Les divisions des pays de la zone euro sur un possible Grexit

Les ministres des Finances et les chefs d'état de la zone euro se réuniront à nouveau samedi et dimanche pour tenter de trouver une solution à la crise grecque. De Malte à l'Allemagne, en passant par la Slovénie, revue de détail des points de vue des 18 pays sur le Grexit et l'annulation de la dette grecque.

(Les ministres des finances de l'Italie, Pays Bas, Irlande et France lors d'un Eurogroupe sur la Grèce le 25 juin © Reuters/Philippe Wojazer)

L'Eurogroupe représente les 19 pays de la zone euro. C'est un organe informel créée en 1997. Dans le dossier grec, c'est le plus gros créancier de la Grèce. Via des prêts billatéraux, ou les prêts faits par le Fonds Européen de Stabilité Financière (voir ici, dossier de France Culture pour plus de précision), l'Eurogroupe a prêté 184 milliards d'euros à la Grèce. 

Revue de détail des positions des différents pays, des plus exposés au moins exposés à la dette grecque. 

Allemagne: des pour et un contre, celui d'Angela Merkel 

L’Eurogroupe est dominé par le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble. Depuis le début, il s’est montré sceptique vis-à-vis du nouveau pouvoir grec. A l’issue de sa première rencontre avec Yanis Varoufakis en février, les deux hommes n’étaient d’accord sur rien, même pas sur le fait qu’ils n’étaient pas d’accord.

La chancelière allemande souhaite que la Grèce reste dans la zone euro, car elle redoute de rester dans l’histoire comme la chancelière, qui, par intransigeance a initié la lente désagrégation de l’union monétaire. A l’inverse, Wolfgang Schäuble a maintes fois déclaré qu’un Grexit aurait des effets économiques limités. Avant le référendum, il a expliqué à des parlementaires allemands que si la Grèce votait NON au référendum, elle ne serait pas dans l’obligation de sortir de la zone euro. Ses propos avant la dernière réunion de l’Eurogroupe mardi étaient une fois de plus négatifs.

" Il n’y a pas de base permettant des négociations sérieuses avec la Grèce pour le moment mais nous sommes toujours prêts à discuter".

France: contre un Grexit

La France est le premier pays où s’est rendu l’ex ministre des Finances Yanis Varoufakis, quand les négociations entre la Grèce et ses créanciers ont repris en février. Quelques jours plus tard, François Hollande a reçu Alexis Tsipras à l’Elysée. Le leader de Syriza pensait trouver l’appui d’un pays opposé comme lui à l’austérité, mais contrairement à ses attentes François Hollande ne s’est pas démarqué de la position allemande.

Depuis l’échec des négociations, François Hollande a repris la main en organisant une réunion avec Angela Merkel à l’Elysée au lendemain du non au référendum. Comme elle, il demande à la Grèce de faire des propositions précises, tout en assurant que la porte était ouverte pour des négociations.

"Il revient maintenant au gouvernement d'Alexis Tsipras de faire des propositions sérieuses, crédibles, pour que (sa) volonté de rester dans la zone euro puisse se traduire". 
 

Italie : contre un Grexit 

En Italie, le Premier ministre italien Mattéo Renzi avait lui aussi remis en question l’austérité à son arrivée au pouvoir en 2014. Il n’a jamais publiquement soutenu Alexis Tsipras contre ses partenaires européens, mais il est certainement son plus grand allié car il partage avec Syriza la volonté de changer l’Europe en l’engageant dans une politique de croissance. Les deux pays partagent également les mêmes problématiques vis-à-vis des migrants.

