Les transports ont été perturbés vendredi par une grève générale lancée par le principal syndicat italien, la CGIL

A Rome et Naples, la circulation des autobus et métros a été un peu ralentie, tandis qu'à Milan un arrêt du travail de quatre heures était prévu en fin de journée, chaque région observant des horaires différents.Le trafic aérien a lui aussi connu des perturbations mais les chiffres diffèrent selon les sources.

Manifestations contre le plan d\'austérité du gouvernement, au centre de Rome, le 25 juin 2010.
Manifestations contre le plan d'austérité du gouvernement, au centre de Rome, le 25 juin 2010. (AFP - Andreas Solaro)

A Rome et Naples, la circulation des autobus et métros a été un peu ralentie, tandis qu'à Milan un arrêt du travail de quatre heures était prévu en fin de journée, chaque région observant des horaires différents.

Le trafic aérien a lui aussi connu des perturbations mais les chiffres diffèrent selon les sources.

Si la Filt, la branche transports de la CGIL, signalait "86 vols annulés à la mi-journée à l'aéroport romain de Fiumicino", les sources aéroportuaires ne parlaient que d'une demi-douzaine de vols supprimés. Quant au rail, la société des chemins de fer Ferrovie dello Stato a affirmé que le trafic était normal sur les lignes à moyenne et longue distance.

Côté manifestation, les défilés ont rassemblé, selon la CGIL, plus de 1 million de personnes, notamment à Bologne (100.000), Milan (80.000) et Naples (70.000). "Avec son plan, le gouvernement frappe ceux qui n'ont plus de force", a lancé à l'AFP un retraité.

Bataille de chiffres
Selon le ministre de la Fonction publique, Renato Brunetta, "sur un échantillon de 10% des salariés, 1,91% avaient adhéré à la grève" à la mi-journée.

Pour la gauche, au contraire, "l'extraordinaire adhésion à la grève confirme qu'il y a un profond et réel malaise dans tout le pays" a ainsi souligné Rosy Bindi du Parti Démocrate. "Ce sont toujours les mêmes qui font les sacrifices! Ce plan d'austérité touche les plus faibles et enrichit les plus riches", a lancé un manifestant à Milan.

Les mesures de restriction

La cure d'austérité décidée par le gouvernement porte sur 24,9 milliards d'euros pour les années 2011 et 2012. Il prévoit, entre autres, une réduction des dépenses publiques à travers un gel de trois ans des salaires des fonctionnaires, une réduction de 10% des budgets des ministères et des aides aux collectivités locales ainsi qu'un renforcement de la lutte contre l'évasion fiscale.