La presse européenne réagit à la possible embauche de José-Manuel Barroso par Goldman Sachs

La France demande à José-Manuel Barroso de refuser de travailler chez Goldman Sachs, la banque d'affaires américaine. Pascal Verdeau, le correspondant à Bruxelles de France 3, revient sur la position de l'ancien président de la Commission européenne.

FRANCE 3

Pascal Verdeau rappelle que "Monsieur Barroso a été un médiocre président de la Commission européenne. Il a affaibli une institution chargée de défendre l'intérêt commun des Européens pour la mettre au service exclusif des États, et donc si les États, demain, lui demandent fermement de renoncer, il cèdera peut-être, mais ce soir, le silence de Madame Merkel est assourdissant."

Des réactions différentes

Le journaliste de France 3 constate que "la presse allemande n'est pas scandalisée, un journal autrichien évoque même ‘une belle prise’ pour Goldman Sachs. La Commission européenne actuelle, qui se veut pourtant politique, elle, s'abrite derrière la feuille de vigne de la légalité." Enfin, Pascal Verdeau précise qu’"au Portugal, le pays de Barroso, à part la gauche, les critiques sont feutrées, modérées. Reste alors la pression des opinions publiques et la montée du "Tous pourris" qui a fait des dégâts lors du Brexit. Mais Barroso, lui, a l'art de faire le gros dos, et bientôt, tout le monde sera en vacances."

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Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, lors d\'une conférence de presse, le 29 octobre 2014 à Bruxelles (Belgique).
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, lors d'une conférence de presse, le 29 octobre 2014 à Bruxelles (Belgique). (DURSUN AYDEMIR / ANADOLU AGENCY / AFP)