Brexit : Les négociations ont "toutes les chances" de ne pas aboutir selon le gouvernement britannique

Les discussions achoppent depuis des mois sur trois sujets sensibles : la pêche, la garantie d'une concurrence loyale et les moyens de résoudre les futurs différends.

Deux bateaux en papier surmontés des drapeaux européen et britannique, le 20 juillet 2020.
Deux bateaux en papier surmontés des drapeaux européen et britannique, le 20 juillet 2020. (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le pessimisme est de mise des deux côtés de la table. Le gouvernement britannique estime lundi 7 décembre qu'il y a "toutes les chances" qu'échouent les négociations entamées par le Royaume-uni et l'Union européenne pour tenter de trouver un accord commercial post-Brexit. Les discussions avaient pourtant repris, dimanche 6 décembre, avant la fin de la période de transition prévue le 31 décembre. 

Ce direct est désormais terminé.

 Boris Johnson attendu à Bruxelles "dans les prochains jours". Lors d'un appel téléphonique en fin de journée, Boris Johnson et Ursula von der Leyen "sont convenus que les conditions ne sont pas réunies pour finaliser un accord" et ont demandé à leurs négociateurs de préparer une "rencontre physique à Bruxelles dans les prochains jours", selon un communiqué commun. Un porte-parole de Downing Street a précisé que Boris Johnson comptait faire le déplacement.

 Londres refuse de reprendre les négociations en 2021 en cas d'échec. Faute d'accord, des droits de douane s'appliqueront dès le 1er janvier sur les échanges entre les deux entités, au risque d'un nouveau choc économique, après celui lié à la pandémie de Covid-19. Lundi matin, les négociations semblaient encore "bloquées" et les obstacles toujours "très largement" en place, selon le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, cité par la radiotélévision irlandaise RTE.

 Trois points de blocage persistants. Les discussions achoppent depuis des mois sur trois sujets particulièrement sensibles : la pêche, la garantie d'une concurrence loyale et les moyens de résoudre les différends futurs.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #BREXIT

23h14 : Alors que les discussions commerciales s'enlisent à moins de quatre semaines de la rupture définitive avec l'UE le 31 décembre, ce geste s'apparente à une concession faite à Bruxelles, où le Premier ministre britannique Boris Johnson doit se rendre "dans les prochains jours". Le négociateur européen, Michel Barnier, s’est fixé jusqu’à mercredi soir pour conclure un accord de divorce.

23h11 : Pour Londres, le but du projet de loi est de défendre en réaction l'intégrité territoriale du Royaume-Uni en assurant la continuité des échanges entre la Grande-Bretagne et la province d'Irlande du Nord. L'adoption de ce texte intervient juste après que le gouvernement britannique a affirmé dans l'après-midi être disposé à renoncer aux clauses controversées qui avaient poussé l'UE à entamer une procédure d'infraction contre le Royaume-Uni.

23h11 : Les députés britanniques ont adopté dans la soirée le controversé projet de loi remettant en cause le traité du . Ce texte revient notamment sur certaines dispositions douanières pour la province britannique d'Irlande du Nord, prévues initialement pour éviter au 31 décembre (fin de la période de transition) le retour d'une frontière avec la République d'Irlande.

18h01 : Voici le point sur l'actualité à 18 heures :

Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, tient dans quelques minutes une conférence de presse à 18 heures. L'objectif de la baisse de contaminations fixé pour le déconfinement est pour l'heure loin d'être atteint. Suivez la conférence en direct avec nous.

Les négociateurs britanniques et européens vont tenter dans les prochaines heures de conclure un accord commercial post-Brexit avant la fin d'une phase de transition prévue le 31 décembre. Trois principaux sujets de divergences opposent toujours Londres et Bruxelles : la question de la pêche, les règles d'une concurrence équitable et le mécanisme de règlement des litiges.

• L'ancien président Nicolas Sarkozy, jugé à Paris pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire des "écoutes", a nié à la barre du tribunal avoir "jamais commis le moindre acte de corruption", au tout début de son interrogatoire.

• Le suspect de l'attentat à la basilique Notre-Dame à Nice du 29 octobre dernier, a été mis en examen et placé en détention provisoire.

17h17 : "[Boris Johnson] est dans une logique politique, nationaliste et populiste. Il est prisonnier, en quelque sorte, des Brexiters, ceux qui veulent une sortie pure et dure de l'Union européenne, et il tient à son électorat."


Alors que les discussions entre Londres et l'UE s'enlisent, comment analyser l'attitude inflexible de Boris Jonhson ? Interrogé par franceinfo, Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po et spécialiste des questions européennes juge que le Premier ministre britannique n'est pas prêt à tourner le dos à son électorat.

14h40 : "Nous sommes prêts à négocier tant qu'il reste du temps disponible, si nous pensons qu'un accord reste possible", a déclaré à la presse le porte-parole du Premier ministre Boris Johnson, ajoutant quant à la possibilité d'une reprise des négociations l'année prochaine : "Je peux l'exclure."

14h40 : Londres joue la fermeté. Le gouvernement britannique exclut de reprendre les négociations commerciales post-Brexit avec l'Union européenne l'année prochaine en cas d'échec des discussions actuelles.

14h07 : Voici le point sur l'actualité à 14 heures :

• Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, tiendra une conférence de presse à 18 heures. Il s'agira d’un point de situation sur les chiffres, a indiqué le ministère de la Santé à France Télévisions. L'objectif de la baisse de contaminations fixé pour le déconfinement est pour l'heure loin d'être atteint.

