Rejet de l'accord sur le Brexit : "C’est le seul accord possible", prévient Nathalie Loiseau même si "un report" est toujours possible

La ministre chargée des Affaires européennes a réagi sur France Inter au rejet par le parlement britannique de l'accord sur le Brexit. 

FRANCE INTER

"C’est une mauvaise nouvelle parce que cet accord de retrait que Theresa May a soumis à la ratification a été négocié pendant près de deux ans. C’est un très bon accord et c'est même le seul accord possible", a réagi mercredi 16 janvier sur France Inter Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, au lendemain du rejet de l'accord au parlement britannique sur le Brexit. "On a exploré énormément de choses. Michel Barnier, qui est le négociateur européen, a exploré avec les Britanniques énormément d'options, a-t-elle ajouté. Qu'est-ce qui va se passer ? C'est aux Britanniques d'en décider".

A moins de trois mois du Brexit, les députés britanniques ont infligé mardi soir une défaite historique à la Première ministre Theresa May en rejetant massivement son accord de sortie de l'Union européenne, déclenchant le dépôt d'une motion de censure par l'opposition travailliste. 

Selon Nathalie Loiseau, la ministre chargée des Affaires européennes : "Si on veut une séparation ordonnée et qui permette que, dans l’avenir, le Royaume-Uni reste proche de l’Union européenne, c'est ce texte. Les autres options, c'est soit pas d’accord, soit pas de Brexit", a-t-elle déclaré sur France Inter.

Vers un nouveau vote ? 

Nigel Farage, ex-chef de file de la campagne en faveur d'un divorce avec l'Union européenne lors du référendum de juin 2016, a estimé mercredi que le Royaume-Uni se dirige probablement vers un report du Brexit, voire un second référendum.

"Pour le moment, la situation au moment où nous parlons, ni Theresa May ni vraiment Jeremy Corbyn, le chef des travaillistes, ne se sont prononcés en faveur d’un nouveau référendum", a assuré Nathalie Loiseau qui estime qu'un report de la date du 29 mars pour le Brexit est "juridiquement et techniquement possible" si les Britanniques le demandent. Cependant, pour la ministre chargée des Affaires européennes, "cette hypothèse reste une hypothèse. Ça n’est pas à nous Français, Européens, de dire aux Britanniques ce qu’ils doivent faire. Ce que nous pouvons leur dire c’est dépêchez-vous parce que le 29 mars c’est demain", a poursuivi sur France Inter Nathalie Loiseau.

De son côté, Londres a réaffirmé mercredi que le gouvernement de Theresa May ne repousserait pas la date du Brexit, fixée au 29 mars prochain. 

La ministre chargée des Affaires européennes Nathalie Loiseau, invitée de France Inter, mercredi 16 janvier. 
La ministre chargée des Affaires européennes Nathalie Loiseau, invitée de France Inter, mercredi 16 janvier.  (FRANCE INTER / RADIOFRANCE)