"Un jour amer pour l'Europe" : les dirigeants de l'UE entre tristesse et inquiétude après le rejet de l'accord sur le Brexit

Les députés britanniques ont rejeté en masse, mardi soir, l'accord de divorce conclu avec l'Union européenne par la Première ministre Theresa May.

 La Première ministre britannique Theresa May après le rejet en masse, le 15 janvier 2019, de l\'accord sur le Brexit par les députés.
 La Première ministre britannique Theresa May après le rejet en masse, le 15 janvier 2019, de l'accord sur le Brexit par les députés. (REUTERS TV / REUTERS)
Ce qu'il faut savoir

C'est "no !" L'accord validé par Theresa May et l'Union européenne sur le Brexit a été massivement rejeté, mardi 15 janvier, par les députés britanniques. Le résultat est sans appel : 432 voix contre, 202 pour. "La chambre a parlé et ce gouvernement écoutera", a immédiatement dit après le vote la Première ministre britannique qui propose des discussions entre partis déterminer la voie à suivre. Suivez toutes les réactions dans notre direct.

Une claque pour Theresa May. Même si le "non" était fortement attendu, les détails du vote en disent long. La Première ministre britannique est face à un rejet massif d'une partie de ses troupes : 118 députés conservateurs ont voté contre l'accord.

  Une motion de censure déposée par l'opposition. Selon Jeremy Corbyn, le résultat du vote est "une défaite catastrophique" pour le gouvernement conservateur de Theresa May. Résultat : le chef du Labour a annoncé qu'il allait présenter une motion de censure. 

  "Un jour amer pour l'Europe". Le vice-chancelier allemand n'a pas tardé à réagir au vote. Tout comme le président du Conseil européen : "Si aucun accord n'est possible, et que personne ne veut une absence d'accord, qui aura enfin le courage de dire quelle est la seule solution positive ?", a écrit Donald Tusk sur Twitter. Jean-Claude Juncker va même plus loin : ce rejet a accru le risque d'un divorce sans accord, selon le président de la Commission européenne. "J'appelle le Royaume-Uni à clarifier ses intentions dès que possible. Le temps est presque écoulé", a-t-il déclaré. 

  "La pression est du côté" du Royaume-Uni. Emmanuel Macron a appris en direct le vote de Westminster, mardi soir, depuis le gymnase de Grand Bourgtheroulde (Eure) où il donnait le coup d'envoi du grand débat national. Le président français a estimé que le référendum britannique avait été "manipulé" et qu'on avait "menti aux gens". Il a accusé les "fake news" d'avoir été responsable du résultat du référendum.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #BREXIT

09h43 : Et si vous ne savez pas ce que contient l'accord avec l'UE que les députés britanniques ont rejeté hier soir, nous avons résumé ses principaux points dans cet article, et notamment l'épineuse question de la frontière Irlande-Irlande du Nord qui braque certains députés.

09h40 : Avec le rejet massif, hier, du projet d'accord négocié entre Theresa May et l'Union européenne, qui est "le seul possible" aux yeux de Nathalie Loiseau, l'hypothèse d'une sortie de l'UE sans aucun accord est devenue plus crédible. "La France se prépare et sera prête" si ce scénario se concrétise, a assuré la ministre. "Nous continuerons à nous préparer pour que, quelle que soit l'issue de tout cela, on ait une solution pour les Européens", affirme de son côté Pierre Moscovici.

09h47 : "Les Britanniques ont dit très clairement, très nettement, ce qu'ils ne voulaient pas. Maintenant il faut qu'ils disent ce qu'ils veulent. Le temps est court", a averti de son côté Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, sur France 2.

09h36 : Un tel report nécessiterait l'accord unanime des 27 autres Etats membres, et n'est pas d'actualité pour le moment "puisque madame May ne l'a jamais demandé, ni personne de son entourage", a rappelé Nathalie Loiseau. La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne est pour l'instant prévue le 29 mars prochain.

09h47 : Un report du Brexit est "juridiquement et techniquement possible", a assuré la ministre française chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, sur France Inter. Ce qui ne veut pas dire qu'elle y soit favorable : "Si c'est pour nous dire qu'il faut davantage de concessions européennes, là on sera embarrassé".

08h25 : Par ailleurs, une journaliste du Guardian affirme qu'un député conservateur devrait présenter aujourd'hui un texte demandant un nouveau référendum sur le Brexit.

