Le vote de rejet du Parlement britannique a accru de façon "significative" le risque d'un Brexit sans accord, avertit l'Union européenne

Les députés britanniques de la Chambre des communes ont rejeté l'accord de retrait que leur présentait pour la seconde fois Theresa May, plongeant le Royaume-Uni dans une crise politique d'une gravité sans précédent. 

Ce direct est terminé.

Ce qu'il faut savoir

Nouvelle plongée dans l'incertitude au Royaume-Uni : à 17 jours de la date fixée pour le Brexit, les députés britanniques ont rejeté, mardi 12 mars, l'accord de divorce avec l'Union européenne. Au total, 391 députés se sont prononcés contre l'accord, et 242 pour. La Chambre des Communes l'avait déjà rejeté massivement une première fois le 15 janvier. Pour la deuxième fois, Theresa May a échoué à obtenir la majorité dont elle avait besoin, avec des garanties décrochées à la dernière minute. Le vote de rejet du Parlement britannique a accru de façon "significative" le risque d'un Brexit sans accord, a estimé le porte-parole du président du Conseil européen, Donald Tusk. Mais l'Union européenne serait "prête à considérer" un report de la date du Brexit, si le Royaume-Uni devait en faire une demande "motivée", a déclaré Mina Andreeva, porte-parole de la Commission européenne. Suivez sur franceinfo les réactions à ce vote crucial.

Cinglant désaveu pour Theresa May. Ce vote est un cinglant désaveu pour la Première ministre conservatrice qui a âprement négocié ce texte de près de 600 pages pendant de longs mois, et pose la question de sa survie à la tête de l'exécutif.

Deux nouveaux votes prévus. L'accord de divorce rejeté, les députés voteront mercredi sur la possibilité de sortir de l'UE sans accord, un scénario redouté par les milieux économiques. Si cette option est exclue, le Parlement votera à nouveau jeudi, cette fois sur une proposition de report "limité" du Brexit. Les 27 autres Etats de l'UE devront toutefois donner leur accord à l'unanimité, et les dirigeants européens ont prévenu que toute demande en ce sens devrait être dûment justifiée.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #BREXIT

23h54 : Arnaud Comte, correspondant de France 2 à Londres, raconte le désarroi d'une partie de la population outre-Manche.

23h33 : "Pour le dire clairement: avec cette décision, nous nous rapprochons de plus en plus d'un scénario sans accord."

Pour le chef de la diplomatie allemande, l'hypothèse d'un "no deal" est de plus en plus plausible. Le ministère allemand des Affaires étrangères estime que cette éventualité est le "pire scénario" possible.

23h16 : Que va-t-il se passer dans les jours à venir ?

• Demain, les députés britanniques se prononceront quant à la possibilité de sortir de l'Union européenne sans accord ("no deal"). Theresa May, la Première ministre britannique, a précisé qu'il n'y aurait pas de consigne de vote de la part du gouvernement.

• Si ce scénario du "no deal" est rejeté, Theresa May soumettra le 14 mars (jeudi) une proposition de report du Brexit, au-delà de la date du 29 mars. Il s'agit d'un report "court et limité" de la date. Mais l'Elysée, comme l'Union européenne, affirme que Paris ne pourrait "en aucun cas accepter" ce report "sans une stratégie alternative, crédible, de la part du Royaume-Uni".

22h39 : @Mathieu Nous expliquons dans cet article ce qu'est le backstop. On parle également de "filet de sécurité". En résumé, l'un des points sensibles des négociations sur le Brexit est la frontière entre l'Irlande, Etat membre de l'Union européenne, et l'Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni. En théorie, le Brexit entraînerait le retour de postes-frontières sur cette ligne longue de 500 km, le rétablissement des contrôles douaniers et la fin de la libre circulation des biens et des marchandises entre les deux territoires. Londres et Bruxelles veulent à tout prix éviter ce scénario.

22h38 : Bonsoir. Je n’y comprends rien. Pourriez-vous parler français, c’est quoi le backstop ?

22h25 : Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, s'exprime sur Twitter. Pour elle, le rejet par les députés britanniques de l'accord négocié par Theresa May est "une mauvaise nouvelle".

22h02 : "Nous sommes arrivés au bout de la négociation sur les conditions du retrait."

Dans un communiqué, l'Elysée écrit : "Comme l'UE [Union européenne] l'affirme de façon constante et répétée, l'accord de retrait n'est pas renégociable. Ceci vaut notamment pour le backstop, qui vise à garantir l'absence de frontière physique en Irlande tout en préservant l'intégrité du marché unique."

22h20 : L'Elysée "regrette" le rejet de l'accord négocié par Theresa May et affirme que Paris ne pourrait "en aucun cas accepter une extension [de la date du Brexit] sans une stratégie alternative, crédible, de la part du Royaume-Uni".

21h33 : J’espère que quelqu’un travaille déjà sur une série ou un film sur le Brexit... Trop de suspens ce deal/ no deal 😉

21h33 : Intuitivement, je pense qu’à l’issue de tout ce cinéma le Royaume-Uni restera dans l’Europe et sans doute dans des conditions encore plus avantageuses que maintenant !!