Toujours positif, optimiste et ouvert dans les négociations, Mattéo Renzi a lancé le 21 juin 2015 avec François Hollande un appel commun à trouver un compromis au plus tôt sur la Grèce. Depuis l’échec des négociations avec la Grèce, lui et son ministre des finances Pier Carlo Padoan n’ont eu qu’une obsession : montrer que l’Italie a une économie assainie et serait à l’abri de la contagion en cas de défaut de la Grèce. Concernant la sortie de l’euro, il a déclaré le 2 juillet

"Selon moi la Grèce ne sortira pas de l’euro, elle fera tout pour parvenir à un accord"

Selon Mattéo Renzi, les réunions de l’Eurogroupe et des chefs d’état doivent indiquer une voie définitive permettant de résoudre le problème de la Grèce.

Espagne: contre un grexit 

Le ministre des Finances espagnol, Luis de Guindos s’est toujours montré ouvert à une reprise des négociations même quand elles ont été rompues le 28 juin. Même chose pour le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy qui a cru en la reprise des négociations jusqu'au bout. Cet optimisme ne va pas de pair avec un soutien d'Alexis Tsipras. Au contraire. Le parti Podemos est en embuscade pour les élections de l'automne, et le gouvernement conservateur espagnol a plutôt intérêt à ce que Syriza échoue. Cependant le ministre des Finances espagnol est en campagne pour remplacer Jeroen Dijsselbloem à la présidence de l'Eurogroupe, d'où ses positions de compromis. A l'ouverture de l'eurogroupe de mardi, Luis de Guindos s'est dit ouvert à discuter d’un troisième plan d’aide à Athènes.

"L'euro est une monnaie irréversible et la Grèce doit rester au sein du bloc monétaire"

Pays bas: se prépare au Grexit 

 

​Le ministre des Finances hollandais, Jeroen Dijsselbloem est aussi président de l’Eurogroupe. Il joue son avenir personnel dans ces négociations, car le renouvellement de son mandat est pour bientôt. Depuis le début des négociations avec la Grèce en février, Jeroen Dijsselbloem a fait montre de pessimisme, déclarant sans cesse que le gouvernement grec ne faisait "aucune proposition sérieuse", qu’il restait "beaucoup de travail à faire", que la balle était dans le camp des grecs. Avant l’échec des négociations, il disait vouloir conserver la Grèce dans la zone euro. Depuis le réferendum, il est plus évasif et a seulement déclaré avant l'Eurogroupe de mardi:

"Nous ferons tout ce qu'il faudra pour renforcer la zone euro, pour la maintenir unie"

Belgique: plutôt contre un Grexit

"La solidarité avec le peuple grec est totale", a souvent dit le Premier ministre Belge Charles Michel, mais il a toujours été critique avec son homologue grec, déclarant après le lancement du referendum :

"M. Tsipras donne le sentiment de jouer avec des allumettes. Il donne pour l’instant plutôt l’impression de l’irresponsabilité"

Autre analyse sur le sujet, celle du président du groupe libéral au parlement européen Guy Verhofstadt. Il était l’invité de France Info et répondait aux questions de Célyne Baÿt-Darcourt.

Le problème grec n'est pas insurmontable
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Autriche : contre le Grexit, pour la fermeté

Dès l’élection de Syriza en janvier, le chancelier Autrichien (Social Démocrate) a dit son soutien au nouveau gouvernement élu, et espéré qu’il réussisse à lever l’impôt, notamment auprès des plus riches. Il a également exprimé des critiques concernant la politique de la Troika et sera même le premier dirigeant européen à rendre officiellement visite à Alexis Tsipras à Athènes.

 

Il n’a jamais été en faveur d’une annulation de la dette grecque, mais pour son étalement. Chancelier depuis depuis 2008, dès 2012, il avait mis en doute la capacité de la Grèce à rembourser sa dette selon les modalités définies par ses créanciers. Malgré ces positions de gauche, l'Autriche soutient l'Allemagne dans sa ligne dure contre la Grèce. 

