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Le président Napolitano a entamé des discussions formelles en vue de la nomination d'un nouveau gouvernement.

Silvio Berlusconi a démissionné samedi soir sous les huées des Romains. Selon toute vraisemblance, Napolitano proposera à l'ancien commissaire européen Mario Monti de devenir le président du Conseil et de former un cabinet, de préférence avant l'ouverture des marchés financiers lundi.
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Mario Monti. (GABRIEL BOUYS / AFP)

Silvio Berlusconi a démissionné samedi soir sous les huées des Romains. Selon toute vraisemblance, Napolitano proposera à l'ancien commissaire européen Mario Monti de devenir le président du Conseil et de former un cabinet, de préférence avant l'ouverture des marchés financiers lundi.

La nomination de Mario Monti pourrait être officialisée aux alentours de 18h selon le scénario qui circule à Rome. La démission du "Cavaliere", qui a gouverné l'Italie pendant dix des dix-sept dernières années, est la conséquence de l'adoption définitive samedi d'une loi d'austérité censée remettre les finances publiques italiennes en ordre. Comme prévu, Berlusconi a alors présidé son ultime conseil des ministres avant de se rendre dans la soirée au palais du Quirinal pour présenter sa démission au président Napolitano.

L'incertitude des dernières semaines a fortement pénalisé l'Italie sur les marchés obligataires, et Rome espère désormais que l'arrivée de Mario Monti permettra de rassurer la planète financière. Ce dernier, nommé la semaine dernière sénateur à vie, a rencontré samedi le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi ainsi que des responsables politiques italiens issus de divers partis. Il a également eu un déjeuner de travail avec Berlusconi.

Monti aura un an et demi pour redresser l'Italie

Les prochaines élections législatives en Italie sont prévues en 2013. Le gouvernement dispose donc d'environ un an et demi pour mener ses réformes, mais devra s'assurer du soutien d'une majorité d'élus au parlement, faute de quoi il pourrait chuter avant cette échéance. Mario Monti devra composer avec les réticences probables des partis de gauche face à la hausse annoncée de l'âge de la retraite ou l'assouplissement des conditions de licenciement, mais aussi avec l'hostilité potentielle de la droite. La Ligue du Nord, ancienne alliée de la majorité sortante, a en effet refusé d'apporter son soutien au prochain gouvernement, et de nombreux éléments du PDL restent très réservés.

Les agences de presse italiennes rapportent que Silvio Berlusconi a déclaré à des membres de son parti, avant de quitter le pouvoir, qu'ils contrôleraient l'avenir du prochain gouvernement. "Nous pouvons débrancher la prise quand nous le voudrons", leur aurait-il affirmé.

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