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Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a participé à un rassemblement pour protester contre la guerre en Afghanistan.

Samedi, une manifestation pour protester contre la guerre en Afghanistan a eu lieu à Londres. Julian Assange, fondateur de Wikileaks faisait partie du cortège.
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Julian Assange, le fondateur de Wikileaks. (AFP - Fabrice Coffrini)

Samedi, une manifestation pour protester contre la guerre en Afghanistan a eu lieu à Londres. Julian Assange, fondateur de Wikileaks faisait partie du cortège.

Des centaines de personnes se sont rassemblées à Trafalgar Square, dans le centre de la capitale britannique à l'appel de la coalition Stop the war, qui revendiquait 5.000 manifestants.

La manifestation, organisée par plusieurs organisations des droits de l'homme était emmenée par Jemina Khan, l'ancienne femme d'Imran Khan, député de l'opposition qui a fui mardi le Pakistan après avoir été assigné à résidence. "A un moment, il faut se demander ce qui est le plus dangereux, le terrorisme ou le contre-terrorisme", a lancé la militante Jemima Khan devant les manifestants. "L'Afghanistan est toujours le pire endroit du monde pour les femmes", a-t-elle déploré, affirmant que "87% d'entre elles subissent des violences conjugales". "Donc, à tous les niveaux, notre mission en Afghanistan a échoué", a-elle ajouté.

De son côté, Julian Assange, assigné à résidence en Grande-Bretagne où il a fait appel de son extradition en Suède pour viol et agressions sexuelles présumés, a accusé les journalistes d'être des "criminels de guerre". "Quand on se rend compte que les guerres sont le résultats de mensonges, colportés auprès du public britannique, américain, de l'Europe entière, on se demande qui sont les criminels de guerre. Ce ne sont pas seulement les dirigeants, ce ne sont pas seulement les soldats, ce sont les journalistes qui sont des criminels de guerre", a-t-il accusé.

Il s'est aussi interrogé sur les "valeurs" du monde occidental. "La réalité, c'est que Margaret Thatcher avait raison : il n'y a plus de société. Ce qui existe à la place, c'est une élite sécuritaire transnationale qui se partage le monde en utilisant vos impôts", a-t-il lancé.

Le Royaume-Uni, avec 9.500 soldats en Afghanistan, est le deuxième plus grand contributeur de la force internationale de l'Otan (Isaf) derrière les Etats-Unis. Alors que le pays doit rapatrier d'ici la fin 2014 la totalité de ses troupes de combat, une majorité (57%) de Britanniques souhaitent leur retrait immédiat, selon un sondage publié jeudi. Au total, 382 soldats britanniques ont été tués depuis le début de l'intervention en Afghanistan en octobre 2001, selon le ministère de la Défense.

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