 

Portugal : faussement indifférent au Grexit

En 2011, le Portugal a été le troisième pays de la zone euro à solliciter un plan d’aide internationale après la Grèce et l'Irlande. Le pays en est sorti en mai 2014 mais il continue à rembourser (en avance même) ses échéances auprès du FMI. Il a retrouvé la croissance (1.6%), mais les multiples plans d’austérité ont comme en Grèce fait bondir la pauvreté, comme l’a constaté l’association Caritas dans un récent rapport qui montre qu’un enfant sur 4 au Portugal vit sous le seuil de pauvreté. 

Dès l’élection de Syriza, le président portugais Anibal Cavaco Silba (centre droit) s’est dit opposé à toute discussion sur une renégociation de la dette grecque.

"Je ne soutiendrai aucune conférence qui serait proposée afin d'annuler ou de restructurer la dette en faisant appel à la solidarité des peuples européens"

Comme l’Italie, le Portugal dit ne pas craindre les conséquences d’une sortie de la Grèce de la zone euro, mais sa bourse a subi la plus forte baisse de toutes les places européennes au lendemain de l’annonce du référendum.

Slovénie: fataliste sur un possible Grexit  

La Slovénie est entrée dans la zone euro en 2007. C’est un pays culturellement proche de l’Allemagne. La Slovénie partage avec la Grèce le fait d’avoir dû massivement aider son secteur bancaire après la crise financière. Selon une récente étude de la BCE ce sauvetage a couté à la Slovénie 14% de son PIB (25% en Grèce). Ce sauvetage a plombé le budget du pays: en 2013, le déficit public était de 14.7% du PIB.

Pour éviter un plan de renflouement international (comme la Grèce), le pays a lancé en 2013 un vaste plan pour privatiser 15 de ses plus grandes entreprises publiques, dont sa deuxième banque, son plus grand opérateur de télécommunications et sa compagnie aérienne nationale. Un deuxième plan de privatisation a été lancé cette année par le président du gouvernement Miro Cerar.

Dès mars, il expliquait que son pays était engagé dans des mesures d’austérité pour consolider ses finances publiques et qu’il ne voulait pas s’engager à être solidaire avec la Grèce.

"Ce serait un mauvais signal pour nos citoyens et nos contribuables"

A ce jour, la Slovénie a prêté 264 millions d'euros à la Grèce, et 1.55 milliards en guaranties. Cela représente un quart du budget annuel Slovène. Après le non au référendum grec, le ministre des affaires étrangères, Karl Erjavec a estimé que Ljubljana ne devait pas espérer être un jour remboursée par la Grèce.

Irlande : contre un Grexit

Alexis Tsipras aurait pu espérer le soutien de l’Irlande, qui comme la Grèce a dû renflouer son secteur bancaire, qui comme la Grèce a dû être aidé par le FMI et l’UE, qui comme la Grèce a connu l’austérité, mais c’est exactement l’inverse qui s’est passé. L’Irlande est sortie officiellement de son plan de sauvetage en 2013, et dès le début des négociations, elle n’a cessé d’enjoindre la Grèce à suivre son exemple ; c’est-à-dire négocier, et appliquer l’austérité. "L'Irlande a montré que l'on peut vraiment négocier et sortir des problèmes par le haut" déclarait le vice ministre des finances Simon Harris après l’échec des négociations fin juin.

"Il faut que les Grecs reviennent (à la table des négociations) et fassent ce qu’a fait l’Irlande".

Cependant, Simon Harris s’est toujours dit en faveur d’une restructuration de la dette grecque, reconnaissant que son pays en avait bénéficié et que cela l’avait aidé à s’en sortir.

