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Russie. Une Pussy Riot libérée, peine confirmée pour les deux autres

La justice russe a décidé de libérer immédiatement Ekaterina Samoutsevitch. Mais les deux autres membres du groupe punk restent derrière les barreaux.

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France Télévisions
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Ekaterina Samoutsevitch (G), Maria Alekhina (C) et Nadejda Tolokonnikova (D), membres du groupe de rock russe Pussy Riot, le 10 octobre 2012 lors de leur procès en appel à Moscou (Russie). (NATALIA KOLESNIKOVA / AFP)

EUROPE – La justice russe a libéré, mercredi 10 octobre, l'une des trois membres du groupe féministe Pussy Riot et a confirmé la condamnation des deux autres, lors de leur procès en appel à Moscou. En première instance, le 17 août, elles avaient été condamnées pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse" à deux ans de camp pour une prière anti-Poutine chantée en février 2012 dans une cathédrale de Moscou.

La juge a décidé de transformer en condamnation avec sursis la peine de Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, qui a été libérée immédiatement. Son avocate a expliqué que sa cliente n'avait pas participé à la "prière punk" anti-Poutine devant l'autel, et qu'elle avait été interpellée peu après être entrée dans la cathédrale. 

"La prière punk a eu lieu alors qu'elle avait déjà été emmenée hors de l'église", a défendu l'avocate, soutenue en ce sens par l'un des avocats des parties civiles, qui a réclamé que le tribunal prenne en compte l'implication individuelle de chaque prévenue. C'est chose faite avec la commutation de la peine de Samoutsevitch en sursis. 

"Nous ne nous tairons pas"

Le tribunal a en revanche décidé de maintenir en détention Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, et Maria Alekhina, 24 ans. Les trois jeunes femmes se sont congratulées dans leur cage en verre, ravies de la libération de l'une d'entre elles. 

Elles ont réitéré leurs excuses à ceux qui ont été choqués par leur action, tout en réaffirmant que leur geste était politique et dirigé contre Vladimir Poutine. "Nous n'avons pas voulu offenser les croyants", a déclaré Ekaterina Samoutsevitch. Mais toutes ont insisté : "Nous ne nous tairons pas". "Nous sommes toutes les trois innocentes, nous sommes en prison pour nos opinions politiques", a renchéri Maria Alekhina, alors qu'elle réclamait, elle aussi, l'annulation du jugement en première instance et sa remise en liberté. 

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