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Le Premier ministre Yves Leterme a présenté jeudi la démission de son gouvernement à Albert II qui l'a acceptée lundi

Cette démission, en plein conflit entre francophones et Flamands, repose la question de l'avenir de ce pays à deux mois seulement de sa présidence de l'Union européenne.En quittant la coalition gouvernementale belge, les libéraux flamands de l'Open VLD ont déclenché une grave crise.
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Le Premier ministre Yves Leterme (AFP - Jean-Christophe Verhaegen)

Cette démission, en plein conflit entre francophones et Flamands, repose la question de l'avenir de ce pays à deux mois seulement de sa présidence de l'Union européenne.

En quittant la coalition gouvernementale belge, les libéraux flamands de l'Open VLD ont déclenché une grave crise.

Yves Leterme "regrette" cette impasse politique
La démission des libéraux flamands entraîne la dissolution de la chambre des députés et la convocation d'élections législatives anticipées.

En place depuis moins de cinq mois, le gouvernement belge dirigé par Yves Leterme a jeté l'éponge suite au départ de l'Open VLD. Le roi Albert II s'est toutefois donné le temps de la réflexion avant d'accepter ou pas cette démission.

Avec le départ de l'Open VLD, Yves Leterme qui était à la tête d'une alliance formée de cinq partis ne disposait plus que d'une majorité de 76 députés sur 150 élus à la chambre basse de parlement.

M. Leterme a dit lundi soir "regretter" l'impasse politique dans laquelle se trouve le pays, alors que son ministre des Finances Didier Reynders s'est interrogé sur l'avenir de la coexistence entre francophones et Flamands.

M. Reynders s'est déclaré préoccupé par la perspective qui s'ouvre désormais d'élections anticipées en juin. "Je crains simplement que (les élections) soient un choix qui puisse entraîner le pays dans une crise très grave", a-t-il dit.

Une référence aux sondages qui pronostiquent une poussée des partis indépendantistes et séparatistes en Flandre, ce qui compliquerait encore davantage la recherche d'une solution de compromis avec les francophones sur les contours futurs du pays.

Les raisons du départ du parti néerlandophone

Pour expliquer leur décision, les libéraux flamands ont indiqué ne plus avoir confiance dans le gouvernement Leterme pour gérer l'épineux dossier des communautés électorales de la périphérie de Bruxelles.

Un différend oppose en effet les partis politiques francophones et néerlandophones à propos du statut de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV), qui regroupe la capitale à majorité francophone et une partie de sa périphérie située en Flandre. Les Flamands demandent la scission de l'arrondissement au nom de l'intégrité territoriale et linguistique de leur région.

Cette question, jugée prioritaire par les Flamands, est au centre du contentieux sur l'avenir institutionnel du pays. Elle a fait l'objet cette semaine de tractations marathons entre les cinq partis de la coalition gouvernementale - deux flamands et trois francophones, rejoints que les partis écologistes - pour tenter de trouver un compromis.

En vertu de ces droits, depuis les années 1960 environ 100.000 francophones habitant dans 35 communes de la province du Brabant flamand, autour de Bruxelles, peuvent aujourd'hui voter pour des listes francophones ou saisir la justice dans leur langue. Dans six de ces communes, où la population est majoritairement francophone, ils peuvent même bénéficier de droits supplémentaires comme des services publics en français.

Infographie animée sur la Belgique, ses institutions, la composition du gouvernement et de la chambre des représentants.

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