraine, où la situation "est imprévisible et peut se détériorer à tout moment". Lundi, le Royaume-Uni a annoncé le retrait de "certains membres du personnel" de son ambassade à Kiev.

Les déplacements à "différer" pour les Français. Le ministère des Affaires étrangères français a mis à jour ses conseils aux voyageurs. Il recommande "de différer les déplacements sans caractère indispensable ou urgent en Ukraine", et de ne pas se rendre dans les zones frontalières dans le nord et l'est du pays.

Ce retrait fait débat. La diplomatie ukrainienne a jugé la décision des Etats-Unis "prématurée" et "excessive". Le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell, a expliqué que Bruxelles ne prendrait pas les mêmes mesures, "à moins que les Etats-unis ne nous fournissent des informations qui justifient cette décision".

L'Otan envoie des avions et bateaux en Europe de l'Est. Au cœur des tensions avec la Russie, l'alliance (à laquelle l'Ukraine n'appartient pas mais dont le pays se rapproche) a annoncé lundi avoir placé des forces en attente et envoyé des navires et des avions de combat pour renforcer les défenses de ses pays membres en Europe de l'Est. La Russie a réagi en accusant l'Otan d'"exacerber" les tensions.

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23h51 : Outre Emmanuel Macron, cette visio-conférence a réuni Joe Biden (président des Etats-Unis), Charles Michel (président du Conseil européen), Ursula Von der Leyen (présidente de la Commission européenne), Olaf Scholz (chancelier allemand), Mario Draghi (Premier ministre italien), Boris Johnson (Premier ministre britannique), Andrzej Duda (président de la Pologne) et Jens Stoltenberg (secrétaire général de l'Otan).

23h38 : Le président de la République Emmanuel Macron "a dit sa vive préoccupation concernant la situation aux frontières de l’Ukraine, et la nécessité d’œuvrer collectivement à une désescalade rapide", ajoute un communiqué de l'Elysée. "Cette désescalade doit passer par l’expression de mises en garde fermes et crédibles à l’égard de la Russie."

23h34 : Les dirigeants des Etats-Unis et de plusieurs pays européens ont affirmé leur soutien "sans réserve" à l'intégrité territoriale de l'Ukraine et promis des "conséquences très lourdes" à la Russie en cas d'invasion de ce pays, a annoncé le gouvernement allemand. Les participants "ont été tous de l'avis qu'il appartient à la Russie d'entreprendre des initiatives visibles de désescalade" dans ce conflit, a indiqué le porte-parole du chancelier allemand Olaf Scholz.

22h14 : Une séance très nerveuse. Les Bourses européennes ont fini dans la tourmente. C'est l'effet des tensions entre la Russie et l'Ukraine et des craintes liées au resserrement monétaire, à la veille d'une réunion de la Banque centrale américaine. A Paris, l'indice CAC 40 a fini sous les 6 800 points (-3,97% à 6 787,79 points) après avoir chuté de plus de 4% en séance – sa plus forte baisse depuis mars 2020. A Francfort, le Dax a perdu 3,80%, à 15 011,13 points.

21h42 : "Pas de doute, les Russes se préparent, mais à quoi ?" Voici la une du numéro de Libération à paraître demain. Le quotidien s'est rendu à la frontière entre l'Ukraine et la Russie. "L'Ukraine voit sans trop y croire la mance d'une guerre se concrétiser peu à peu, sous le regard d'Occidentaux désunis."

21h33 : Par ailleurs, l'Elysée annonce la tenue d'une réunion de conseillers diplomatiques entre la France, l'Allemagne, la Russie et l'Ukraine, mercredi à Paris.

21h29 : Le président français Emmanuel Macron va proposer "un chemin de désescalade" dans la crise ukrainienne à son homologue russe Vladimir Poutine, a annoncé l'Elysée, lors d'un entretien "dans les prochains jours". "Nous sommes préoccupés, nous sommes aussi très attentifs à ne pas créer d'ambiguïté, de volatilité supplémentaire", a ajouté la présidence française en plein escalade entre Occidentaux et Russes autour de la crise.

21h00 : Les Etats-Unis ont placé jusqu'à 8 500 militaires "en état d'alerte", a annoncé le porte-parole du Pentagone, John Kirby. Cela veut dire qu'ils peuvent être déployés au sein des troupes de l'Otan en cas d'invasion de l'Ukraine par la Russie. A ce stade, toutefois, "aucune décision n'a été prise sur un déploiement de forces en-dehors des Etats-Unis pour l'instant", précise le porte-parole.

20h58 : Les Etats-Unis ont placé 8 500 militaires en état d'alerte, annonce le Pentagone américain.

18h15 : Il est 18 heures, faisons un point sur l'actualité de la journée :

• Le pass vaccinal entre en vigueur aujourd'hui, remplaçant ainsi le pass sanitaire dans la plupart des lieux où il était demandé. Critères pour l'obtenir, lieux où il est requis et exceptions, contrôles et sanctions… Franceinfo répond à sept questions sur l'entrée en vigueur de cette nouvelle mesure.

• Les Etats-Unis étudient l'envoi de plusieurs milliers de militaires de l'Otan dans les pays baltes et d'Europe orientale face aux risques d'une invasion russe en Ukraine, rapportent les médias américains.


• Le parti du président du Burkina Faso, Roch Marc Kaboré, dénonce une "tentative avortée d'assassinat" du chef de l'Etat, dont le sort restait peu clair après la mutinerie de soldats dans plusieurs casernes du pays. Voici ce qu'il faut savoir de cette tentative de coup d'Etat.

