Ambassadeur russe aspergé de faux sang : une journaliste ukrainienne témoigne des multiples menaces de mort qu'elle subit depuis

Depuis l'action spectaculaire de militants pro-Ukraine en Pologne le 9 mai, l'une d'entre eux est la cible de menaces très violentes de la part des Russes… à tel point qu’elle a dû fuir Varsovie.

Article rédigé par
Benjamin Recouvreur avec Ana Ognyanyk - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
L'ambassadeur russe en Pologne, Sergueï Andreev, recouvert de faux sang à Varsovie le 9 mai 2022 (WOJTEK RADWANSKI / AFP)

L'image a fait le tour du monde. Sergueï Andreev, l’ambassadeur russe en Pologne, a été aspergé de faux sang à Varsovie le 9 mai dernier, alors qu’il allait rendre hommage aux soldats soviétiques morts au cours de la Seconde Guerre mondiale. Une action menée par plusieurs militants ukrainiens qui dénonçaient la guerre menée par la Russie.

Parmi eux, Iryna Zemlyana, une journaliste ukrainienne. Dans un message posté sur sa page Facebook lundi 16 mai, elle explique avoir été obligée de quitter Varsovie sous escorte, quelques jours après l'action contre l'ambassadeur. C'était devenu trop dangereux pour elle de rester, selon la police polonaise.

Iryna Zemlyana raconte les milliers de messages de menaces qu'elle a reçus dès les premières heures après son geste. "Les Russes sont prêts à tuer pour leur ambassadeur légèrement taché de bortsch polonais", écrit-elle. 

"Toutes mes données personnelles, y compris mon passeport, mes numéros de téléphone, mes comptes sur les réseaux sociaux, ont fuité vers des sources publiques russes. À présent, je subis de nombreuses attaques. Des Russes menacent de me retrouver et de me tuer."

Iryna Zemlyana

à la radio ukrainienne Gromadske

Une attaque massive que cette militante explique n'avoir jamais connue de sa vie. En quelques jours, toutes ses messageries ont été saturées, sur Facebook, Instagram, des Russes la menacent de mutilation, de viol, de mort. "Je reçois un appel toutes les trois minutes", raconte-t-elle, encore sidérée. Cette situation l'oblige à se protéger. Contactée sur les réseaux sociaux, elle explique ne plus vouloir s'exprimer publiquement, et personne ne sait où elle se trouve exactement aujourd'hui.

"Je n'aurais jamais pensé devoir m'enfuir deux fois", dit elle avant de conclure par : "Gloire à l'Ukraine Nous allons gagner !"

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