Brexit : le gouvernement britannique donne son aval au projet d'accord avec l'UE

La Première ministre britannique a fait une courte déclaration à l'issue d'une réunion de son cabinet à propos de l'accord trouvé avec l'Union européenne sur le Brexit.

La Première ministre britannique, Theresa May, le 14 novembre 2018 à Londres.
La Première ministre britannique, Theresa May, le 14 novembre 2018 à Londres. (ALBERTO PEZZALI / NURPHOTO / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le gouvernement britannique a donné son aval au projet d'accord conclu entre les négociateurs européens et britanniques, a annoncé Theresa May, mercredi 14 novembre à l'issue d'une réunion marathon de son cabinet.

"Un pas décisif" pour Theresa May. "La décision collective du cabinet est que le gouvernement doit approuver le projet d'accord", a déclaré Theresa May lors d'une brève allocution devant le 10 Downing Street. "C'est un pas décisif qui va nous permettre d'avancer et de finaliser l'accord dans les jours qui viennent", a-t-elle ajouté. "Les choix que nous avions étaient difficiles, en particulier en ce qui concerne l'Irlande du Nord", a souligné la dirigeante, avant d'ajouter : "Je pense que le projet d'accord de sortie est le meilleur possible".

La Commission européenne publie le texte du projet d'accord. Peu après la déclaration de Theresa May, Bruxelles a publié l'intégralité du texte conclu avec les Britanniques (fichier pdf). Il s'agit d'un document de 585 pages, qui comporte 185 articles, trois protocoles et des annexes. Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, a présenté les principaux points de l'accord lors d'une conférence de presse.

Les partisans du Brexit "dur" menacent. Les conservateurs hostiles au projet de Brexit défendu par Theresa May pourraient réclamer l'organisation d'un vote de défiance dès jeudi à l'encontre de la dirigeante britannique, selon la chef du service politique de la BBC, Laura Kuenssberg, qui cite un haut responsable tory. Selon des médias britanniques, le gouvernement britannique est très divisé quant à cet accord : dix ministres s'y seraient opposés et une poignée d'entre eux pourraient présenter leur démission.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #BREXIT

23h59 : Irlande du Nord, droit de résidence, engagements financiers... Voici les principaux points du projet d'accord sur le Brexit dévoilé ce soir.



(EMMANUEL DUNAND / AFP)

23h54 : Et pour l'instant, la patronne du DUP n'est pas convaincue. "Nous avons eu une réunion franche ce soir avec la Première ministre, pendant presque une heure. Elle est avertie de notre point de vue et de nos préoccupations", a-t-elle twitté.

23h52 : Après avoir convaincu son gouvernement, Theresa May a rencontré ce soir plusieurs leaders politiques, comme le travailliste Jeremy Corbyn et surtout Arlene Foster, cheffe de file du DUP. Ce parti nord-irlandais, allié au sein de la coalition gouvernementale, aura un rôle crucial à jouer au Parlement.

23h30 : "Soutenir May ou la virer", titre pour sa part Metro.


23h31 : "C'est mon accord, ou pas de Brexit", titre le Daily Express.

23h30 : Les premières unes des quotidiens britanniques de demain commencent à circuler. Petite revue de presse :

22h51 : Que va-t-il se passer maintenant ? La BBC a tenté de résumer toutes les possibilités dans ce graphique (cliquer pour l'agrandir). Nous en sommes à l'étape où le Parlement doit voter.


(BBC)

21h46 : Vous avez raison @anonyme, c'était une erreur de ma part. Dans l'hypothèse où le Parlement britannique vote le projet d'accord, il devra être adopté par le Conseil européen – qui réunit les chefs d'Etat ou de gouvernement des pays membres – et le Parlement européen, comme l'indique l'article 50.

21h46 : Etes-vous certain que les Etats membres doivent approuver individuellement l'accord de sortie ? L'article 50 du traité sur le fonctionnement de l'UE n'en parle pas...

21h41 : @Citoyen Européen convaincu : Ce projet d'accord ouvre la voie à un "soft Brexit". Il prévoit en effet que le Royaume-Uni reste dans l'Union douanière, au moins dans un premier temps, pendant la période de transition et jusqu'à ce que les discussions sur la future relation commerciale entre l'Union européenne et le Royaume-Uni ne soient conclues.

21h40 : Bonsoir. Est-ce du coup un soft ou hard Brexit ? Le RU reste-t-il dans l'union douanière?

21h32 : "Les négociateurs ont pris leurs responsabilités, le gouvernement britannique a pris ses responsabilités. Maintenant, tout le monde doit prendre ses responsabilités."

Interrogé sur un éventuel rejet du texte par le Parlement britannique et l'ouverture de nouvelles négociations, Michel Barnier affiche sa fermeté.

21h31 : Voici un extrait de l'intervention de Michel Barnier, dans laquelle il explique le contenu de l'accord.

(FRANCEINFO)

21h30 : "C'est le meilleur accord possible dans les circonstances actuelles."

Michel Barnier répond maintenant aux questions de la presse. Il en profite pour défendre l'accord.

21h28 : Pendant ce temps-là, à Londres, les journalistes font les comptes. Selon un journaliste du Telegraph, 11 des 29 ministres présents se sont prononcés contre le projet d'accord approuvé par une majorité du gouvernement.

21h22 : "Le Royaume-Uni restera notre ami, notre partenaire, notre allié."