17h51 : Londres et Washington accusent publiquement la Russie de vouloir ébranler le pouvoir en Ukraine en préparant "une attaque". Quels sont leurs arguments pour justifier leurs accusations, rejetées en bloc par le Kremlin ? Notre journaliste Valentine Pasquesoone vous explique.

16h10 : Il est l'heure du goûter ! Mais aussi de faire un point sur l'actualité :

• Un homme muni d'une arme à feu a fait plusieurs blessés dans un amphithéâtre de l'université de Heidelberg, dans le sud-ouest de l'Allemagne, avant d'être retrouvé mort. La police a précisé qu'elle n'avait "pas connaissance d'une lettre de revendication", tout en appelant l'opinion publique à éviter les spéculations.


• L'inquiétude monte au sujet de l'Ukraine et des intentions de la Russie. Le ministère des Affaires étrangères français recommande "de différer les déplacements sans caractère indispensable ou urgent" dans le pays et de ne pas se rendre dans les zones frontalières dans le nord et l'est du pays. Suivez notre direct.


• Les Etats d'Afrique de l'Ouest suivent "avec une grande préoccupation" l'évolution de la situation au Burkina Faso, "caractérisée" depuis hier "par une tentative de coup d'Etat", ont-ils écrit dans un communiqué. Voici ce qu'il faut savoir de la situation sur place.


• Lors de son déplacement dans la Creuse, Emmanuel Macron a assuré qu'il n'avait "jamais dit" qu'il souhaitait "augmenter l'inscription à l'université".

16h01 : Le chef de l'Etat ukrainien Volodymyr Zelensky appelle l'Union européenne à rester unie face à la Russie. "L'Ukraine ne cédera pas aux provocations mais au contraire, elle gardera le calme avec ses partenaires", a-t-il ajouté, alors que Moscou a une nouvelle fois accusé Kiev de préparer une offensive contre les séparatistes prorusses de l'Est du pays.

13h13 : Le ministère des Affaires étrangères conseille de reporter les voyages non essentiels en Ukraine, face aux craintes occidentales d'une attaque russe.

13h08 : Il s'agit d'un nouveau "paquet d'aide d'urgence" en préparation que devront encore valider le Parlement européen et les Etats membres, a précisé la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Elle a également déclaré que depuis le début du conflit, en 2014, l'UE et ses institutions financières avaient déjà mobilisé "17 milliards d'euros en subventions et prêts" au bénéfice de l'Ukraine.

13h16 : La Commission européenne propose de renforcer son soutien financier à l'Ukraine à hauteur d'1,2 milliard d'euros, pour aider ce pays à faire face à ses besoins liés au conflit en cours avec la Russie.

12h34 : Il est midi, c'est donc l'heure de faire un nouveau point sur l'actualité.

• Le pass vaccinal entre en vigueur aujourd'hui et remplace le pass sanitaire. Il devient obligatoire pour les personnes de plus de 16 ans souhaitant se rendre au restaurant, aller voir un spectacle ou prendre le train.

•Des soldats ont pris position devant la télévision nationale à Ougadougou, la capitale du pays africain, selon un journaliste de l'AFP. Hier, des mutineries ont eu lieu dans des centaines de casernes du pays.


• Les pays de l'Otan ont placé des forces en attente et envoyé des navires et des avions de combat pour renforcer leur défense en Europe de l'Est. LesEtats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé le retrait de personnels de son ambassade à Kiev face à la "menace croissante" de la Russie.


• Le couturier français Thierry Mugler est décédé hier à 73 ans de "mort naturelle", Il avait régné sur la mode des années 1980 et continuait de ravir des stars internationales avec ses tenues spectaculaires aux silhouettes marquées.

11h33 : La tension continue de monter en Ukraine. Les pays de l'Otan ont placé des forces en attente et envoyé des navires et des avions de combat pour renforcer leur défense en Europe de l'Est, a annoncé l'Alliance nord-atlantique dans un communiqué. Une réponse face aux activités militaires de la Russie aux frontières de l'Ukraine.

10h17 : Après les Etats-Unis, c'est au tour du Royaume-Uni d'annoncer le retrait de personnels de son ambassade à Kiev face à la "menace croissante" de la Russie. De son côté, l'Union européenne a annoncé qu'elle ne voyait pas de raison de "dramatiser" les tensions entre l'Ukraine et la Russie. Moscou est accusée par les Occidentaux d'avoir massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne et de préparer une invasion imminente de son voisin.

09h14 : L'Ukraine a jugé "prématurée" et "excessive" la décision de Washington de rappeler les familles de ses diplomates en poste à Kiev sur fond de craintes d'une invasion russe. "Tout en respectant le droit des Etats étrangers à assurer la sécurité de leurs missions diplomatiques, nous considérons cette mesure de la partie américaine comme prématurée", a déclaré le porte-parole de la diplomatie ukrainienne Oleg Nikolenko dans un communiqué.

08h44 : L'Union européenne ne compte pas suivre l'exemple des Etats-Unis, qui demandent aux familles de leurs diplomates à quitter l'Ukraine. C'est Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, qui l'a annoncé ce matin. "Je pense qu'il ne faut pas dramatiser la situation et que nous devons quitter l'Ukraine, à moins que les Etats-Unis ne nous fournissent des informations qui justifient cette décision", a-t-il déclaré avant un entretien en visioconférence avec le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

07h13 : Le département d'Etat américain a ordonné hier l'évacuation des familles de ses diplomates en poste à Kiev, la capitale de l'Ukraine. En cause, une situation "imprévisible" qui "peut se détériorer à tout moment", selon un communiqué du ministère américain des Affaires étrangères. Les ressortissants américains résidant en Ukraine ont eux aussi été invités à "envisager de partir", devant la menace "d'une invasion russe".