21h32 : L’Union européenne doit être beaucoup plus ferme avec les Britanniques qui n’arrêtent pas d’hésiter. Il est temps qu’ils nous laissent en paix!

21h32 : Les Britanniques ne sont pas prets de sortir...

21h32 : Dans les commentaires, vos réactions et remarques sont très variées après le rejet de l'accord négocié par Theresa May.

21h24 : "S'il devait y avoir une demande motivée pour une extension, les 27 de l'Union européenne seraient prêts à la considérer", déclare Mina Andreeva, porte-parole de la Commission européenne. Elle souligne que le report sera décidé à l'unanimité "en tenant compte des raisons" avancées et "de la durée" demandée.

21h17 : 'Union européenne est "prête à considérer" un report de la date du Brexit, annonce une porte-parole de la Commission européenne.

23h30 : 75 députés conservateurs (du parti de la Première ministre Theresa May) ont voté contre l'accord négocié avec l'Union européenne.

20h48 : Le gouvernement écossais affirme qu'un "no deal" pourrait pousser l'économie écossaise dans la "récession". Il appelle le Parlement à rejeter un Brexit sans accord et souhaite un second référendum.

20h39 : Le porte-parole de Donald Tusk, le président du Conseil européen, estime que le rejet de l'accord négocié par Theresa May "accentue significativement" le risque d'un "no deal", autrement dit d'un Brexit sans accord.

20h38 : Michel Barnier, le négociateur de l'Union européenne, écrit sur Twitter que les préparations de l'UE pour un "no deal" sont "maintenant plus importantes que jamais".

20h36 : Que va-t-il se passer maintenant ? Comme nous l'expliquons dans cet article, les parlementaires britanniques se prononceront demain sur un possible "no deal", autrement dit une sortie de l'Union européenne sans accord. Cette perspective est souvent décrite comme le scénario catastrophe en raison de son attendu coût exorbitant.

20h32 : Pour Jeremy Corbyn, le chef de l'opposition, l'accord négocié par Theresa May est "mort".

20h28 : Theresa May, la Première ministre britannique, "regrette profondément" ce vote et affirme que le rejet de l'accord ne "résout pas le problème".

20h29 : L'accord de la Première ministre britannique Theresa May a été rejeté par les députés britanniques : 391 voix contre et 242 voix pour.

20h24 : Les députés britanniques sont presque tous arrivés pour le résultat. Regardez le direct de l'agence Reuters par ici (c'est en anglais).



(REUTERS)

20h17 : Tout à l'heure, lors des débats, la Première ministre britannique Theresa May a été alarmiste, évoquant une éventuelle fin du Brexit en cas de rejet ce soir. "Si ce vote n'est pas acquis ce soir, si cet accord n'est pas entériné ce soir, alors cela pourrait en être fini du Brexit."

20h13 : Petit rappel. Le 15 janvier, les députés de la Chambre des communes ont massivement rejeté l'accord fixant les modalités du Brexit : 432 voix contre l'accord et 202 pour son adoption.

20h08 : Après une brève pause, les députés britanniques regagnent leur siège. Ils doivent voter l'adoption ou le rejet de l'accord dans les minutes à venir.



(REUTERS)

20h07 : Il est 20 heures, voici les principaux titres :

• Theresa May défend une nouvelle fois son accord sur le Brexit. Les députés britanniques doivent voter d'un instant à l'autre une nouvelle mouture du texte. Suivez la situation dans notre direct mais en attendant voici les scénarios qui se profilent.

• L'Agence européenne de la sécurité aérienne suspend tous les vols de Boeing 737 max. Voici la liste des pays et compagnies qui clouent ces avions au sol.

• Les manifestations ont repris, ce matin, au lendemain de l'annonce du président algérien Abdelaziz Bouteflika de renoncer à briguer un cinquième mandat consécutif. Mais l'élection présidentielle est reportée à une date encore inconnue et il reste président d'ici là. Nous vous résumons la situation ici.

• La loi anticasseurs est examinée par les sénateurs. L'article 1, sur les fouilles en manifestation et "à ses abords immédiats", est adopté. L'article 2 sur les interdictions administratives de manifester est également adopté.

19h57 : L'avertissement de Michel Barnier, le négociateur de l'Union européenne, est clair. Il n'y aura pas de période de transition après la date officielle du Brexit, le 29 mars, s'il n'y a pas d'approbation de l'accord de retrait.

19h43 : Il était presque vide tout à l'heure. Mais les députés britanniques sont presque tous revenus, comme vous pouvez le voir sur le direct vidéo de l'agence Reuters, par ici.

19h43 : C'est bizarre. Le Parlement semble à moitié vide. Savez-vous pourquoi ?

19h20 : Dans les commentaires, vous semblez passionné(e)s par le Brexit. Merci de m'avoir signalé cette projection de Sky News (en anglais) qui prévoit un rejet du texte avec au moins 100 votes d'écart. @Vincent merappelle que Sky News avait été "très précis dans leur estimation", en janvier.