21h21 : "Nous sommes à un moment important de cette négociation extraordinaire. Il reste beaucoup, beaucoup de travail. Nous savons que le chemin est encore long pour un retrait ordonné et la construction d'un partenariat durable avec le Royaume-Uni."

21h18 : Selon ce protocole, l'Irlande du Nord sera bien dans l'espace douanier britannique mais continuera à respecter certaines règles européennes. Un montage qui permet d'éviter "une frontière dure" entre l'Irlande et l'Irlande du Nord.

21h13 : Michel Barnier détaille maintenant les trois protocoles pour Gibraltar, Chypre et les bases britanniques qui s'y trouvent, et... l'Irlande du Nord.

21h11 : L'accord prévoit la possibilité de prolonger une fois cette période de transition.

21h11 : "Nous nous sommes mis d'accord sur une période de transition. Le Royaume-Uni quittera l'UE le 29 mars 2019, mais pendant une période de 21 mois, jusqu'au 31 décembre 2020, nous nous sommes mis d'accord pour maintenir la situation actuelle du marché intérieur, de l'union douanière et des politiques européennes. Cela permettra aux citoyens, aux administrations et aux entreprises de se préparer".

21h08 : "Les citoyens européens établis au Royaume-Uni et les citoyens britanniques qui vivent en Europe vont pouvoir continuer à vivre leur vie dans le pays où ils sont".

21h07 : Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE, s'exprime. Vous pouvez le regarder sur franceinfo.

21h03 : Le texte du projet d'accord vient d'être mis en ligne par la Commission européenne. Il fait... 585 pages (et c'est en anglais).

20h58 : Theresa May a d'ailleurs évoqué ces obstacles dans son allocution. "Je sais que les prochains jours seront difficiles (...) mais le choix était entre cet accord, qui nous permet de reprendre le contrôle et de préparer un meilleur futur pour notre pays, ou un retour à la case départ", a-t-elle dit, selon la transcription de son discours publiée par The Guardian.

21h44 : Pas si vite @Curious. Le projet d'accord est loin d'être adopté. Theresa May a obtenu ce soir le feu vert de son gouvernement. Mais les choses sérieuses commencent demain : elle va devoir convaincre le Parlement, où elle dispose d'une fragile majorité, que ce compromis est le bon. Dans l'hypothèse où le Parlement adopte le texte, celui-ci devra ensuite être approuvé par le Parlement européen et le Conseil européen. Bref, il y a encore beaucoup d'obstacles à franchir pour la Première ministre britannique.

20h51 : Bonsoir FranceInfo, et merci pour cette journée de live ! Quelles sont les suites pour Theresa May après l'aval du gouvernement britannique de l'accord sur le Brexit ? Peut-on considérer ce texte comme définitif et applicable ?

20h45 : "C'est un pas décisif qui va nous permettre d'avancer et de finaliser l'accord."

20h44 : "La décision collective du cabinet est que le gouvernement doit approuver le projet d'accord."

20h43 : Pendant l'interview d'Emmanuel Macron, Theresa May s'est (enfin) exprimée. Voici ses déclarations :

20h26 : Le gouvernement britannique a donné son aval au projet d'accord de Brexit, annonce Theresa May.

19h48 : Et pendant ce temps-là, devant les bureaux de Theresa May, les journalistes commencent à trouver le temps long.

19h32 : Les choses semblent se compliquer pour Theresa May. Selon la BBC, les conservateurs hostiles au projet d'accord vont demander l'organisation demain d'un vote de défiance contre la Première ministre britannique.

19h08 : Parlera, parlera pas ? Finalement, le bureau de Theresa May assure à l'AFP que la Première ministre britannique prendra bien la parole ce soir devant la presse. Suspense.

18h50 : Theresa May devait prendre la parole depuis Downing Street pour expliquer la position de son gouvernement sur le projet d'accord conclu avec Bruxelles. Cette annulation laisse penser que ses ministres sont divisés sur la question.

18h48 : La Première ministre britannique Theresa May annule sa déclaration à la presse.

18h45 : Bonsoir @Jérôme 7835. Nous avons effectivement quelques informations sur le contenu de l'accord, en particulier sur l'Irlande du Nord. Comme nous l'expliquons dans cet article, il prévoit "un filet de sécurité" qui doit éviter toute frontière physique entre les deux Irlandes.

18h45 : Bonsoir. Avez-vous plus d'informations sur la teneur de l'accord sur le Brexit ? Quid de l'Irlande et de la libre circulation ? Merci

16h18 : Le gouvernement britannique est actuellement réuni pour se prononcer sur le projet d'accord conclu hier à Bruxelles et annoncé par Theresa May.

16h17 : Le projet d'accord prévoit un "filet de sécurité" destiné à éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande. Cette solution prend la forme d'un arrangement douanier incluant tout le Royaume-Uni, avec en plus un alignement réglementaire pour l'Irlande du Nord, a indiqué à l'AFP une source européenne. Nicola Sturgeon, cheffe des indépendantistes, aimerait que l'Ecosse, qui a voté majoritairement contre le Brexit, reste dans le marché unique et l'union douanière.

16h26 : L'accord trouvé entre le Royaume-Uni et l'Union européenne sur les conditions du Brexit "serait dévastateur pour les investissements et l'emploi en Écosse", estime la première ministre écossaise Nicola Sturgeon, dans une vidéo mise en ligne sur Twitter. Et ce car il mettrait en place des conditions économiques qu'elle juge plus favorables pour l'Irlande du Nord.