Mer noire : la Russie affirme avoir tiré des coups de semonce contre un navire britannique, Londres dément

Moscou assure que le destroyer britannique a pénétré dans ses eaux territoriales au large de la Crimée annexée. Londres évoque de son côté un "passage innocent" dans les eaux ukrainiennes.

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France Télévisions
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Des bateaux de la marine ukrainienne, à Kertch, en Crimée, le 18 novembre 2019. (photo d'illustration) (FSB / TASS /SIPA USA /SIPA)

Les tensions entre Londres et Moscou sont palpables. La Russie a affirmé, mercredi 23 juin, avoir tiré des coups de semonce contre un navire britannique en mer Noire qui avait, selon Moscou, pénétré dans ses eaux territoriales au large de la Crimée annexée. L'incident a été démenti dans la foulée par le ministère de la Défense britannique, qui assure de son côté que son destroyer effectuait un "passage innocent" dans les eaux ukrainiennes. "Aucun coup de semonce n'a été tiré vers le HMS Defender", ajoute le ministère britannique.

Selon la version russe, le destroyer britannique HMS Defender a mercredi dans les eaux au large de la Crimée, péninsule annexée en 2014 par Moscou, et a "reçu un avertissement que des armes seraient utilisées en cas de violation des frontières russes". Le navire britannique n'ayant "pas réagi à l'avertissement", d'après le ministère russe de la Défense, un "navire de patrouille frontalière" russe a donc "tiré des coups de semonce" et un avion a effectué un "bombardement de précaution le long du parcours du destroyer". "L'affirmation selon laquelle des bombes ont été larguées sur sa trajectoire" est fausse, a de son côté déclaré le ministère de la Défense britannique.

L'ambassadeur britannique en Russie sera convoqué

Moscou a par ailleurs annoncé qu'il convoquerait l'ambassadeur britannique en Russie et a réclamé que Londres enquête sur les "actions dangereuses" de son destroyer en mer Noire. Moscou évoque "une violation flagrante de la convention des Nations unies", appelant le Royaume-Uni à "mener une enquête approfondie"Quelques heures avant ces événements, le président Vladimir Poutine avait répété que son pays était "préoccupé par le renforcement en cours des capacités et infrastructures militaires de l'Otan à proximité des frontières russes".

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