19h11 : Bonsoir . Comme nous l'expliquons ici, la frontière presque invisible entre la République d'Irlande (Etat membre de l'UE) et l'Irlande du Nord (qui fait partie du Royaume-Uni) est l'une des conditions clés de l'accord du Vendredi saint. Il a mis un terme, en 1998, à trente ans de violences en Irlande du Nord. Les "Troubles", qui opposaient nationalistes catholiques et unionistes protestants, ont fait 3 500 morts et 47 000 blessés.

Londres et Bruxelles veulent éviter le retour d\'une frontière physique, signalée ici en rouge, entre l\'Irlande et l\'Irlande du Nord.(FRANCEINFO)

19h05 : Bonjour. Puisque les Irlandais se disent résolument européens et les Nord-Irlandais résolument britanniques, en quoi le retour d'une frontière dure pose un risque de stabilité? Est-ce plus insurmontable que l'actuel casse-tête autour du backstop?

18h39 : Il est sceptique. Tony Blair, ancien Premier ministre britannique, estime auprès de Bloomberg (en anglais) qu'il est "très clair" que Theresa May perdra ce vote. "Nous sommes dans un grand bazar", juge-t-il.

18h34 : Le vote des députés britanniques sur l'accord trouvé hier par Theresa May aura lieu aux alentours de 20 heures, heure française.

18h27 : Les débats sont en cours au Parlement britannique. Pour les regarder en direct, c'est par ici (et c'est en anglais, évidemment).

18h12 : 18 heures. Faisons un point sur l'actualité (chargée) de cet après-midi :

Theresa May défend une nouvelle fois son accord sur le Brexit. Les députés britanniques doivent voter dans la soirée une nouvelle mouture du texte, renégocié auprès de Bruxelles par la Première ministre. Nous suivrons en direct les débats, mais en attendant, voici les scénarios qui se profilent.

Comme de nombreux pays, la France a interdit les Boeing 737 Max dans son espace aérien, deux jours après le crash d'un appareil en Ethiopie. Nous avons aussi analysé les fausses vidéos de l'accident qui circulent sur internet.

Les manifestations ont repris, ce matin, au lendemain de l'annonce du président algérien Abdelaziz Bouteflika de renoncer à briguer un cinquième mandat consécutif. Mais l'élection présidentielle est reportée à une date encore inconnue et il reste président d'ici là. Nous vous résumons la situation ici.

Le navire italien "Grande America" a coulé à 300 kilomètres à l'ouest des côtes françaises, annonce la préfecture maritime de l'Atlantique. "Nous allons mener maintenant la lutte antipollution", a affirmé le ministre François de Rugy.


Le Parlement européen a voté la levée de l'immunité de Jean-Marie Le Pen, demandée par les juges parisiens chargés de l'enquête sur les assistants parlementaires du Rassemblement national (ex-FN).

17h18 : Bonjour @Montmiraille. Selon la Cour de justice de l'UE, Londres peut décider unilatéralement d'annuler l'article 50 du traité de Lisbonne, qui active la procédure de sortie. Dans ce cas, invraisemblable sur le papier, "le Royaume-Uni resterait dans l'Union dans des termes inchangés quant à son statut d'Etat membre".

17h18 : Si le Brexit n'a pas lieu, les députés européens ont-ils la possibilité de voter pour une réinsertion de la GB ? Peuvent-ils obtenir de nouvelles garanties de la part de la GB (par exemple: ouverture totale de leur frontière, passage à l'Euro, etc.) ?

17h20 : : Le "backstop" (ou "filet de sécurité") est une sorte d'assurance prévue dans l'accord sur le Brexit pour empêcher le retour d'une frontière "dure" entre la République d'Irlande (Etat membre de l'UE) et l'Irlande du Nord (qui fait partie du Royaume-Uni). Il serait activé en juillet 2020, si Londres et Bruxelles ne tranchaient pas cette question d'ici là. Le "backstop" créerait une union douanière regroupant le Royaume-Uni et l'UE, et contraindrait l'Irlande du Nord à respecter les règles du marché commun européen. Les "Brexiters" les plus convaincus estiment que cette mesure empêcherait un divorce total avec l'UE. Nous vous expliquons tout ici.

17h13 : Bonjour, désolé mais je n'arrive pas à comprendre le problème entre le filet de sécurité et la frontière "dure". En fait que veulent les Anglais et l'Irlande ? Filet ou frontière ? Merci pour votre réponse.

16h36 : Disons que le vote semble mal engagé pour Theresa May, @Anonyme. Dès hier soir, le leader de l'opposition Jeremy Corbyn a appelé les députés du Labour à rejeter le texte, rappelle BFMTV. Les eurosceptiques de l'ERG (membres de la majorité conservatrice) ont recommandé de voter contre l'accord et le parti nord-irlandais DUP a estimé que les garanties sur le "backstop" étaient toujours insuffisantes.

16h34 : Est-ce déjà l'indice fort d'un vote négatif ?