Le camp conservateur-libéral de la chancelière allemande Angela Merkel a perdu une élection cruciale dimanche

Les gagnants du scrutin dans le riche Etat du Bade-Wurtemberg sont les Verts, qui recueillent 25% des voix contre 11,7% en 2006, selon un sondage sortie des urnes.Ils peuvent revendiquer pour la première fois le poste de chef d'un gouvernement régional, en s'alliant avec les sociaux-démocrates (23,5%), selon la chaîne de télévision publique ARD.

(AFP)

Les gagnants du scrutin dans le riche Etat du Bade-Wurtemberg sont les Verts, qui recueillent 25% des voix contre 11,7% en 2006, selon un sondage sortie des urnes.

Ils peuvent revendiquer pour la première fois le poste de chef d'un gouvernement régional, en s'alliant avec les sociaux-démocrates (23,5%), selon la chaîne de télévision publique ARD.

Bien qu'arrivée en tête avec 38%, l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de Mme Merkel n'obtient pas assez de voix pour conserver avec son partenaire libéral FDP le pouvoir qu'elle détenait depuis 58 ans.

Selon ce sondage sortie des urnes, le FPD a obtenu 5% dans ce Land qui accueille 4 des 17 réacteurs nucléaires du pays et où la fronde contre la politique nucléaire de Mme Merkel a dominé la campagne depuis l'accident de la centrale japonaise de Fukushima.

Les Verts ont par ailleurs recueilli 17% des voix dans l'Etat voisin de Rhénanie-Palatinat (ouest), où le SPD qui gouvernait seul arrive en tête avec 35,5% et peut conserver le pouvoir en s'alliant avec les écologistes. La CDU de Mme Merkel a, elle, fait 34% et reste dans l'opposition, selon ces sondages sortie des urnes.

Les Verts font ainsi une entrée fracassante au parlement de Rhénanie-Palatinat, où ils n'avaient pas recueilli en 2006 les 5% de voix nécessaires pour siéger. A contrario, le Parti libéral du ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle en est chassé, ayant réuni seulement 4% des suffrages, selon ce sondage sortie des urnes.

"Vote sur l'avenir du nucléaire"
"La politique énergétique a été le thème décisif de cette campagne", après la catastrophe à la centrale nucléaire de Fukushima, a déclaré le vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle.

"C'était un vote pour l'avenir de l'énergie nucléaire", a-t-il expliqué. "C'est pour cela que nous allons en discuter à Berlin", au sein de la coalition gouvernementale dans laquelle ses libéraux (FDP) sont partenaires minoritaires de la CDU de Mme Merkel.

Semblant prendre acte du vote, les libéraux allemands du FDP, alliés à la CDU d'Angela Merkel au pouvoir en Allemagne, se sont déclaré mardi en faveur d'une fermeture définitive des sept centrales nucléaires allemandes les plus vieilles, dont l'activité a été suspendue à la suite de l'accident nucléaire au Japon.

es déclarations constituent un changement radical de position, dans la mesure où le FDP a été un élément moteur dans l'adoption, l'an dernier, de l'accord prolongeant la durée de vie du parc nucléaire allemand.