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Les dirigeants européens soutiennent Barroso

Les dirigeants de l'UE ont apporté jeudi leur soutien à une reconduction de José Manuel Barroso
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José Manuel Barroso (© France)
Les dirigeants de l'UE ont apporté jeudi leur soutien à une reconduction de José Manuel BarrosoLes dirigeants de l'UE ont apporté jeudi leur soutien à une reconduction de José Manuel Barroso

Les chefs d'Etat et de gouvernement ont donné sans surprise leur accord pour que le libéral Portugais reste 5 ans de plus président de la Commission européenne.

Il "a reçu un soutien unanime des chefs d'Etat et de gouvernement, nous soutenons tous sa candidature", a déclaré le Premier ministre tchèque Jan Fischer, qui préside l'Union Européenne.

L'ancien chef du gouvernement portugais, âgé de 53 ans, s'est dit "fier et ému" de cette confiance, promettant pour les cinq ans à venir d'être "attentif" aux critiques à son encontre. Il a dû toutefois se contenter d'un appui de principe des 27, et pas d'une désignation formelle comme il l'espérait.

Barroso devra convaincre le Parlement européen, en majorité de droite, comme lui


M. Barroso va devoir à présent s'atteler à convaincre le nouveau Parlement européen de l'adouber. Son camp conservateur le soutient, mais il n'a pas la majorité absolue et doit trouver des alliances.

Les dirigeants européens et M. Barroso poussent les eurodéputés à se prononcer rapidement, dès la mi-juillet, afin d'éviter une période d'incertitude au moment où l'Europe est en crise économique.

En laissant ainsi le sort de M. Barroso entre les mains du Parlement européen, les dirigeants de l'UE ne lui font pas forcément un cadeau. "C'est le jeter dans la gueule du loup", dit un diplomate cité par l'AFP. "Tout est remis au bon vouloir du Parlement" qui pourrait jouer la montre, dit un autre.

Le chef de file des Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, cherche pendant ce temps à bâtir un front anti-Barroso .

Après avoir rencontré jeudi Nicolas Sarkozy, il a émis des doutes sur la vigueur du soutien du président français qui selon lui n'est "pas prêt à mourir pour Barroso ". Le "problème" de Nicolas Sarkozy et de la chancelière Angela Merkel, dit-il, c'est qu'"ils veulent Barroso et en même temps ils ne le veulent pas".

Un des arguments avancés par les eurodéputés désireux d'attendre avant de se prononcer est juridique: ils préfèrent être fixés d'abord sur le traité de Lisbonne, qui doit réformer la Commission et être soumis à référendum en Irlande à l'automne. Si ce traité est adopté, la représentation française passera de 72 à 74 députés européens : en clair, on rajoutera 2 députés français européens non élus par le suffrage universel le 7 juin.

Traité de Lisbonne : l'interdiction de l'avortement en Irlande gravée dans le marbre pour convaincre les Irlandais de dire oui?


Afin de permettre à Dublin d'organiser une nouvelle consultation, après la victoire du "non" en juin 2008, les dirigeants européens veulent fournir aux Irlandais des garanties: il s'agit d'assurer que le traité n'affectera pas la neutralité militaire du pays, son interdiction de l'avortement ou son régime fiscal. Mais jeudi soir, les 27 n'étaient pas parvenus à un accord sur la forme juridique de ces garanties, que les Irlandais veulent graver dans le marbre pour assurer une victoire du "oui".

Le Premier ministre irlandais Brian Cowen insiste ainsi pour qu'elles puissent être au moins à terme ratifiées, ce à quoi les autres pays rechignent.

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