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Malgré l'envolée du chômage en Espagne, des patrons andalous continuent de recruter en Roumanie

Le chômage a explosé en Espagne et touche plus de 4 millions de personnes, soit 18,83 % de la population, chiffre le plus élevé depuis 1996."Même avec ce chômage, les Espagnols ne veulent pas travailler dans l'agriculture", se justifie Freson de Palos, leader mondial de la production de fraises, basé à Huelva (sud de l'Espagne).
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Travailleurs saisonniers en train de récolter des fraises à Lepe (sud de l'Espagne) le 7 mars 2009 (AFP PHOTO ABDELHAK SENNA)

Le chômage a explosé en Espagne et touche plus de 4 millions de personnes, soit 18,83 % de la population, chiffre le plus élevé depuis 1996.

"Même avec ce chômage, les Espagnols ne veulent pas travailler dans l'agriculture", se justifie Freson de Palos, leader mondial de la production de fraises, basé à Huelva (sud de l'Espagne).

Les cueilleurs roumains touchent 37 euros par jour pour "au moins 6 heures de travail", logement et transport de Roumanie dans la péninsule ibérique compris. Durée du contrat: trois mois.

Le nombre de travailleurs roumains officiellement enregistrés en Espagne a augmenté en décembre 2009 pour atteindre 288.000, selon Madrid. Frappé par une des pires récessions de l'Union européenne l'année dernière, la Roumanie a vu son chômage bondir de 4,4 % fin 2008 à 7,8 % fin 2009. Ce taux pourrait grimper jusqu'à 10% en 2010, selon des experts.

D'autres recrutements de saisonniers agricoles sont organisés en février et mars pour l'Espagne, la Grande-Bretagne et le Danemark. L'Allemagne ou la Norvège recrutent aussi dans le tourisme.

En 2009, environ 111.000 Roumains ont trouvé du travail à l'étranger, dans l'agriculture ou la médecine grâce aux accords bilatéraux de main d'oeuvre et au réseau européen Eurès, selon la direction de ce réseau pour la Roumanie.

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