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Lettre ouverte de patrons britanniques contre l'euroscepticisme anglais

Adressée au quotidien The Independant, cette lettre signée par 19 grands chefs d'entreprise britanniques critique la politique eurosceptique de leur pays. Le Premier ministre David Cameron est particulièrement visé : les patrons lui reprochent de céder aux eurosceptiques.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Yves Herman Reuters)

Selon un
sondage publié dimanche le Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) qui prône
une sortie de l'Union européenne et un renforcement de la législation sur
l'immigration, bat des records de popularité. L'UKIP est crédité de 19% des
intentions de vote, le plus haut niveau jamais atteint par cette formation,
dans une enquête ComRes pour le Sunday Mirror et l'Independent on Sunday.

L'opposition
travailliste est en tête avec 35%, devant le parti conservateur au pouvoir (19%).
Les libéraux démocrates, alliés des Tories au gouvernement, sont à neuf pour
cent. Le Premier ministre David Cameron est confronté à une fronde de l'aile
droite du parti conservateur inquiet de la montée en puissance de l'UKIP. Même
s'il s'est déclaré opposé à une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union
Européenne, il a concédé la tenue d'un référendum sur la question.

La référendum : la "boîte
de Pandore"

C'est dans
ce contexte que 19 des plus grands patrons de Grande-Bretagne, dont Richard
Branson (Virgin) ou plusieurs présidents successifs de la Confédération de
l'industrie britannique, s'inquiètent de cet euroscepticisme pour l'équilibre
économique du pays : "Les bénéfices de l'appartenance à l'UE dépassent
largement les coûts
", soulignent-ils dans cette lettre envoyée au
quotidien The Independant
.

Pour ces
chefs d'entreprises, la Grande-Bretagne est au cœur du marché européen et ne
peut se passer de lui. Ils estiment que l'appartenance à l'Union européenne
rapporte entre 31 et 92 milliards de livres (37-109 milliards d'euros) par an à
l'économie britannique. En promettant ce référendum et une renégociation de la
place du pays dans l'UE David Cameron a selon eux "ouvert la boîte de
Pandore
".

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