L'ambassade d'Ukraine en France outrée par l'attitude de parlementaires français en Crimée

Une délégation conduite par Thierry Mariani (LR) est en Crimée, une province ukrainienne annexée par la Russie.

Le député LR Thierry Mariani (à droite) serre la main de Volodymyr Konstantinov, le président du Conseil d\'Etat de la République de Crimée, à Simferopol, le 23 juillet 2015.
Le député LR Thierry Mariani (à droite) serre la main de Volodymyr Konstantinov, le président du Conseil d'Etat de la République de Crimée, à Simferopol, le 23 juillet 2015. (PAVEL REBROV / REUTERS)

L'ambassade d'Ukraine à Paris n'a pas du tout apprécié la visite de parlementaires français favorables à l'annexion de la Crimée par le Russie. Dans un tweet épinglé samedi 30 juillet, l'ambassade s'étrangle de l'"impudeur absolue de ces parlementaires français exhibant leur fascination pour l'armée russe qui a annexé la Crimée".

Le tweet s'accompagne d'une photo. On y voit les députés hilares autour de la statue d'un soldat russe et d'une petite fille. Jacques Myard (LR) embrasse même la statue de la petite fille, observe Le Lab.

Rencontres avec Al-Assad

Cette délégation de 12 parlementaires français se trouve en Crimée depuis vendredi. Elle est conduite par le député LR Thierry Mariani. Les parlementaires, qui s'y étaient déjà rendus l'an dernier, rencontrent des autorités locales, dont le président du Conseil d'Etat de la République de Crimée. La délégation doit assister dimanche aux cérémonies de la fête de la flotte russe à Sébastopol.

"Près de deux ans et demi après le référendum portant sur le rattachement de la péninsule de Crimée, les parlementaires ont souhaité faire le point sur les questions concernant les personnes disparues, la minorité tatare et l'évolution économique de la Crimée", a écrit Thierry Mariani dans un communiqué.

Ce n'est pas la première fois qu'une visite de Thierry Mariani fait polémique. Il a conduit à deux reprises des délégations en Syrie, en novembre 2015 et mars 2016, pour rencontrer Bachar Al-Assad. Des déplacements qu'a désapprouvés le Quai d'Orsay.