Conditions de pêche post-Brexit : la ministre française de la Mer menace l'île de Jersey de rétorsion

La pêche est un point d'échauffement entre l'Union européenne et Londres depuis le Brexit.

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La ministre de la Mer Annick Girardin, lors d'une session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 4 mai 2021. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

La France est prête à recourir à des "mesures de rétorsion" à l'égard de l'île anglo-normande de Jersey, dépendance du Royaume-Uni, si les autorités britanniques continuent à restreindre l'accès des pêcheurs français à ces eaux. "Ces mesures de rétorsion, nous sommes prêts à les utiliser", a affirmé mardi 4 mai la ministre de la Mer, Annick Girardin, lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

La pêche est un point d'échauffement entre l'Union européenne et Londres depuis le Brexit. Selon son ministère, le Royaume-Uni a publié vendredi une liste de 41 navires français autorisés à pêcher dans les eaux de Jersey. Mais cette liste s'accompagne de nouvelles exigences "qui n'ont pas été concertées, discutées ni notifiées avant" dans le cadre de l'accord de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Réduction des quotas

"Je regrette si on devait en arriver" là mais "on y sera s'il faut le faire", a expliqué Annick Girardin, faisant allusion à des répercussions éventuelles sur le "transport d'électricité par câble sous-marin" qui alimente l'île depuis la France.

Le député de la Manche Bertrand Sorre, qui l'interrogeait, a cité l'exemple d'un pêcheur de Granville, habitué à pêcher coquilles Saint-Jacques et bulots "en moyenne 40 jours par an" dans les eaux de Jersey. Il a découvert qu'il pourrait désormais s'y rendre "seulement onze jours" en 2021 "et uniquement pour la coquille, disparu le bulot" a-t-il expliqué.

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