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Ukraine : un sommet du G7 à Bruxelles en juin pour remplacer celui du G8 en Russie

Les dirigeants du G7 suspendront leur participation au G8 avec la Russie jusqu'à ce que le pays "change de stratégie" en Crimée.

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France Télévisions
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Les dirigeants du G7 réunis à la Haye (Pays-Bas), lundi 24 mars 2014. (JERRY LAMPEN / AFP)

Conséquence de l'escalade en Crimée : la Russie sera privée de G8. Les pays du G7 ont décidé lundi 24 mars de se réunir pour un sommet en juin à Bruxelles afin de remplacer celui du G8 à Sotchi, qu'ils ont annulé après le rattachement de la Crimée à la Russie.

Les dirigeants du G7 suspendront leur participation au G8 (où la Russie avait été admise en 1998) jusqu'à ce que le pays "change de stratégie" en Crimée. Enfin, le G7 se dit prêt à renforcer les sanctions contre la Russie "en cas d'escalade", selon le communiqué commun des sept dirigeants. 

Les dirigeants du G7 ont pris ces décisions au cours d'une réunion à La Haye, aux Pays-Bas, organisée à l'initiative du président américain Barack Obama pour protester contre l'intervention russe en Crimée. "Le G8 représente un certain système de valeurs et c'est la raison pour laquelle la Russie ne peut pas y participer", selon une source diplomatique française. Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a confirmé sur son compte Twitter la tenue d'un sommet du G7 à Bruxelles en juin.

"Pas une grande tragédie" pour la Russie

Peu de temps avant cette annonce, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a dédramatisé une éventuelle éviction de la Russie du groupe des grandes puissances du G8. "Si nos partenaires occidentaux pensent que ce format est dépassé, qu'il en soit ainsi", a déclaré le chef de la diplomatie russe. "Nous ne nous accrochons pas à ce format et pour nous, ce n'est pas une grande tragédie si [le G8] ne se réunit pas", a-t-il ajouté.

"Le G8 est un club informel. Personne ne peut expulser quelqu'un d'autre", a-t-il dit, ajoutant néanmoins que la Russie estimait que cela n'est "pas un problème".

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