Le secrétaire d'Etat belge au Budget Melchior Wathelet s'est dit mardi favorable un impôt européen

Le commissaire européen au Budget, Janusz Lewandowski, avait indiqué lundi, dans une interview au Financial Times Deutschland, qu'il envisageait la création d'un impôt dont les recettes alimenteraient directement les caisses européennes.M. Wathelet vante un impôt "plus juste". La France, l'Allemagne et le Royaume se sont opposés au projet.

Le Conseil de l\'Union européenne
Le Conseil de l'Union européenne (© Conseil de l'Union européenne)
Le commissaire européen au Budget, Janusz Lewandowski, avait indiqué lundi, dans une interview au Financial Times Deutschland, qu'il envisageait la création d'un impôt dont les recettes alimenteraient directement les caisses européennes.

M. Wathelet vante un impôt "plus juste". La France, l'Allemagne et le Royaume se sont opposés au projet.

Melchior Wathelet a expliqué avoir "toujours été un grand défenseur du principe des ressources propres".

Le financement actuel de l'Union européenne, fondé sur des contributions des Etats membres, dont certains ont obtenu des rabais, "n'est pas sain", a estimé le secrétaire d'Etat belge, cité par l'agence Belga.

"Avec un mécanisme de ressources propres, il serait plus juste", a-t-il assuré, en soulignant qu'il serait en outre "plus responsabilisant pour l'Union européenne en tant que telle".

Opposition de la France
La Belgique prend ainsi notamment le contre-pied du secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, qui a qualifié mardi de "parfaitement inopportune" l'idée du commissaire Lewandowski.

"Tout impôt supplémentaire aujourd'hui n'est pas le bienvenu et l'heure est bien davantage, parmi les Etats membres mais aussi pour les institutions européennes, aux économies", a déclaré le ministre français à l'AFP.

Londres et Berlin ont également rejeté la suggestion de M. Lewandowski. Le gouvernement britannique a réaffirmé que la fiscalité devait être déterminée au niveau national.