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Le ministre des Finances grec Evangélos Vénizélos a exclu de procéder à un défaut partiel sur sa dette

Plus tôt dans la journée, le ministre néerlandais des Finances avait déclaré que la zone euro n'excluait plus un défaut partiel de la Grèce dans le cadre du second plan d'aide au pays que les Européens tentent de mettre sur pied.Evangélos Vénizélos a estimé par ailleurs que "La Grèce est un prétexte pour attaquer l'euro".
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Le ministère grec des finances fait un discours avant le vote de confiance du Parlement, à Athènes, le 21 juin 2011 (AFP - Louisa Gouliamaki)

Plus tôt dans la journée, le ministre néerlandais des Finances avait déclaré que la zone euro n'excluait plus un défaut partiel de la Grèce dans le cadre du second plan d'aide au pays que les Européens tentent de mettre sur pied.

Evangélos Vénizélos a estimé par ailleurs que "La Grèce est un prétexte pour attaquer l'euro".

"Nous voulons une couverture totale de nos besoins d'emprunt et de la stabilité du système financier grec, qui est une partie du système financier européen. Cette couverture doit être offerte soit par la BCE soit par l'Eurozone et les Etats membres, soit d'autres organismes comme le fonds de soutien, il n'y a pas d'autre possibilité" a déclaré M. Vénizélos à la presse.

"Certains collègues ont officiellement évoqué un défaut partiel mais la seule mention" qu'en a fait l'eurogroupe "est le rappel de la totale opposition de la Banque centrale européenne" à une telle option, a objecté M. Vénizélos.

"Il ne faut pas confondre une évaluation" du type de celles faites par les agences de notation, "et un fait économique réel, le défaut partiel n'est pas un fait", a-t-il insisté, appelant les responsables économiques à éviter "les prophéties autoréalisatrices".

La prochaine tranche d'aide internationale doit parvenir à la Grèce d'ici au 15 septembre, a aussi souligné M. Vénizélos rappelant qu'Athènes se tient prête à poursuivre la mise en oeuvre de son programme d'austérité.

La Grèce ciblée par les marchés financiers
Selon le ministre des Finances, les marchés financiers se servent de la Grèce comme prétexte pour attaquer l'euro, et quoiqu'Athènes fasse, ils ne seront jamais satisfaits.

"Tout le monde sait que le problème, ce n'est pas la Grèce. La Grèce est un prétexte pour attaquer l'euro", a affirmé M. Vénizélos lors d'une conférence de presse organisée à son retour de la réunion à Bruxelles des ministres des Finances de l'Eurogroupe.

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