08h22 : Selon le Guardian (en anglais), la motion de défiance a toutefois peu de chances d'être approuvée. Le parti unioniste nord-irlandais, allié du gouvernement, a déjà annoncé qu'il soutiendrait Theresa May, tout comme le European Research Group, pro-Brexit. Si des membres du parti conservateur de la Première ministre ont voté contre l'accord, hier, ils redoutent de voir l'opposition travailliste remporter d'éventuelles législatives anticipées. Ils ne devraient donc pas soutenir la motion du Labour.

08h22 : L'opposition travailliste a annoncé hier soir avoir déposé une motion de défiance contre le gouvernement de Theresa May. Le débat se tiendra cet après-midi, en présence de la Première ministre, et le vote aura lieu à 19 heures (20 heures en France). Si elle parvient à conserver la confiance de la Chambre des communes, Theresa May devra présenter un "plan B" aux députés lundi prochain.

08h24 : Le projet d'accord sur le Brexit défendu par Première ministre britannique a été rejeté hier soir par 432 députés, contre 202 vote pour. Jamais un gouvernement britannique n'avait essuyé un tel échec à la Chambre des communes, selon le Guardian (en anglais). Le texte a été écarté avec un considérable écart de 230 voix.

08h21 : "Pas d'accord... Pas d'espoir... Pas d'idées... Pas de confiance" : le Daily Mirror est sans pitié avec Theresa May, au lendemain du rejet massif de son projet d'accord sur le Brexit par les députés britanniques. Les unes des autres journaux se passent de traduction.

23h59 : "Madame May n'est plus en mesure de négocier quoi que ce soit. Elle n'a aucun mandat pour négocier quoi que ce soit."

Alain Lamassoure réagit sur franceinfo au rejet massif, par la Chambre des communes, de l'accord négocié avec l'Union européenne sur le Brexit.

08h27 : Après le rejet de l'accord par les députés britanniques, Nicola Sturgeon, Première ministre écossaise, demande ce soir à Theresa May de suspendre le processus de Brexit et d'organiser un deuxième référendum sur la question de l'appartenance de la Grande-Bretagne à l'Union européenne.

23h35 : Bonsoir @Olivia. Les pro-Brexit "durs" considèrent que l'accord est trop favorable à l'Union européenne, notamment parce qu'il contraint le Royaume-Uni à "rester dans l'union douanière de façon transitoire", comme l'explique Christian Lequesne, professeur à Sciences Po, dans cet article. Concernant Theresa May, elle est très fragilisée et va devoir surmonter la motion de censure déposée par l'opposition.

07h43 : Pourquoi les députés sont contre le Brexit négocié par Theresa May ? Que risque-t-elle ?

22h20 : L'Irlande annonce intensifier ses préparatifs pour un Brexit sans accord, après le rejet massif par le Parlement britannique de l'accord de sortie négocié avec Bruxelles. "De manière regrettable, le résultat du vote de ce soir accroît le risque d'un Brexit désordonné", déclare dans un communiqué le gouvernement de Dublin.

22h00 : Bonsoir @Drounek. C'est un scénario très incertain qui attendrait alors le Royaume-Uni. En cas de "no-deal", le divorce se ferait sans période de transition. Les conséquences pour l'économie britannique seraient plus graves que la crise financière de 2008, selon les estimations de la Banque d'Angleterre : la livre s'effondrerait de 25%, le chômage grimperait à 7,5% et l'inflation à 6,5%. Dans cet article, vous retrouverez toutes les conséquences d'un tel scénario.

07h39 : Que se passera-t-il si aucun accord n'est trouvé à la date butoir pour le Brexit ?

21h50 : Plusieurs options s'offrent donc désormais à Theresa May si elle garde demain la confiance du Parlement :

Elle peut s'engager à retourner négocier à Bruxelles.

Elle peut demander un report de la date du Brexit, prévue le 29 mars.

• Le rejet du texte ouvre également la possibilité d'un divorce sans accord, particulièrement craint par les milieux économiques.

07h39 : Quelle est la suite après le vote des députés britanniques ? Le rejet de cet accord est tout sauf une surprise, mais l'ampleur de la défaite diminue la marge de manœuvre de Theresa May. La Première ministre a désormais jusqu'à lundi pour présenter un "plan B" si elle survit à la motion de défiance travailliste.

07h38 : La livre britannique se reprend face à l'euro et au dollar après le rejet largement anticipé d'un vote sur le Brexit par les députés britanniques. La Bourse semble un peu rassurée après la prise de parole de la Première ministre Theresa May.