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"Il n'y a aucune idée claire qui se dégage" : à Londres, le Brexit et une sortie de l'union douanière inquiètent les patrons

Alors que les ministres des Affaires européennes de l'UE se réunissent lundi à Bruxelles, les patrons britanniques tentent de diminuer l'impact du Brexit, en défendant notamment l’union douanière.

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Radio France
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Le quartier de la City à Londres (Angleterre), le 21 janvier 2017. (TOLGA AKMEN / AFP)

Réunis lundi 29 janvier à Bruxelles pour la deuxième phase de négociations sur le Brexit, les ministres des Affaires européennes doivent notamment se mettre d'accord sur la période de transition pendant laquelle le Royaume-Uni va continuer à faire partie de l'UE. 

Garder le lien avec le marché européen à tout prix

Pendant ce temps, à Londres, les patrons profitent de l’occasion pour tenter de diminuer l’impact de cette procédure de divorce. Pour la directrice de la Confédération de l'industrie britannique (CBI), principal syndicat patronal du pays, il y a urgence. "Nous sommes à 14 mois du Brexit et il n'y a aucune idée claire qui se dégage au milieu de ces choix difficiles", note Carolyn Fairbain. "Nous penson qu'il faut en profiter pour revoir une partie de nos positionnements essentiels", poursuit-elle.

L'objectif est d'éviter à tout prix la rupture avec le marché européen, qui représente 53% des échanges commerciaux britanniques. "L’une des options qui avait été évoquée à un moment donné était de rester membre de l’union douanière" de l'UE, explique la patronne du CBI. Cela veut dire qu’on pourrait commercer sans friction à l’intérieur de l’Union européenne. Pas totalement, bien sûr, mais cela résoudrait une bonne partie des problèmes."

Un départ de l'UE pèse sur l'emploi

Le principal problème, c’est l’exportation des services, l'avenir de la finance, explique Jamie Dimon. Le Pdg de JPMorgan menace désormais de déménager la majeure partie de ses équipes installées à la City, le quartier d'affaires londonien. "On aime Londres, on aime y travailler, on a beaucoup de gens sur place parce que c'est d'une énorme efficacité pour l’Eurozone, explique-t-il. Mais s'ils décident qu’on ne pourra pas avoir d’échanges commerciaux avec des règles commerciales réciproques, alors les emplois vont disparaître... probablement plus de 4 000."

Face à ces inquiétudes, le gouvernement britannique refuse de trancher. Le ministre des Finances, Philip Hammond, promet une sortie en douceur de l’Union européenne, mais David Davis, ministre du Brexit, parle d’une opportunité pour conquérir de nouveaux marchés. 

A Londres, le reportage d'Antoine Giniaux
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