Les transporteurs routiers français redoutent un Brexit sans accord

Un Brexit sans accord aurait beaucoup de conséquences pour ces professionnels. Perte de temps à la frontière, recrutements obligatoires pour la paperasse, etc.

Les transporteurs routiers français s\'inquiètent de l\'hyptohèse d\'un Brexit sans accord qui aurait de nombreuses conséquences pour eux.
Les transporteurs routiers français s'inquiètent de l'hyptohèse d'un Brexit sans accord qui aurait de nombreuses conséquences pour eux. (JOHAN BEN AZZOUZ / MAXPPP)

"Une nouvelle fois on se sent condamnés à attendre. Il n'y a rien de pire pour un transporteur, un entrepreneur, que de rester dans l'incertitude", s'inquiète jeudi 17 janvier sur franceinfo Isabelle Maître, déléguée permanente de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) à Bruxelles après l'annonce par Édouard Philippe d'un "plan de préparation" à un Brexit sans accord.

Un Brexit dur qui se traduira notamment par 50 millions d'euros de travaux dans les ports et les aéroports et près de 600 embauches de douaniers, vétérinaires...

Sans accord, les transporteurs devront recruter 

"Le retour des douanes, c'est notre principale préoccupation. Depuis 1993 et le marché unique, il y a la libre-circulation des personnes et des biens. Aujourd'hui, on devrait donc à nouveau s'occuper d'import-export, de déclaration douanières et donc recruter des personnes qualifiées en la matière", explique la lobbyiste.

"Est-ce qu'on les recrute maintenant ? Est-ce qu'on attend en espérant encore un possible deal, ou un délai ? Est-ce qu'on va engager des personnes, payer des salaires 'pour rien' si finalement on arrive à un deal ? On se pose toutes ces questions", détaille Isabelle Maître.

Pour les conducteurs, c'est des temps d'attentes supplémentairesIsabelle Maître, déléguée de la FNTR à Bruxellesfranceinfo

"Il y a aussi le facteur humain. On a évoqué plusieurs fois les files de camions qui pourraient se former aux passages frontières avec la réintroduction des douanes.  Et puis à Calais, il y a toujours la question des migrants à gérer. Est-ce qu'on va encore trouver des conducteurs pour travailler vers le Royaume-Uni ? On n'en est plus très sûrs non plus...", s'inquiète la responsable de la FNTR.