Finlande : pas opposé au Grexit

La Finlande a toujours été le membre de la zone euro le plus réticent à financer la Grèce ces cinq dernières années. Economiquement le pays a connu 3 années consécutives de récession, conséquence de la crise en Europe, du ralentissement en Russie et des déboires du géant Nokia. Des législatives ayant lieu en avril, la Grèce s’est donc retrouvé au centre de la campagne électorale. Timo Soini , le leader des Vrais Finlandais (droite eurosceptique) déclarait en avril à propos de la Grèce

"La Grèce devrait sortir de l'euro et dévaluer la drachme, pour pouvoir remettre son économie sur pied et peut-être réadhérer plus tard"

Depuis, le parti du centre a remporté les élections, mais il a dû monter une coalition avec les Vrais Finlandais arrivés deuxième. Timo Soini a pris le poste de ministre des affaires européennes et étrangères. Le ministre des finances, Alex Stubb est un adepte de l’orthodoxie monétaire (comme l’Allemagne), il fait partie du camp des durs, estime que la balle est maintenant dans le camp de la Grèce.

Slovaquie: pas contre le Grexit

La Slovaquie n’était déjà partisane du 2ème plan d’aide à la Grèce. Lorsque le Fonds Européen de Stabilité Financière (ESFS) a été créée pour emprunter et prêter de l’argent à la Grèce, la première ministre a dû sacrifier son gouvernement pour imposer cette décision très impopulaire.

Alors que les négociations étaient toujours en cours, le premier ministre (de gauche) Robert Fico avait déclaré que son pays était préparé mentalement et techniquement à une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro. Plus tard, il expliquera à son peuple:

"Les Slovaques ne perdront pas un euro à cause des Grecs car nous ne leur avons pas donné d’argent, seulement des garanties" 

Elles sont de 1.4 milliards d'euros sur 130.9 milliards.

Le ministre des finances slovaque est allé encore plus loin après le non au référendum grec en affirmant que "le retrait de la Grèce de la zone euro était déjà en cours". Avant l’Eurogroupe de mardi, il expliquait dans ce tweet : "Prolonger les discussions n’est pas bon. Nous devons prendre des décisions courageuses dans un sens ou dans l’autre".

Luxembourg : contre le Grexit

Le pays assume la présidence tournante de l’Union Européenne depuis le 1er juillet. A ce titre, son ministre des Finances Pierre Gramegna a pour rôle de faciliter la discussion. ce mardi, avant la réunion de l'Eurogroupe, il déclarait. 

"Un effacement n'est pas un tabou pour le Luxembourg, dans le sens où l'on peut discuter de tout"

Mais il ajoute qu’il faut un cadre global, autrement dit, une annulation de dette est possible en échange d’un nouveau programme d’austérité.

Chypre: contre le Grexit 

Les banques chypriotes avaient beaucoup investi en Grèce et dans les bons du trésor grec. Quand la dette grecque a été restructuré une première fois en 2012, elles ont perdu beaucoup d'argent. Du coup, Chypre a dû aussi faire appelle aux bailleurs de fonds en 2013 pour sauver son secteur bancaire. L’ampleur de l’aide est cependant sans commune mesure avec ce qu’elle a été en Grèce: 10 milliards d’euros contre 240 pour la Grèce. Au premier trimestre 2015, l’économie chypriote a renoué avec la croissance après 4 ans de récession, et deux ans de contrôle des capitaux. Les retraits étaient alors limité à 300 euros par jour (500 pour les entreprises), quand ils sont limités à 60 en Grèce. 

Contrairement au Portugal et à l’Irlande, Chypre a toujours dit soutenir la Grèce, notamment quand elle demandait une restructuration de sa dette. Le ministre des finances Chypriote, Harris Georgiades, est même allé plus loin en proposant d’effacer les 330 millions d’euros dû par la Grèce à Chypre si les autres pays acceptait aussi d’alléger le fardeau de la dette grecque.

Dans la presse chypriote, l'opposition lui reproche au contraire d'avoir très peu soutenu la Grèce dans ces négociations. 

