Le roi a nommé le gouvernement belge

Les représentants des six partis négociaient depuis dimanche, 17h30, pour former l'équipe qui dirigera la Belgique, privée de gouvernement depuis 540 jours. 

Le socialiste francophone Elio Di Rupo à Bruxelles (Belgique), le 5 décembre 2011, jour de sa nomination au poste de Premier ministre.
Le socialiste francophone Elio Di Rupo à Bruxelles (Belgique), le 5 décembre 2011, jour de sa nomination au poste de Premier ministre. (THIERRY ROGE / REUTERS)
Le roi des Belges Albert II a nommé lundi 5 décembre dans la soirée le socialiste francophone Elio Di Rupo Premier ministre ainsi que les membres de son gouvernement. Il a ainsi mis fin à la plus longue crise politique de l'histoire du royaume, 540 jours après les législatives.
Les représentants des six partis qui constituent la nouvelle majorité fédérale en Belgique étaient réunis depuis dimanche soir. Ils devront prêter serment mardi. 

Treize ministres
 
Outre le Premier ministre Elio Di Rupo, cette nouvelle équipe est composée de douze ministres. Six d'entre eux ont aussi le titre de vice-Premier ministre. Le gouvernement compte également six secrétaires d'Etat, selon le quotidien belge Le Soir. Le libéral francophone Didier Reynders, ministre des Finances depuis 1999, obtient les Affaires étrangères et européennes et l'actuel chef de la diplomatie, le démocrate-chrétien flamand Steven Vanackere, reprend le portefeuille des Finances.
Johan Vande Lanotte (sp.a, socialistes flamands) est en charge de l'Economie et Laurette Onkelinx (PS, socialistes francophones) des Affaires sociales. Le Flamand Pieter De Crem (CD&V, chrétiens-démocrates) est confirmé à la Défense. Annemie Turtelboom (Open Vld, libéraux) débarque à la Justice. Joëlle Milquet (cdH, Centre démocrate humaniste) va elle à l’Intérieur.

Ils auront notamment la charge, après 540 jours de vacance du pouvoir, de redresser les comptes de la Belgique, dont la note de solvabilité financière a récemment été dégradée