Licences de pêche post-Brexit : la France veut une solution d'ici au 1er novembre avec Jersey

Le gouvernement a fait savoir qu'il prendrait des mesures de "réplique" voire de "rétorsion" si l'île anglo-normande n'accordait pas plus de licences aux pêcheurs français.

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Des bateaux de pêche français au large de l'île anglo-normande de Jersey, le 6 mai 2021. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)

La France souhaite une solution d'ici au 1er novembre sur les licences de pêche post-Brexit octroyées par l'île anglo-normande de Jersey. L'échéance reste "obligatoirement le 1er novembre, puisque fin octobre, c'est la dernière limite pour que Jersey donne ses réponses aux demandes de licences" des pêcheurs français, qui ont jusqu'à cette date pour lui fournir les documents requis, a déclaré la ministre de la Mer, Annick Girardin.

"On est à deux semaines de cette décision [de Jersey]. Rien n'est aujourd'hui écarté, ni par la France, ni par la Commission européenne", qui négocie au nom de Paris avec Londres, a souligné la ministre depuis Bruxelles, à l'issue d'un entretien avec le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, et le commissaire chargé de la pêche, Virginijus Sinkevicius.

La France menace de livrer moins d'électricité

Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, avait fait savoir mercredi que la France prendrait des mesures de "réplique" voire de "rétorsion", si Jersey n'accordait pas plus de licences aux pêcheurs français. Elle menace notamment de réduire ses livraisons d'électricité à l'île. "Il est évident que si la Commission n'agissait pas, si le Royaume-Uni et Jersey n'étaient pas au rendez-vous de la confiance, il faudra pouvoir agir de notre propre chef", a averti Annick Girardin.

L'accord post-Brexit, conclu in extremis à la fin de l'année 2020 entre Londres et Bruxelles, prévoit que les pêcheurs européens puissent continuer à travailler dans certaines eaux britanniques à condition d'obtenir une licence, accordée s'ils peuvent prouver qu'ils y pêchaient auparavant. Mais Français et Britanniques se disputent sur la nature et l'ampleur des justificatifs à fournir. 

Dans les zones de pêche encore disputées, Londres et Jersey ont ainsi accordé au total un peu plus de 200 licences définitives, alors que Paris en réclame encore plus de 230, dont une centaine à Jersey et près d'une soixantaine pour l'île voisine de Guernesey. Le gouvernement local de Jersey a annoncé vendredi avoir accordé deux licences supplémentaires à des pêcheurs français, tout en appelant au calme et jugeant les menaces de Paris "disproportionnées".

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