Malte : pas opposé au Grexit

Malte a un engagement de 100 millions d'euros (en garantie) vis à vis de la Grèce. Son premier ministre, Joseph Muscat ne perd jamais une occasion de dire tout le mal qu’il pense d’Alexis Tsipras. Avant le référendum, il expliquait que si les Grecs votaient non, cela voudrait dire qu’ils voulaient sortir de la zone euro. « Le gouvernement grec demande un nouvel accord avec ses créditeurs en 48h, et dans la même période, il ne fait aucune proposition. L’horloge tourne », écrit-il dans ce tweet. 

Estonie: prèfère le Grexit à une nouvelle aide

L'Estonie est rentrée dans la zone euro en 2011. Elle est très peu exposée à la dette grecque (400 millions de garanties), mais le pays a beaucoup souffert des conséquences de la crise financière. Son PIB a chuté de 5% en 2009, puis 15% en 2010, pour retrouver ensuite une croissance insolente en 2011 à 8% et aujourd’hui bien supérieure à la moyenne des pays de la zone euro. Le taux de pauvreté y est cependant supérieur à la moyenne européenne, autour de 18%, mais bien inférieur à ce qu’il est en Grèce où il atteint presque les 25%.  Ici le graphique de l’Insee sur le taux de pauvreté dans l’UE. 

Dans une interview à Eurozine, le président estonien Toomas Hendrick Ilves, explique: "Nous les européens du nord, nous sommes des paysans, et nous pensons que si on a un accord il faut le respecter. C’est notre culture ".

Après le non au référendum, il envoie ce tweet relayant une étude de la London School Economics. "Pourquoi alléger la dette grecque pourrait aider la Grèce mais détruire l’Eurozone. Les autres pays d’Europe sont aussi des démocraties"

Lettonie: estime que le grexit a commencé

La Lettonie est entrée dans la zone euro en 2014, après le 2ème plan d’aide à la Grèce, elle n’est donc pas du tout engagée financièrement. Mais la Lettonie a été, elle aussi, sous assistance financière de l’UE et du FMI en 2008. Le gouvernement Letton a dû faire passer son déficit public de 10% en 2009, à 3% en 2012. L’austérité et la récession y ont été très fortes. Le PIB a chuté de 4% en 2008, 18% en 2009. Aujourd’hui le pays a retrouvé la croissance.

Riga s’est toujours montrée hostile à la Grèce. Or elle assurait la présidence de l’Union Européenne pendant toute la période des négociations, ce qui n’a pas dû avoir un effet positif. On peut aussi penser que le rapprochement opéré par Alexis Tsipras avec la Russie n’a pas aidé aux relations gréco-lettones. La Lettonie a vécu sous occupation soviétique de 1944 à 1991 (comme la Lituanie et l'Estonie), et elle craint toujours (comme ses voisins) l’expansionnisme russe.

En arrivant mardi à l’Eurogroupe, le ministre des finances Letton Janis Reirs déclarait que la sortie de la Grèce était clairement envisagée:

"C'est une solution que les marchés (financiers) ont déjà envisagée depuis un moment maintenant et ce ne sera pas un problème pour l'Europe"

Lituanie: indifférent au Grexit 

La Lituanie est le dernier arrivé dans la zone euro. A ce titre, il n’a aucun engagement financier vis-à-vis de la Grèce. Comme les autres états baltes, la Lituanie a subi de plein fouet la crise financière. En 2009, son PIB a chuté de 16%. Il aurait pu alors dévaluer sa monnaie, ou faire appel au FMI comme son voisin Letton, mais non. Le pays s’est imposé une cure d’austérité douloureuse qui l’a vu réduire le salaire des fonctionnaires de 5 à 50%. Les salaires des députés et des ministres n’ont pas fait exception. Avec ce remède de cheval, le pays a pu satisfaire les critères de Maastricht et rentrer dans la zone euro.

Avant le référendum, la présidente lituanienne, Dalia Grybauskaite, expliquait que la Grèce ne sortirait pas de la zone euro, et que même si c’était le cas, cela n’aurait pas d’effet sur la Lituanie. Après la victoire du non, elle reconnaissait que la situation devenait plus compliquée.