• Un accord a parallèlement été trouvé sur un gel des primes d'assurance en 2021 pour les secteurs les plus touchés par la crise, a annoncé à la mi-journée le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

• L'heure fatidique approche. Le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se parleront à 17 heures (heure de Paris) pour faire le point des négociations post-Brexit, toujours dans l'impasse.

• Les fouilles ont débuté dans le parc du château de Sautou, ex-propriété de Michel Fourniret, dans les Ardennes pour retrouver le corps d'Estelle Mouzin.

13h23 : Alors que les négociations semblent s'enliser, le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'entretiendront à 16 heures de l'état des discussions en vue de conclure un accord commercial post-Brexit, annonce Bruxelles.

12h07 : Il est midi et des briquettes, faisons un petit point sur l'actualité.

Déconfinera ? Déconfinera pas ? L'objectif des 5 000 cas par jour fixé par Emmanuel Macron pour entamer le déconfinement est très loin d'être atteint à une semaine de l'échéance. Jérôme Salomon prendra la parole ce soir pour faire le point sur la situation.

Bruno Le Maire annonce un accord avec les assureurs pour geler les primes d'assurance en 2021 pour les secteurs les plus touchés par la crise.

Les négociations n'avancent guère entre l'Union européenne et le Royaume-Uni dans les négociations de la dernière chance. Parmi les points d'achoppement, la pêche ou le mécanisme de règlement des litiges.

Les fouilles ont débuté dans le parc du château de Sautou, ex-propriété de Michel Fourniret, dans les Ardennes pour retrouver le corps d'Estelle Mouzin.

10h54 : Heureusement qu'il y a les Irlandais pour nous tenir au courant des avancées des négociations sur le Brexit. Ce matin, le Premier ministre voulait croire que c'était du 50-50 pour arriver à un accord. A 10h30, le ministre des Affaires étrangères Simon Coveney est nettement moins optimiste, sur la chaîne publique RTE : "les négociations semblent pour l'instant bloquées", les trois points d'achoppement demeurant "très problématiques".

10h04 : Effectivement, les pêcheurs du Nord et de l'Ouest seraient les plus pénalisés en cas d'absence d'accord. Et la Bretagne demeure un fief électoral de Jean-Yves Le Drian, bras droit du président de la République. Les régionales s'y annoncent houleuses en cas de "no deal" ou de deal trop favorable aux Britanniques.

09h52 : Bonjour Pierre, une des raisons pour lesquelles la France bloque un accord sur la pêche d’après la BBC, crédible ?

08h42 : @Michael Un accord a été trouvé l'an dernier, mais le Brexit poserait de graves problèmes à l'Irlande, notamment au niveau des importations de biens : France 2 prenait hier l'exemple des pommes de terre. Son économie demeure très dépendante de son voisin britannique.

08h39 : Bonjour. Comme point de discussion, je ne vois pas l'Irlande. Ce problème de frontière entre l'Irlande sud européenne est l'Irlande du nord britannique est il réglé ? Ou bien si on n'en parle pas, il disparaîtra tout seul :)

08h15 : "Nous ne signerons pas un accord qui n'est pas dans notre intérêt."

Dans l'autre camp, le ministre britannique James Cleverly réaffirme vouloir "défendre l'intégrité du Royaume-Uni".

08h15 : Selon Michel Barnier, le négociateur en chef de l'Union européenne, il n'y a toujours pas d'accord pour le Brexit. Ce qui ressort de son briefing aux représentants des 27, c'est qu'il y a toujours trois sujets qui bloquent : la pêche, les règles de concurrence et le mécanisme de règlement des litiges.

Les négociations de la dernière dernière dernière chance doivent se prolonger jusqu'à ce soir.

10h38 : Le négociateur européen Michel Barnier doit faire un point des discussions tôt ce matin aux ambassadeurs des 27, puis auprès du groupe des eurodéputés qui suivent le dossier. Boris Johnson, le premier ministre britannique, et Ursula von der Leyen, la présidente de la commission européenne, conclure les pourparlers lors d'un entretien téléphonique ce soir.

07h28 : Des nouvelles, donc, des négociations du Brexit (rappel : c'est un nouveau sommet décisif, après des mois et des mois d'impasse). Le moins qu'on puisse dire, c'est que les participants ne débordent pas d'enthousiasme : "Il serait prématuré" de parler d'avancées à ce stade, confie à l'AFP une source européenne. "Mon instinct me dit que c'est 50/50, je ne pense pas qu'on puisse être trop optimiste", a estimé le Premier ministre irlandais Micheal Martin sur la chaîne RTE.

07h25 : On commence par un point sur l'actualité de ce lundi matin.

On compte 11 000 nouvelles contaminations en France hier, un chiffre encore très loin de l'objectif de 5 000 cas par jour, critère essentiel pour entamer le déconfinement mi- décembre.

De nouvelles fouilles ont lieu ce matin au château du Sautou, dans les Ardennes, pour tenter de retrouver le corps d'Estelle Mouzin. Michel Fourniret, affaibli, ne sera pas présent.

Vous avez bien dormi ? Les négociateurs du Brexit ont fait nuit blanche pour tenter de trouver un accord après des mois d'impasse. Impasse qui se prolonge, semble-t-il : "il serait prématuré de parler d'avancées", confie un négociateur.

On n'arrête plus l'Olympique Lyonnais. Les joueurs de Rudi Garcia enchaînent une quatrième victoire consécutive à Metz (3-1) et remontent à la 3e place du classement.